Mon avocat, ce superhéros!

La télésérie Daredevil n'a rien à voir avec... (Photo: fournie par Marvel)

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La télésérie Daredevil n'a rien à voir avec le mauvais film de 2003. C'est un produit pour adultes, très violent et très réaliste, avec des séquences d'action tournées à la manière des films de Jason Bourne.

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Les superhéros colorés (allô Spider-Man!) défoncent le box-office à coups de marteau (salut Thor!) depuis plusieurs étés déjà. Sur grand écran, le spandex moulant et les masques à la Capitain America demeurent des accessoires mode férocement tendance dans ces superproductions hollywoodiennes aux pouvoirs magiques sur les cinéphiles (bonjour les billets à 17,99$ en UltraAVX 3D).

À la télévision, les succès des adaptations de bandes dessinées célèbres ont été beaucoup moins éclatants. Encore une fois, Netflix a changé la donne en catapultant en ligne, le mois dernier, les 13 épisodes de la télésérie Daredevil, disponibles en anglais et en français.

Pas une autre émission sans scénario, remplie d'effets spéciaux pour épater des ados attardés, soupirez-vous. Pas du tout. Daredevil, qui n'a rien à voir avec l'horrible film de 2003 mettant en vedette Ben Affleck, c'est une télésérie pour adultes. Pensez plutôt à l'esprit noir de Batman: Le commencement de Christopher Nolan, ainsi qu'aux séquences d'action tournées à la manière des films de Jason Bourne.

Le premier épisode ne casse rien. Le deuxième non plus. La série prend véritablement son envol autour de la cinquième heure. Il faudra donc prendre votre mal en patience. Mais ça vaut le coût, croyez-moi.

Daredevil raconte la double vie new-yorkaise de l'avocat aveugle Matt Murdock, joué par Charlie Cox. Le jour, Matt défend la veuve et l'orphelin avec son associé, parfois très énervant, Foggy Nelson. La nuit tombée, Matt enfile son masque noir de Daredevil - le costume rouge sortira plus tard - et sauve, entre autres, des immigrantes d'un réseau de trafic d'humains.

Comment un justicier atteint de cécité arrive-t-il à neutraliser ses ennemis? Grâce à ses autres sens - dont l'ouïe - qui sont ultra développés et finement aiguisés. Daredevil ne vole pas, ne tisse pas de toile d'araignée, ne se transforme pas en tas de muscles en se fâchant, mais sacrerait toute une volée à Jackie Chan grâce à sa maîtrise des arts martiaux.

Loin d'être invincible, notre Daredevil termine souvent ses combats très amoché, le visage tuméfié. Et contrairement à certains de ses collègues à cape, Daredevil ne lutte pas contre des monstres gluants ou des robots venus d'une autre galaxie. Il protège plutôt son quartier, Hell's Kitchen, contre la racaille qui y grouille, dont des promoteurs immobiliers véreux.

Même si cette télésérie des studios Marvel est contemporaine, elle nous présente le Hell's Kitchen des années 70, un endroit chaud et peuplé de criminels. C'était, bien sûr, avant que les bourgeois bohèmes y débarquent avec leurs flat white à 6$ et leurs mixtures à base de chou frisé.

L'atmosphère glauque de Daredevil vous surprendra certainement au début. C'est un produit violent, très réaliste, qui inclut des scènes de torture et d'empalement. On est loin des kapow! et zonk! des vieux Batman avec Adam West.

Que dire du vilain personnage de Wilson Fisk, incarné par Vincent D'Onofrio? Il est absolument terrifiant et, très souvent, plus intéressant à suivre que Daredevil lui-même.

Où est Patrice Brisebois?

L'abonné de TVA Sports qui se branche sur les parties du Canadien de Montréal contre le Lightning de Tampa Bay a constaté que le «joueurnaliste» Patrice Brisebois y a perdu beaucoup de temps de glace. C'est maintenant l'ex-gardien José Théodore, plus à l'aise devant les caméras, qui accapare le plus de temps d'antenne.

Patrice «le Breezer» Brisebois a-t-il été renvoyé au vestiaire? Non, non, non, insiste TVA Sports. «Patrice Brisebois travaille comme analyste des matchs des séries éliminatoires de la LNH. Il est un membre important de notre équipe», assure TVA Sports.

Mercredi dernier, l'ancien défenseur du CH a été assigné à la ronde opposant les Capitals de Washington et les Rangers de New York. Dans mon livre à moi, ça ressemble drôlement à une rétrogradation.

Il faut dire que le travail d'analyste de Patrice Brisebois à TVA Sports a été déchiqueté sur les réseaux sociaux. Ce concert de huées n'a pas dû plaire à la direction, c'est évident.

Parlant de TVA Sports, la chaîne de Québecor Média a annoncé mardi avoir acquis les droits de diffusion de la Coupe Rogers de 2016 à 2020. Voilà un smash qui a dû faire très mal au rival RDS, qui récoltait beaucoup d'écoute avec ces parties de tennis disputées à Montréal et Toronto. Encore plus quand des joueurs québécois comme Eugenie Bouchard y brillaient.

C'est dommage pour les commentateurs de RDS Yvan Ponton et Hélène Pelletier, qui ont toujours été très solides au fil des ans. TVA Sports pourrait-elle les repêcher? On jase, bien sûr.

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