Maîtres en haut, valets en bas

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Jamais la télévision ne nous aura montré autant de services à thé antiques aux bordures dorées ou d'immenses chandeliers en cristal qui diffusent leur douce lumière au-dessus de longues tables chargées d'argenterie et de porcelaine.

La luxueuse série Downton Abbey scintille présentement à Radio-Canada et cette mouvance aristocratique se poursuivra à Télé-Québec qui amorce le mardi 19 février, à 21h, la diffusion de la minisérie britannique Maîtres et valets, version française d'Upstairs, Downstairs. Si, si, Maîtres et valets. Comme dans les années 70, où cette émission a remporté un vif succès.

Mais le Maîtres et valets à l'affiche de Télé-Québec est celui de 2010, qui est la suite - et non un remake - de la série culte lancée en 1971 et qui n'a pas très bien vieilli. Comme dans Downton Abbey, Maîtres et valets prend son appui sur les relations entre les domestiques (qui vivent au sous-sol) et leurs employeurs (qui s'épivardent en haut), le tout couché sur une période historique bouillonnante.

Le premier épisode de Maîtres et valets démarre en janvier 1936, soit six ans après la fin de la série originale, qui couvrait l'époque comprise entre 1903 et 1930. Lady Agnes et son époux Hallam Holland, diplomate de haut rang, rentrent à Londres et prennent possession du 165 Eaton Place, une splendide demeure du quartier Belgravia qui a été laissée à l'abandon.

Lady Agnes veut redonner du lustre à cette maison. Et il lui faut du personnel. Lady Agnes sollicite donc Rose Buck, qui gère une petite agence de placement d'employés pour aristocrates. Les fans de Maîtres et valets, version 1970, reconnaîtront cette Rose, qui travaillait comme gouvernante au 165, Eaton Place dans la première incarnation de la minisérie. C'est le seul personnage qui a été récupéré pour la suite.

Les similitudes entre Maîtres et valets et Downton Abbey frappent au premier coup d'oeil. D'abord, les deux séries décollent à l'aube de grands conflits. La Première Guerre mondiale pour Downton Abbey et la Seconde Guerre pour Maîtres et valets. Dans les deux émissions, il y a un majordome coincé, une grand-mère flyée et une cuisinière qui parle fort, sans filtre. Autant dans Downton Abbey que dans Maîtres et valets, la plus jeune des soeurs a soif d'émancipation et veut se départir du carcan rigide que lui impose sa famille pincée. Il y a des bals de débutantes et, surtout, de la musique dramatique qui appuie chacun des moments clés dans les intrigues.

Ce procédé est particulièrement agaçant dans Maîtres et valets, qui abuse du violon larmoyant. Je l'avoue: je préfère vraiment Downton Abbey, où les rapports entre les personnages sont moins manichéens et où les acteurs (sauf Elizabeth McGovern, alias Cora) sont superbes. Tout est plus gros chez les Grantham: les robes, les soufflés et même les chapeaux de Maggie Smith. Et la facture visuelle de Downton Abbey est, de loin, supérieure à celle de Maîtres et valets, qui fait un peu cheapo par bouts.

Par contre, là où Maîtres et valets triomphe, c'est dans l'intégration de personnages historiques au récit. Si vous avez vu le très bon film The King's Speech de Tom Hooper, vous revivrez cette même période charnière dans Maîtres et valets. Le roi George V vient alors de mourir et toute l'Angleterre est en deuil. Edward VIII doit accéder au trône, mais sa liaison plus ou moins secrète avec l'Américaine Wallis Simpson, la Paris Hilton de l'époque, complique le processus.

Ces personnages, qui ont véritablement existé, faut-il le repréciser, apparaissent dans Maîtres et valets. Au premier épisode, Wallis Simpson se pointe au 165,Eaton Place au bras de l'ambassadeur allemand - et sympathisant nazi - Joachim von Ribbentrop pour une soirée cocktails et canapés. Dans les semaines à venir, vous verrez aussi le photographe de mode Cecil Beaton et Anthony Eden, futur premier ministre conservateur.

En résumé, Maîtres et valets s'attarde plus aux menus détails historiques tandis que Downton Abbey fonce comme un train dans le mélodrame, les secrets et les scandales. Chacun ses préférences. Moi, je reste avec les aristos de Downton Abbey. Ils sont trop divertissants.

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