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Des airs de Netflix pour Vidéotron

Au nombre des comédiens de la nouvelle série... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Au nombre des comédiens de la nouvelle série Mensonges, présentée dès jeudi sur le Club illico, on compte Sylvain Marcel, Pierre Verville, Éric Bruneau et Fanny Mallette.

Photo: Alain Roberge, La Presse

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C'est une tactique commerciale clairement inspirée de Netflix: le Club illico de Vidéotron rendra accessibles ce jeudi - et en exclusivité pendant trois mois - les dix épisodes de la nouvelle et très bonne série policière Mensonges mettant en vedette Fanny Mallette, Sylvain Marcel et Éric Bruneau.

Moyennant un abonnement à 10 $ par mois à ce Club illico, les boulimiques de télé pourront visionner l'oeuvre dans son intégralité ce week-end ou dans les prochaines semaines. Une fois la primeur du Club illico terminée, la chaîne spécialisée AddikTV, qui gravite aussi dans la galaxie TVA, reprendra le suspense psychologique sur ses ondes à partir du 12 juin. Par la suite, il n'est pas exclu que TVA diffuse à son tour cette émission imaginée par Gilles Desjardins (Musée Éden), qui touille également une adaptation hyperréaliste des Belles histoires des pays d'en haut pour Radio-Canada.

Alors, ça vaut la peine - ou non - de visionner Mensonges en rafale? Oui. Le canevas est solide, les trois acteurs principaux aussi, et le réalisateur Sylvain Archambault (Les Lavigueur) a donné un look d'enfer gris acier à cette série au budget que l'on devine plutôt restreint.

Car Mensonges, essentiellement, c'est une succession de huis clos qui enferment le téléspectateur dans une salle d'interrogatoire d'une escouade des homicides. L'esprit de la télésérie est plus près de The Closer (L.A.: enquêtes prioritaires) que de 19-2, qui mise davantage sur l'action.

La sergente Julie Beauchemin (Fanny Mallette) se spécialise dans les interviews corsées avec ses sujets soupçonnés de meurtre. Aucun détail ne lui échappe et derrière son air naïf se cache une détective redoutable.

Comme Julie Beauchemin ne fréquente pas les scènes de crime (le sang l'effraie), c'est son collègue Bob Crépault (Sylvain Marcel), un flic rusé, qui récolte les indices sur le terrain. Un troisième policier, spécialiste du détecteur de mensonges, se joindra au duo: Maxime «le Kid» Moreli (Éric Bruneau), dont le passé trouble le rattrapera plus rapidement qu'il ne le soupçonne. Pierre Verville incarne leur grand patron.

Les enquêtes du trio se bouclent à la fin de chacun des épisodes. La première heure traite de l'assassinat d'un propriétaire d'une galerie d'art à Outremont et la seconde, de l'exécution d'un chirurgien orthopédiste dans le stationnement du Casino de Montréal. Il existe aussi une trame générale qui enserre les dix épisodes de cette première saison. Par exemple, le mariage de Julie Beauchemin avec un chroniqueur sportif très connu (David Savard) bat de l'aile. Les deux époux, parents de deux enfants, se mentent à qui mieux mieux. Mais pourquoi? Julie et son père, joué par Gabriel Arcand, ne s'adressent plus la parole depuis des années. Autre mystère à percer.

L'arrivée du séduisant Maxime Moreli troublera Julie, pourtant pas du genre à sauter la clôture. Et Max ne dévoile pas tout à ses camarades du poste: sa grande soeur (Mélissa Désormeaux-Poulin) est une star mondiale du porno, notamment.

Points forts de Mensonges: les intrigues bien ficelées progressent rondement et on prend un malin plaisir à tenter de démasquer le coupable avant la police. Gare aux fausses pistes. Elles se multiplient.

Point faible: j'aurais aimé voir plus de scènes captées à l'extérieur de la salle d'interrogatoire, qui finit par devenir anxiogène à la longue. Heureusement, les touches d'humour insérées dans les dialogues allègent l'atmosphère étouffante. Mensonges a ravi les patrons de TVA, qui en ont déjà commandé une suite.

OD autour du monde?

La possibilité de ramener le tournage de la 11e saison d'Occupation double dans la région de Montréal, comme dans les glorieuses années de Terrebonne et Blainville, a été envisagée. Cette option économique, mais pas assez surprenante pour les fidèles, aurait cependant été écartée. Par contre, selon mes taupes fouineuses, l'équipe de la téléréalité phare de TVA, toujours produite par la boîte de Julie Snyder, planche actuellement sur une version d'Occupation double qui se déroulerait partout dans le monde, un peu à la manière de The Amazing Race.

Évidemment, le concept original avec maison de l'amour, soupers d'élimination et jeu de la bouteille devra être retouché si jamais cette proposition va de l'avant. Pourquoi ne pas en faire une édition avec des joueurs étoilés, comme pour Les chefs? Probablement parce que les anciens de cette téléréalité a) se connaissent déjà trop et que b) les possibilités d'une romance à la Hubert-Andréanne seraient quasiment nulles.

Trucs de ratoureux

Mon petit coucou aux lecteurs floridiens qui ne savent pas comment obtenir une adresse IP canadienne pour accéder à des plateformes comme Tou.TV m'a valu un abondant courrier ce week-end. Après le 100e message, j'ai arrêté de calculer. Ce fut l'avalanche. Vous vouliez tous savoir comment abattre l'obstacle des sites géobloqués.

C'est un sujet délicat dont les frontières légales restent floues. En fait, il s'agit de contourner les règles existantes. Rapidement, tapez VPN dans le moteur de recherche du iTunes Store pour obtenir diverses applications pour iPad et iPhone. Les lecteurs ont souvent suggéré les sites hola.org, vpnoneclick.com, tunnelbear.com ou proxynova.com. C'est tout ce que je peux écrire.




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