Nick et Ben, SOS détresse

Claude Legault et Réal Bossé incarnent toujours les... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

Agrandir

Claude Legault et Réal Bossé incarnent toujours les policiers Ben Chartier et Nick Berrof dans la dernière saison de la série policère 19-2.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les deux premiers épisodes de l'ultime saison de 19-2, que Radio-Canada catapultera en ondes à partir du mercredi 28 janvier à 21h, ne décevront pas les amateurs de cette prenante télésérie policière. En tout cas, pas moi. C'est toujours aussi intense, noir, violent et poignant, avec quelques touches d'humour qui ensoleillent cet univers gris béton.

En termes d'émission de qualité, difficile d'accoter 19-2 au Québec. Le réalisateur Podz manie habilement la caméra, les répliques sonnent «vrai», et les comédiens se surpassent, notamment dans les délicates scènes sans texte, où tout se joue dans un simple regard ou une larme.

Pour son dernier tour de voiture de patrouille, 19-2 poursuit à fond son exploration des quartiers montréalais difficiles où vivent des gens poqués, des prostituées, des transsexuels et des pédophiles. Le premier épisode s'articule autour de l'enlèvement d'un enfant de 5 ans dans Hochelaga-Maisonneuve, dont la mère seule est incarnée par l'excellente Marilyn Castonguay. Encore ici, quelques scènes très dures à regarder.

Pour Nick Berrof (Réal Bossé) et Ben Chartier (Claude Legault), cette chasse au pédophile ravivera les souvenirs du suicide au camp de chasse du sergent Julien Houle (Sylvain Marcel), qui aimait lui aussi «ses petits anges». 

Rappelez-vous le dernier épisode de la deuxième saison, présenté au printemps 2013. Si, comme moi, vous avez oublié plusieurs éléments de l'enquête des gars du poste 19 sur le réseau de pédophiles, il faut impérativement revoir la finale de 2013, que la SRC rediffuse ce soir à 21h.

Sans cette mise à jour, on se perd un peu dans la première heure de 19-2. On ne comprend plus trop le lien qui unissait le sergent Houle à Francoeur (Danny Gilmore), que Berrof avait enlevé et torturé. C'est d'ailleurs une des faiblesses du premier épisode: cette mise en contexte un peu déficiente, qui ne replace pas tous les éléments du casse-tête.

Ceci dit, cette troisième saison s'annonce chargée pour les collègues Berrof et Chartier, qui ne dévoileront jamais à leurs collègues flics la pédophilie ainsi que la double vie du sergent Houle. Ce secret, que tenteront de percer deux agents indépendants de la SQ, les rongera et les enfoncera encore plus loin dans leurs mensonges.

Nick Berrof est le premier à sombrer, de façon dangereuse. Isolé et animé par une soif de vengeance à la puissance dix, il fera un geste atroce à la Breaking Bad au deuxième épisode. Comment Nick pourra-t-il s'en remettre? Honnêtement, il s'agit d'un moment de télévision du type ça passe ou ça casse.

Car cette scène d'une violence absolue, que je ne décrirai pas, question de préserver un punch, n'était pas nécessaire à la compréhension de l'état mental de Berrof. Le réalisateur Podz se serait-il un peu trop gâté dans le gore et l'hémoglobine? On s'en reparlera assurément. 

On pourrait aussi supposer que l'équipe de 19-2 a tenté de repousser les limites un cran plus loin après le fameux plan séquence de la fusillade de 2013. Pas certain que c'était l'idée de l'année.

Pour l'instant, Ben Chartier s'en sort mieux que Berrof. Mais pour combien de temps? L'enquête sur la taupe, que l'on croyait bouclée avec la mort du sergent Houle, ne l'est pas. La patrouille au quotidien lui rentre dedans et ne fait qu'accentuer son sentiment d'impuissance. Voir autant de détresse, veut, veut pas, ça affecte le moral. Et le presto s'apprête à sauter, autant celui de Berrof que de Chartier.

Les scénaristes assurent que cette saison finale de 19-2 reliera (enfin) les morts de Harvey (Vincent Graton) et de Houle. Comment les pièces du puzzle s'imbriqueront-elles ensemble? Nous le découvrirons à la fin du dixième épisode.

C'est rare que ça se produit, mais j'ai détecté quelques longueurs dans le premier épisode, surtout des pistes d'enquête qui ne mènent à rien et qui nous éloignent de la trame principale. Le deuxième reprend la vitesse de croisière habituelle. 10-4.

Lundi achalandé

La quotidienne de La voix à TVA a été l'émission la plus populaire lundi soir avec ses 1 223 000 adeptes, surclassant Les Parent de Radio-Canada (822 000). À 20h, Yamaska a terminé au premier rang du classement Numeris avec ses 1 184 000 fidèles, talonné par L'auberge du chien noir de la SRC (732 000) et Ce soir tout est permis de V (721 000).

À 21h, Lance et compte de TVA se maintient tout juste au-dessus du million (1 005 000 fans) et Nouvelle adresse de Radio-Canada se stabilise à 726 000 curieux.

Pour joindre notre chroniqueur:  hdumas@lapresse.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer