Bonjour tristesse

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Souffrez-vous d'allergies soudaines? Ou d'une conjonctivite fulgurante? Parce qu'il faudra bien expliquer à vos collègues de bureau, mardi matin, pourquoi vos yeux seront à ce point bouffis, rougis et tout petits.

La vraie raison, c'est que vous aurez regardé le dernier épisode de Nouvelle adresse à Radio-Canada et que vous aurez pleuré abondamment. Dans mon cas, les larmes ont monté pratiquement à la première minute et ont roulé jusqu'au générique final. Cette heure de télévision est probablement la plus bouleversante que j'ai vue ces dix dernières années au petit écran québécois. Impossible de ne pas être chaviré par ce récit brodé avec délicatesse et finesse.

Même si vous vous doutez fortement de ce qui pend au bout du nez de la journaliste Nathalie Lapointe (touchante Macha Grenon), cette chronique ne dévoilera aucun détail susceptible de gâcher votre écoute. Soyez cependant averti: ce que vous allez voir lundi soir est très dur sur le plan émotif. Heureusement que les scènes les plus déchirantes - et il y en a une succession, croyez-moi - baignent dans l'espoir et la sérénité. Sinon, nos petits coeurs sensibles éclateraient en mille morceaux.

Est-ce un tantinet mélodramatique comme finale? Bien sûr. Est-ce justifié? Complètement. Entourée des siens, Nathalie Lapointe souffle 44 bougies sur son gâteau d'anniversaire. L'état de santé de la chroniqueuse vedette du Quotidien express, maintenant clouée à un fauteuil roulant, ne s'améliore pas.

Danielle (Macha Limonchik) et Janine (Muriel Dutil) dénichent enfin la maison de soins palliatifs où Nathalie désire rendre son dernier souffle. Reste à l'annoncer aux trois enfants. Bonjour tristesse.

C'est très rare que la télé québécoise aborde de front un sujet aussi délicat que la mort. Pas de dérobade dans Nouvelle adresse. Depuis plusieurs épisodes déjà, la courageuse Nathalie, qui perd des forces et des couleurs de semaine en semaine, prépare ses proches à son départ. Elle met ses papiers en ordre, rédige son testament, évalue qui serait le meilleur tuteur pour Léa, Romy et Émile et laisse des instructions claires pour la suite des choses.

Aucune accalmie en vue pour les autres membres du clan Lapointe. Magalie (Monia Chokri) s'apprête à accoucher après une grossesse difficile. Laurent (Jean-François Pichette) en apprend davantage sur le passé trouble de sa Béatrice (Rachel Graton). Seul Olivier (Patrick Hivon), qui a tout de même vu l'héritage de son conjoint Tom lui filer entre les doigts, semble épargné par le malheur.

L'auteur Richard Blaimert ouvre plusieurs portes pour la troisième saison de Nouvelle adresse, qu'il peaufine actuellement. Pour ceux qui se posent la question, sachez que le premier chapitre de Nouvelle adresse a été diffusé à l'automne et le deuxième, cet hiver.

Normalement, Radio-Canada n'aurait pas dû présenter la deuxième saison de Nouvelle adresse aussi rapidement. Mais comme le débranchement inattendu de Trauma a creusé un trou inattendu dans sa grille de programmation, le diffuseur public a choisi de nous offrir un programme double.

En plus de Nouvelle adresse, préparez-vous à une costaude semaine de finales, alors que presque toutes les séries québécoises tireront leur révérence avant Pâques, dont O', Unité 9, Au secours de Béatrice et 19-2.

Mémoires vives prendra aussi une longue pause avant son retour à l'automne. J'ai visionné l'épisode de mardi et ça brasse encore chez Claire (Marie-Thérèse Fortin) et Christian (Frédérick de Grandpré), que la police arrête pour l'homicide involontaire de son ancienne femme.

L'ado Clovis (Antoine Olivier Pilon) pète les plombs, il va sans dire. On croirait quasiment apercevoir le violent Steve du film Mommy de Xavier Dolan. La scénariste Chantal Cadieux distille également quelques indices croustillants à propos du lien qui unit le criminel Franck Manseau (Stéphane Jacques) et le très bizarre Bobby (Yan Rompré). Et ça se conclut sur un élément-choc, qui mobilisera l'enquêteur Dupuis (Stéphane Gagnon) pour plusieurs autres épisodes.

À Lietteville, on nous promet mardi un revirement spectaculaire, un truc percutant qui nous vissera au sofa. Comme je n'ai pas vu l'épisode en question, je me permets de lancer des hypothèses.

Se pourrait-il que Marie Lamontagne (Guylaine Tremblay) commette un autre crime, ce qui aurait comme conséquence de prolonger sa peine d'emprisonnement?

On le sait, Marie a un pied dans la porte de sortie de l'établissement carcéral. Et Unité 9 sans la dévouée Marie, ça ne serait plus pareil. Déjà qu'Élise (Micheline Lanctôt) semble sur le point de quitter (pour de bon) la prison. La rédaction du testament d'Élise a d'ailleurs donné un sapristi de beau moment de télévision au dernier épisode. Danielle Proulx et Micheline Lanctôt sont deux actrices extraordinaires.

Mais revenons à Marie et ses démons intérieurs, qu'elle n'a toujours pas affrontés. Marie se doute que sa fille Léa (Frédérique Dufort) est amoureuse de son mari trop parfait (Patrice L'Ecuyer). Marie a aussi tendance à perdre la carte quand son passé la rattrape. Rappelez-vous l'agression qu'elle a commise sur une codétenue. Est-ce à un événement similaire qu'Unité 9 nous convie mardi? Nostradumas croit que oui.

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