Kevinmanie à La voix

En direct dimanche soir à TVA, Kevin Bazinet... (Photo fournie par TVA)

Agrandir

En direct dimanche soir à TVA, Kevin Bazinet a décroché un impressionnant 80% du vote populaire.

Photo fournie par TVA

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La trajectoire télévisuelle du tatoué Kevin Bazinet, 23 ans, ressemble drôlement à celle du gagnant de La voix de l'an dernier, Yoan Garneau, le cowboy solitaire de 19 ans.

En direct dimanche soir à TVA, Kevin Bazinet a décroché un impressionnant 80% du vote populaire, un exploit que seul Yoan Garneau avait réalisé jusqu'à présent en quarts de finale, où trois concurrents s'arrachent la faveur des téléspectateurs. Après la Yoanmanie, voici donc la Kevinmanie.

Cet appui massif, très tôt dans la compétition, pourrait facilement faire triompher le jeune frère de Bobby Bazini, né Bobby Bazinet.

Tout comme Yoan, Kevin a grandi en région. Kevin Bazinet a vécu à Mont-Laurier, dans les Hautes-Laurentides, et Yoan Garneau a passé son enfance à Ferme-Neuve, dans le même coin de pays. Ce détail géographique est loin d'être anodin.

En excluant la Brossardoise Stéphanie Lapointe en 2004, tous les champions de Star Académie ou de La voix, sans exception, étaient issus de la région (Beauce, Lac-Saint-Jean, Laurentides, Mauricie) ou du Nouveau-Brunswick. Aucun candidat de Montréal ou de Québec n'a encore remporté ces téléréalités chantées. Comme si les Montréalais ne ressentaient aucune fierté à propulser un de leurs compatriotes sur la plus haute marche du podium. En région, c'est tout le contraire qui se produit.

Lors du premier tour des prestations en direct, Kevin Bazinet a claqué un coup de circuit en revisitant Jealous Guy de John Lennon. Il a été le plus solide de toute la soirée. La foule lui a offert une longue ovation et son coach Marc Dupré a souri abondamment. Ses adversaires Annabelle Doucet et Élisabeth Léger n'ont pas fait le poids et ont été emportées par la tornade Bazinet.

Ce n'est pas la première fois que Kevin Bazinet goûte au succès. À 17 ans, il a été repéré par EMI France, mais de gros troubles anxieux ont saboté son rêve de gloire. Cette fois risque d'être la bonne pour lui.

Dans l'équipe d'Isabelle Boulay, heureusement que Lili-Ann De Francesco, 15 ans, avait été craquante dans les émissions précédentes, car elle aurait été recalée dimanche avec son gueulard J'entends frapper. Ce fut sa pire performance du concours.

Pierre Lapointe a été audacieux (et très juste, il faut le dire) en accordant ses 50 points à la candidate que les téléspectateurs ont le moins appréciée, soit Dominique Fils-Aimé, 30 ans. Elle déborde de talent, cette Dominique. Saura-t-elle maintenant charmer le public?

C'est dommage pour la bombe Liana Bureau que son choix de chanson (Tous les mêmes de Stromae) l'ait coulée à ce point. Ça ne collait pas du tout. Même chose pour Gaya Michel Élie, qui a tenté de casser son image de reine du funk. Cela n'a pas fonctionné. Gaya épate davantage dans un registre plus dynamique.

Du côté de la formation d'Éric Lapointe, beaucoup de «criage» chez les quarts-de-finalistes. Sans surprise, Rosa Laricchiuta et sa voix cassée ont mis au tapis Johanne Lefebvre et Pierre-Luc Belval.

Cuisson à l'aveugle

Après Un chef à la cabane à Télé-Québec, nous aurons droit à Un chef à l'oreille cet automne à Radio-Canada, avec Ricardo Larrivée comme capitaine. Le concept? Il s'agit d'une nouvelle téléréalité culinaire où deux novices s'affronteront dans l'élaboration d'un menu trois services.

L'astuce? La production jumellera ces deux débutants à deux chefs connus, qui ne popoteront pas avec eux dans la cuisine-studio. Les deux chefs observeront plutôt leurs apprentis à distance - carrément dans une autre pièce - et prodigueront leurs conseils grâce à un micro et une oreillette. D'où le titre de l'émission.

Un chef à l'oreille, imaginé par Ricardo Larrivée, comptera 14 émissions d'une heure. Un peu comme aux Chefs!, il y aura des éliminations toutes les semaines jusqu'au couronnement du prochain cordon-bleu.

Ricardo Larrivée a pratiquement vendu son concept de Chef in Your Ear au Canada anglais. Comme tous les contrats n'ont pas été ficelés, il n'a pas précisé quelle station présenterait l'émission. Chose certaine, il ne s'agira pas de la CBC. Et Ricardo n'animera pas en anglais. Il souhaite exporter son concept partout dans le monde.

Les participants à Un chef à l'oreille ne seront pas des professionnels comme aux Chefs!. Il s'agira d'amateurs, comme vous et moi, qui aiment la bonne bouffe sans nécessairement maîtriser toutes les techniques de base.

«Moi, je serai comme un commentateur au hockey. Je vais décrire ce qui se passe et ajouter de l'information, toujours dans un aspect positif et éducatif», glisse Ricardo Larrivée, qui ne se métamorphosera donc pas en Gordon Ramsay.

Ricardo ajoute: «Nous n'allons pas faire de la cuisine de restaurant, ce sera de la cuisine que tout le monde aura le goût de faire à la maison.»

En plus d'Un chef à l'oreille, Ricardo Larrivée conserve l'animation de son émission quotidienne à la SRC, qui entamera sa 14e saison en septembre.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer