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Prolongez le contrat de Louis-José!

Pour une neuvième fois, l'animation du gala de... (Photo: Olivier Jean, La Presse)

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Pour une neuvième fois, l'animation du gala de l'ADISQ était assurée par l'humoriste Louis-José Houde. Et après sa prestation d'hier, les producteurs n'auront pas d'autre choix que de l'embaucher de nouveau l'an prochain.

Photo: Olivier Jean, La Presse

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Le Gala de l'ADISQ 2014 »

C'était son neuvième tour de piste au Gala de l'ADISQ. Neuf fois à la barre de cette prestigieuse cérémonie et pas un seul de ses gags ne sentait le réchauffé hier soir. Faut le faire.

Les producteurs de la «super soirée de l'ADISQ» n'ont pas le choix que de l'embaucher de nouveau pour l'an prochain. Sans Louis-José Houde, cette remise des Félix, qui peut parfois s'avérer laborieuse et looongue, ne serait jamais aussi divertissante. Sans Louis-José Houde, on zapperait sans doute plus souvent chez le compétiteur.

Le monologue d'ouverture du chic humoriste au complet bleu nuit électrique a été livré, encore une fois, avec une précision d'horloger. Son humour d'observation était parfaitement maîtrisé, et ça parait que Louis-José Houde prend son rôle de maître de cérémonie très au sérieux, travaillant ses textes à la virgule près. Ce qui ne l'empêche jamais de rebondir sur les événements s'étant déroulés quelques minutes auparavant. Une performance impeccable de sa part.

En musique, quatre jeunes artistes ont lancé ce 36e Gala de l'ADISQ, soit Lisa LeBlanc, Patrice Michaud (et sa jolie pièce Mécaniques générales), Brigitte Boisjoli et Alex Nevsky. Entre leurs prestations, des écrans géants soulignaient les 40 ans de formations comme Beau Dommage ou Harmonium, sans qu'aucune note de leur répertoire ne résonne dans la salle Wilfrid-Pelletier.

Cela a immédiatement créé de la confusion dans nos salons. Quel était le but de ce numéro, exactement? Le téléspectateur s'attendait à entendre Tous les palmiers ou Pour un instant. Mais non, ce n'était qu'un simple rappel d'anniversaire, sans plus. Étrange.

Autre petite gaffe technique: l'oubli d'afficher en bas d'écran les noms des cinq finalistes qui chantaient pour la «révélation de l'année». Non, ce n'est pas tout le monde qui connaît Klô Pelgag, Sally Folk ou les Hay Babies.

Parlant de Klô Pelgag, habillée en couleurs terreuses, la recrue a prononcé le discours le plus étrange et bizarroïde du gala. Elle a parlé de Messmer, de sauce St-Hubert, du casque fluo de son gérant et a même remercié ses parents d'avoir fait l'amour. Vraiment, le moment le plus flyé du gala.

Pas de controverse à signaler. Lors de la remise du premier trophée, Louis-Jean Cormier a critiqué le nom de la catégorie de l'album de l'année adulte contemporain, qui sonne, selon lui, très «chanson pop pour divertir le baby-boomer moyen». «On mérite mieux que ça», a gentiment dénoncé l'ancien coach de La voix à TVA.

Au micro, le vétéran Serge Fiori a battu Isabelle Boulay pour la longueur des remerciements. Ça ne finissait plus. Coupez! Les soeurs Boulay, qui ont gradué de révélation à groupe de l'année, ont été les plus émouvantes, les plus vraies. C'est tellement agréable de voir des artistes sincèrement touchés par la récompense qu'ils viennent de recevoir.

Bravo également à Patrice Michaud, qui a fait preuve de beaucoup de classe en louangeant Michel Rivard. Alex Nevsky, le champion toutes catégories, a été très décevant dans ses laïus. «C'est débile», ça ne compte pas comme un remerciement de qualité.

Chez les présentateurs, l'humoriste André Sauvé a été déchaîné dans son hilarante analyse du vote du jury. Un des temps forts du gala. Et l'hommage à Michel Louvain? Correct, sans étincelle.

Très beau numéro croisé entre Vincent Vallières (L'amour c'est pas pour les peureux, quelle belle chanson) et Misteur Valaire. Sherbrooke a bien été représenté. L'idée de réunir Koriass et Angèle Dubeau aurait pu mal tourner, mais non, ce fut réussi.

En début de parcours, Louis-José Houde a servi une mise en garde aux participants de La voix, qui assument que tout le Québec les connaît par leur petit nom. «Deux millions de personnes qui vous regardent, c'est énorme. Mais 5 millions qui ne vous regardent pas, c'est tellement beaucoup plus», a-t-il blagué.

Si la fête de la musique l'an dernier avait été trop pop au goût de certains, celle de 2014 a puisé plus fréquemment du côté émergent avec les victoires de Patrice Michaud, Philippe B. et Klô Pelgag.

Ce serait donc étonnant qu'une controverse post-gala éclate dans les médias. Rappelez-vous de 2013: le triomphe de Marc Dupré, pourtant assez prévisible avec l'effet explosif de La voix, avait fait rouspéter plusieurs observateurs pas du tout familiers avec la pop accrocheuse du créateur de Nous sommes les mêmes.

Le dandy Alex Nevsky a remporté hier soir les deux trophées «contestés» qu'avait récoltés Marc Dupré l'an passé, soit interprète masculin de l'année et chanson populaire de l'année.

Et Alex Nevsky, qui aurait dû mieux se préparer, ne suscitera pas une telle levée de boucliers. Il est un de ces (assez) rares artistes capables de rallier autant le grand public que les mélomanes aux goûts plus pointus. Ses chansons, comme Les coloriés et On leur a fait croire, tournent autant à Rythme FM et Rouge-FM qu'à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Marie-Mai a, bien évidemment, conservé son statut de reine de l'ADISQ. Le signal de quitter la scène a été super rapide pour elle, il me semble. Mais ne vous en faites pas. On la reverra bientôt. Elle est là pour rester, Marie-Mai.

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