Joyeux rattrapage, les lutins!

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On croit avoir tout vu, tout lu et tout entendu dans l'année. C'est notre travail après tout, non? On pense connaître à fond l'univers de la télé et du cinéma manufacturés aux États-Unis. On se croit bien au-dessus de la mêlée jusqu'à ce que sorte, quelques jours avant Noël, la liste des finalistes du prochain gala des Golden Globes.

Et là, l'angoisse nous attaque, comme Bradley Cooper dans Silver Linings Playbook: comment rattraper tout ça avant la cérémonie que présideront les deux formidables comédiennes Tina Fey et Amy Poehler, le dimanche 13 janvier? Un jour à la fois, doux Jésus, chanterait Michèle Richard de sa voix de gorge.

C'est le congé des Fêtes bientôt, ce qui signifie qu'entre deux lampées trop chaudes de Black Tower, nous disposerons d'un peu de temps pour nous enfoncer dans un gros fauteuil de cinéma ou pour entamer un marathon de DVD. Et la liste des Golden Globes, dévoilée jeudi matin, nous fournit un itinéraire parfait de ce qui mérite d'être visionné - ou non.

Commençons avec la télé. Dans les séries dramatiques en lice pour le prestigieux prix, il y a Breaking Bad, Boardwalk Empire, Homeland, The Newsroom et la saison deux de Downton Abbey. Toutes d'excellentes productions sauf The Newsroom (Salle de nouvelles), qui m'a profondément déçu par son manque de réalisme. J'ai aussi décroché très rapidement de Boardwalk Empire. Si vous disposez de peu de temps, commencez votre dégustation cathodique avec l'excellent thriller politique Homeland suivi de la délicieuse série d'époque Downton Abbey. Les deux productions ont été commercialisées en DVD.

En comédie, Girls, Episodes, The Big Bang Theory, Modern Family et Smash ont été catapultés en ronde finale pour le trophée convoité. Girls, qui est sorti en DVD mardi, est un gros coup de coeur. C'est grinçant, c'est cru et c'est une oeuvre sur des filles de Brooklyn dans la vingtaine qui a été créée, réalisée et jouée par l'épatante Lena Dunham, qui n'a que 26 ans.

Modern Family reste une valeur sûre. Pour embarquer complètement dans la série Episodes, avec l'ex-Joey de Friends, Matt LeBlanc, il faut bien connaître les coulisses du monde de la télévision. C'est drôle, mais pas à s'en taper sur les cuisses.

Dans les miniséries, en excluant la captivante The Hour de la BBC, je n'ai pratiquement rien vu: Game Change, The Girl, Hatfields&McCoys et Political Animals. Ces productions devront attendre, car la situation est beaucoup plus urgente du côté cinématographique. Finalement, j'aurais peut-être dû regarder un peu moins de Honey Boo cet automne et un peu plus de Lincoln de Steven Spielberg, le premier sur ma liste de films à voir.

Faudra aussi consacrer du temps à De rouille et d'os (sorti hier) et à Life of Pi. Confession gênante, ici: je n'ai jamais réussi à me rendre jusqu'au bout du roman de Yann Martel. Par contre, j'ai bien aimé Argo, le film très accessible de Ben Affleck sur la crise des otages américains en Iran, en 1979.

Pour se faire une opinion sur le controversé Zero Dark Thirty, le dernier-né de Kathryn Bigelow (The Hurt Locker), il faudra attendre au 11 janvier. Zero Dark Thirty raconte la longue route - jalonnée de torture - ayant mené à l'exécution de ben Laden. Il met en vedette la toujours très bonne Jessica Chastain.

Bonne nouvelle: Bradley Cooper et Jennifer Lawrence ont été remarqués pour leurs rôles de bipolaires dans le charmant Silver Linings Playbook. Mon argent est sur Bradley depuis le début.

En terminant, deux mentions spéciales. D'abord, à la grande actrice britannique Maggie Smith de Downton Abbey pour sa sélection dans les rôles de soutien. Dans Downton Abbey, MmeSmith incarne Violet, la comtesse douairière de Grantham, une vieille dame cassante, aigrie, qui se révèle vulnérable à des moments très précis.

Et c'est réjouissant de voir que Max Greenfield de la comédie New Girl s'est faufilé dans le quintette finaliste d'acteurs de soutien. Le Schmidt qu'il joue dans New Girl ne cesse de s'améliorer et de prendre du coffre. Tantôt douchebag, souvent tendre, ce Schmidt pourrait facilement être un descendant lointain de notre Violet préférée de Downton Abbey.

Je lévite

Avec le film Anna Karénine de Joe Wright

L'approche du cinéaste britannique, similaire à celle d'Atonement, est franchement séduisante. Cette histoire classique de triangle amoureux, publiée par Tolstoï à la fin du XIXe siècle, est revue de manière hyper stylisée, comme si nous assistions à une pièce de théâtre avec changements de décors quasiment en direct. Pour amateurs de costumes somptueux, de valses parfaitement chorégraphiées et d'aristocrates russes roulant dans l'argent.

Je l'évite

Un train pour Noël à Radio-Canada

Ce ne sont pas les entrevues, bien menées, qui sont mises en cause ici, mais bien le décor. C'est tellement évident que Josélito Michaud n'a pas enregistré ses émissions en plein hiver. La preuve: le train n'avance même pas afin que les téléspectateurs ne voient pas les paysages... verdoyants. Oups.

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