Dexter Berrof

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Réal Bossé (Nick Berrof) et Claude Legault (Ben Chartier) dans 19-2.

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Grosse semaine d'activité pour les respirateurs artificiels, qui ont ronronné sans relâche dans 19-2 ou qui ont été débranchés dans le clan des O'Hara C'était l'accessoire vedette au petit écran, la semaine dernière. Ça, et les grosses pilules de la policière rousse Audrey (Catherine Bérubé) et celles, plus petites, de la matriarche Jacqueline O'Hara (Marie Tifo).

Évidemment, si vous prévoyez rattraper vos beaux programmes ce week-end, je vous recommande fortement de fermer ce journal et de vaquer à des occupations plus urgentes. Du genre: faire breveter votre recette familiale de pain tranché. On ne sait jamais quand des accusations de plagiat peuvent tomber.

Alors, après Kathleen O'Hara (Maxim Roy) dans O', au tour de Ben Chartier (Claude Legault), poignardé à l'exacto dans l'épisode de mercredi, de survivre grâce à des machines d'hôpital sophistiquées qui émettent des sons rarement rassurants.

Ce n'est pas la santé physique de Ben Chartier qui m'inquiète, dans 19-2, mais plutôt la santé mentale de son collègue, Nick Berrof (Réal Bossé). Je ne suis pas certain d'apprécier - et de comprendre - la tangente psychopathe à la Dexter Morgan empruntée par ce flic qui a pourtant le mot police tatoué sur le coeur.

Mercredi, on l'a vu transporter un cadavre, sans émotion, comme s'il s'agissait d'une vulgaire poche de moulée. Au deuxième épisode, Berrof (ou est-ce Magnotta?) a décapité un pédophile et déposé la tête coupée dans une glacière, comme s'il venait de trancher une bûche de Noël.

Tout ça détonne, je trouve. Car 19-2 a toujours été une série hyperréaliste, collée de très près à la réalité du travail des policiers. À travers les interventions de Chartier et Berrof, les téléspectateurs ont mieux compris le quotidien des patrouilleurs, à la fois banal et dangereux.

Bien sûr, Berrof accumule les frustrations depuis des années et c'est normal que son presto personnel saute. Mais de là à commettre autant de crimes en si peu de temps, il y a des limites de crédibilité qui ont été dépassées. Cette folie de Berrof est en train de dénaturer 19-2. Ça me fâche et ça me déçoit, on dirait, parce que j'adore cette télésérie policière, une des meilleures qui aient été fabriquées au Québec.

Une autre production qui a négocié un virage audacieux cet hiver: Les beaux malaises à TVA. L'auteur et acteur Martin Matte n'a pas bêtement répété sa recette gagnante de l'an dernier. Dans sa deuxième saison, il pousse encore plus loin l'exploration de sujets de société délicats, sans avoir peur de froisser la frange conservatrice des téléspectateurs de TVA.

L'épisode de la pauvreté en a été une habile démonstration. Le voyage de camping de Martin, Patrick (Patrice Robitaille) et Jean-François (Martin Perizzolo) a aussi permis d'aborder l'amitié masculine et l'homosexualité en posant les vraies questions, parfois très crues.

La palette de Martin Matte se diversifie de semaine en semaine et il ne joue plus la carte du gag à tout prix, ce qui lui a sans doute fait perdre des admirateurs préférant les blagues à la chaîne.

Personnellement, j'ai moins apprécié l'épisode sur l'anglais, dont le message «S.O.S. français» était trop appuyé à mon goût. PKP, lui, a dû jubiler.

Le dernier épisode a ramené la drôlerie, notamment grâce au personnage de la groupie finie, limite harcelante. Martin Matte atteint toujours le centre de la cible quand il aborde la célébrité et le showbiz. On en connaît tous, des «journalistes» comme celle de Vedette Pop.

Cet épisode renfermait plusieurs remarques à propos des compléments web aux émissions de télé traditionnelle. Qui regarde vraiment ces extras, que les producteurs sont forcés de faire afin d'obtenir tous leurs budgets? Je partage l'avis de Martin Matte: c'est souvent inutile et peu intéressant.

Et que dire de la danse signature de Julie Le Breton sur la pièce Alive Again de DJ Champion? C'est rapidement devenu un classique, comme celle d'Elaine dans Seinfeld. Bouge de là!

Je lévite : avec Charlotte de David Foenkinos

Est-ce un roman de gare? Peut-être. À la limite, on s'en fout. Ce livre captivant de l'écrivain français, qui emprunte parfois au reportage journalistique, ouvre une fenêtre sur la vie tragique - et bien réelle - de la jeune peintre Charlotte Solomon, artiste juive allemande qui a vécu les horreurs du régime nazi. C'est écrit avec une simplicité et une naïveté qui pourraient en énerver certains. Moi, j'ai accroché.

Je l'évite : les pubs d'auto à la radio commerciale

On ne peut pas dire que les concepteurs de réclames de voitures se surpassent en originalité pour ce médium. Albi le géant, Jonathan Valente des concessionnaires Mitsubishi, Hamel Hyundai, Chartrand Ford ou Autos PB, on s'entend que ce n'est pas les gros chars. C'est plutôt la panne sèche. Un petit survoltage, peut-être?

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