La voix sur la bonne voie

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Dominique Fils-Aimé est tout de suite devenue la participante Cendrillon de La voix en perdant sa chaussure en pleine prestation. Sa relecture jazzée de la chanson rock Seven Nation Army des White Stripes a provoqué le pivot des quatre fauteuils rouges.

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Qu'est-ce qu'on retiendra de cette deuxième ronde d'auditions à l'aveugle de La voix, relayée hier soir par TVA? Beaucoup d'inventivité dans la relecture de certains classiques, Marc Dupré et Pierre Lapointe ont élevé le niveau de rivalité de plusieurs crans et la couronne de fleurs estivale de style Osheaga se porte tout aussi bien l'hiver.

Autre point intéressant à soulever: si nos téléromans reflètent moins la diversité du Québec actuel, La voix compense amplement depuis son retour en ondes la semaine dernière. Personne ne reprochera à cette téléréalité canon de n'être que blanche et francophone.

Mes deux coups de coeur? La première candidate de la soirée, Dominique Fils-Aimé, 30 ans, de Montréal, ainsi que la dernière, Gaya Michel Élie, 26 ans, de Laval. Dominique Fils-Aimé est tout de suite devenue la participante Cendrillon de La voix en perdant sa chaussure en pleine prestation. Sa relecture jazzée de la chanson rock Seven Nation Army des White Stripes a provoqué le pivot des quatre fauteuils rouges. Elle a opté, avec justesse, pour Pierre Lapointe.

Gaya Michel Élie, ancienne membre du Boogie Wonder Band, a explosé d'énergie dans nos téléviseurs. Et son I Will Survive endiablé a même fait gigoter Éric Lapointe, événement rarissime. Cette jeune femme sait comment habiter une scène. Quelle présence!

Parmi les numéros originaux, je pense à celui de Shake It Off de Taylor Swift, mais repris en version folk par Jacob Watson, 23 ans, d'Ottawa. Jacob a bien fait de se joindre au camp du coach le plus pop de La voix, soit Marc Dupré. Ils risquent de bien se compléter.

Bien aimé également Annabelle Doucet, 24 ans, de Nigadoo au Nouveau-Brunswick, qui a injecté une jolie touche de country dans le classique de Tina Turner What's Love Got To Do With It. Le match est parfait avec Isabelle Boulay, elle aussi grande fan de country.

C'est frappant à quel point les candidats de cette troisième saison multiplient les efforts pour se démarquer de façon singulière. Philippe Clément, 22 ans, de Gatineau, a pris un gros risque en interprétant une chanson presque inconnue (A Bad Place to Reside) d'un artiste norvégien encore moins connu, Jarle Bernhoft. Pari remporté: Philippe Clément poursuivra son aventure avec Pierre Lapointe.

Ça m'étonne encore qu'Éric Lapointe n'ait pas enfoncé son bouton rouge pour Cédrick Gosselin, 25 ans, le concurrent le plus rock'n'roll jusqu'à présent. Ces deux-là auraient fait une paire du tonnerre. En plus, Cédrick et Éric arborent le même tatouage de cobra. Le jumelage de Cédrick avec Isabelle reste très étonnant tellement ces deux interprètes-là sont différents.

Par contre, Éric Lapointe pourra compter sur la voix rauque de Rosa Laricchiuta, 40 ans, de Shédiac, dont le timbre rocailleux rappelle celui de Melissa Etheridge. Bonne acquisition.

Parmi les 14 performances d'hier soir, il y en a eu quelques-unes plus couci-couça. Émie Champagne, 20 ans, de Victoriaville, ne m'a pas jeté par terre avec son Ne me parlez plus d'elle de Garou. Même chose pour Amélie P. Bédard, 23 ans, d'Orford, très discrète sur Ma version du bonheur d'Ariane Brunet. Sa couronne de fleurs lui aura finalement porté chance.

Anthony Cyr, 17 ans, de Rosemère, qui a repris Sunday Morning de Maroon 5, chantait exactement comme Adam Levine, le leader de cette formation américaine. Anthony sera-t-il le prochain Jérôme Couture, un autre membre de l'équipe de Marc Dupré? Ils ont sensiblement le même casting.

Le moment le plus crève-coeur de l'émission? Celui qu'a connu Vicky Paradis d'Aylmer, victime de sa nervosité pendant Out Here On My Own d'Irene Cara, pièce extraite du film musical Fame. Vicky jouait son va-tout à La voix. Et elle a perdu. Ce n'est pas une nouvelle facile à encaisser.

La voix incarne un type d'émission de plus en plus rare dans le paysage audiovisuel québécois: la production de type «feu de camp», qui se regarde obligatoirement en direct - comme un match de hockey - et qui réunit les familles ou des groupes d'amis pour commenter les prestations.

Avec les auditoires qui s'éparpillent sur le web ou sur les chaînes spécialisées ainsi que la montée de l'écoute en différé, La voix nous démontre, tous les dimanches soirs, que les téléspectateurs raffolent encore de ces grands rassemblements télévisuels. Suffit de trouver la bonne voie (ou la bonne voix, vous choisissez).

Pour joindre notre chroniqueur: hdumas@lapresse.ca

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