On veut le Mad Men d'antan!

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Dans la saison finale de Mad Men, le ténébreux Don Draper (Jon Hamm) est obsédé par une mystérieuse serveuse de snack-bar.

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Qu'est-ce qui cloche avec les nouveaux épisodes de la formidable télésérie d'époque Mad Men, en ondes depuis deux semaines sur la chaîne câblée AMC? Ils ont, hélas! été plus que décevants.

Pour un produit télé aussi sophistiqué qui s'apprête à prendre sa retraite définitive après sept belles saisons, les fans finis (allô!) s'attendent à des intrigues mieux tricotées et, surtout, de meilleure qualité, ce qui n'a pas été le cas.

Si vous suivez le ténébreux Don Draper (Jon Hamm) en français sur Télé-Québec ou si vous avez quelques épisodes d'accumulés dans l'enregistreur numérique, vous devriez profiter de ce court moment pour sortir le chien ou pour trier le recyclage, merci.

Il ne reste officiellement que cinq épisodes de Mad Men avant son grand départ. Cinq petites heures à l'agence de pub Sterling Cooper pour boucler le destin de nos personnages préférés comme Joan Holloway, Peggy Olson ou Roger Sterling (qui porte maintenant la moustache avec panache). Alors pourquoi avons-nous passé presque deux épisodes complets à découvrir une mystérieuse serveuse de snack-bar, Diana (Elizabeth Reaser de Twilight), qui a accaparé beaucoup trop de temps d'antenne eu égard à son importance réelle?

L'arrivée inopinée de Diana, la nouvelle obsession féminine de Don, a irrité bien des téléspectateurs, qui ont inondé les réseaux sociaux de commentaires assassins à son égard. On veut voir Joan! On veut voir Peggy! Débarrassez-nous de Diana!

Difficile de ne pas être d'accord. Notre temps est compté avec Pete, Ken, Betty et compagnie, et on ne veut pas le gaspiller dans des futilités.

Mais bon. Cette Diana pourrait être le miroir de Don Draper. Elle aussi vient du Midwest américain. Elle aussi a fui un passé difficile pour se réinventer à New York. Et elle aussi se dévoile au compte-gouttes. Cette Diana évoque également la mère biologique de Don, qui était prostituée. Voyons voir où Diana nous transportera, en espérant que son histoire bizarre (a-t-elle tué un de ses enfants?) n'éclipsera pas celle des autres publicitaires du bureau.

Dimanche soir, Mad Men a - encore - commis un péché impardonnable: les dialogues en français y ont été atroces. Venant d'une production aussi à cheval sur les détails, c'est inexcusable.

Sans dévoiler les grandes lignes du synopsis, sachez que la famille montréalaise de Megan Calvet (Jessica Paré), l'ex-femme de Don, débarque en trombe à Manhattan. Il y a la soeur de Megan, Marie-France (Kim Bubbs), et leur mère Marie (Julia Ormond).

Quand les trois femmes bavardent en français entre elles, on jurerait qu'elles proviennent de trois parties du monde complètement différentes tellement leurs accents se cognent. C'est gênant. Julia Ormond, une actrice d'origine britannique, est la pire. Impossible qu'on la prenne pour une vraie Canadienne française tant elle charcute notre langue.

Jessica Paré parle français avec un léger accent, tandis que Kim Bubbs, une actrice ontarienne dont la mère est québécoise, saute parfaitement d'une langue à l'autre. Bref, aucune des trois ne s'exprime dans le même registre. C'est étonnant que personne de la production de Mad Men n'ait scruté cet aspect pourtant très important pour la crédibilité du récit.

Pour ceux qui se posent la question: oui, Kim Bubbs a déjà joué dans le téléroman franco-ontarien Francoeur, que la SRC a présenté entre 2003 et 2006. Elle incarnait Gabrielle Létourneau, l'amie d'enfance du personnage principal, Luc Francoeur (Marc Bélanger).

Télé-Québec amorcera la diffusion des nouveaux épisodes de la septième saison de Mad Men à partir du 22 juillet à 20h. Tenez-vous loin des médias sociaux pour éviter les divulgâcheurs d'ici là.

Finale dramatique pour Salvail

Vous trouvez que nos séries et téléromans ont été trop intenses cette saison? Attendez de voir de quelle façon dramatique se terminera la deuxième saison d'En mode Salvail, jeudi soir (22h) sur les ondes de V.

Dans une vignette qui a été préenregistrée, Éric Salvail et sa mère Colette rendent hommage à la télésérie policière 19-2 de Radio-Canada, effets spéciaux compris. Le clip, tourné à la manière de Podz, est très convaincant. Et la maman de l'animateur joue bien la comédie. C'est à voir.

Éric Salvail conclut ainsi une année de télé fort chargée. En plus de son talk-show quotidien, il a piloté Les recettes pompettes et l'émission de jeux Ce soir tout est permis, dont les derniers épisodes originaux recommencent lundi à 20h, toujours à V. Les trois émissions d'Éric Salvail ont été renouvelées pour l'an prochain. Shooter!

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