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Louis-Jean Cormier montre la voie

Les deux heures d'auditions à l'aveugle de cette... (Photo: fournie par TVA)

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Les deux heures d'auditions à l'aveugle de cette deuxième saison de La voix ont filé plus vite que le son. Ça sent encore le supersuccès pour ce divertissement musical de qualité, manufacturé par la boîte de Julie Snyder.

Photo: fournie par TVA

La personne qui a le plus brillé hier soir lors de la première émission de La voix à TVA n'a pas chanté du Christina Aguilera ou du Starmania. Ce fut Louis-Jean Cormier, le nouveau juge qui occupe désormais le fauteuil chanceux d'Ariane Moffatt.

Le chanteur de Karkwa a mis tout le monde - public, coachs rivaux et concurrents - dans la petite poche arrière de son jeans rouge vin. Ses propos étaient toujours limpides, précis et concis. Il n'a commis aucun faux pas. Même son «moonwalk» était parfait.

En plus, l'éloquent Louis-Jean Cormier a recruté la candidate la plus originale de la soirée, soit Gabrielle Shonk, 25 ans, originaire de Providence, au Rhode Island, qui a brillamment revisité Sang d'encre de Jean Leloup. L'équipe Cormier comprend aussi Valérie Daure, 30 ans, qui interprète la chanson Ota, Ota, Hey, Hey dans l'imbuvable publicité télévisée du Casino de Montréal. Hier soir, Valérie Daure a cependant attaqué Feeling Good, chanson popularisée par Nina Simone, et nous lui avons tout de suite pardonné ce détestable ver d'oreille publicitaire.

Les quatre coachs ont enfoncé leur bouton rouge pour charmer Valérie Daure et elle a opté pour celui qu'elle a rebaptisé «Louis-Jo Cormier».

Cette deuxième saison de La voix a démarré hier sur les chapeaux de roue, les deux heures d'auditions à l'aveugle filant plus vite que le son. Ça sent encore le supersuccès pour ce divertissement musical de qualité, manufacturé par la boîte de Julie Snyder. Évidemment, les drames des participants ont souvent été mis de l'avant (dystrophie musculaire, dépression, mère monoparentale mendiante et problèmes d'estime de soi), mais pas autant que l'an passé. Un ajustement qui a fait du bien.

Bien aimé l'humanité, la bonté et la sincérité de la seule juge féminine Isabelle Boulay, notamment quand elle a volé au secours de la jeune Sonia Turcotte-Légaré, 16 ans, dont la prestation n'a fait tourner aucune chaise. Après ce refus, la réaction de la mère de l'adolescente Sonia était totalement disproportionnée, comme si l'animateur Charles Lafortune lui avait annoncé que sa fille souffrait d'un cancer incurable. Vivre son rêve de showbiz par procuration, ça peut être lourd pour la progéniture.

Conseil, ici. Refaire Hero de Mariah Carey, ou n'importe lequel titre de Whitney Houston ou Céline Dion n'est jamais une bonne idée dans une compétition comme La voix. D'abord, c'est presque impossible de faire mieux que les interprètes originales. Ensuite, la tentation d'imiter ces divas est toujours très forte. Trop forte, même.

Éric Lapointe n'a pas lésiné sur les promesses et les effets spéciaux pour se constituer une équipe forte, grimpant sur son fauteuil et se jetant à genoux devant la première aspirante à pousser la note. Une première: le rockeur québécois s'est même permis de faire un duo avec la candidate «rugueuse» Véronique Gilbert, 31 ans, celle qui a un timbre de voix à la Térez Montcalm. Manque de pot: Véronique Gilbert a plutôt opté pour Isabelle Boulay.

Comme Véronique Gilbert, la mère monoparentale qui a quêté dans la rue pour survivre, les «sparages» d'Éric Lapointe ne m'ont pas convaincu. Ses répliques sonnaient parfois faux. J'avais de la difficulté à détecter l'authenticité dans son discours truffé de clichés et de sacres. «Tu m'as séduite (sic)», a aussi dit Éric Lapointe à Marie-Ève «Janis» Fournier, 25 ans, qui a livré une étrange version de Since I've Been Loving You de Led Zeppelin.

En comparaison, quand le «vétéran» Marc Dupré se retournait pour un artiste, on sentait vraiment son désir de recruter la personne se tenant devant lui.

L'esprit de compétition entre les coachs est, par ailleurs, pas mal plus vif qu'en 2013, où les entraîneurs, comme les téléspectateurs, ont apprivoisé tranquillement ce format de télé qui cartonne partout sur la planète. Les coachs ont maintenant leur hymne personnel: La voix que j'ai d'Offenbach.

Choix logique, quand on écoute les paroles attentivement: «Cette voix, je vous la donne, c'est tout ce que j'ai».

En excluant le doyen Thomas Pearce, 70 ans, les 11 autres participants de La voix auraient tous pu crécher à la Star Académie de Mme Snyder. Ça manquait un peu de diversité dans les âges, je trouve. Attendons toutefois les prochaines semaines avant de porter un jugement final.

Le choix des chansons a, par contre, été très varié: Les moulins de mon coeur de Michel Legrand, Folsom Prison Blues de Johnny Cash, Le bord de l'eau de Vincent Vallières ou Wagon Wheel de Bob Dylan.

L'ancienne participante de Phénomia à Vrak.TV, Julie Lefebvre, 26 ans, qui avait aussi passé les auditions de Star Académie, a pris sa revanche sur La voix, qui l'avait exclue il y a un an exactement. Marc Dupré l'a prise sous son aile. Réussira-t-elle à enfin percer après toutes ces tentatives? Le Québec aime généralement ces marches vers le succès parsemées d'embûches.




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