Rififi et Geneviève

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Ce qui arrive à Geneviève Sabourin, cette Québécoise accusée de harcèlement envers l'acteur américain Alec Baldwin, n'a plus rien de drôle. C'est tragique et d'une tristesse infinie. Cette femme seule, désespérée et visiblement mal en point dans sa tête, a besoin d'aide avant que sa situation personnelle ne dégénère davantage.

Pas besoin d'être psychiatre pour constater, en épluchant son fil Twitter, que Geneviève Sabourin file un très mauvais coton. Vraiment, ça ne va plus. Ce qui aurait du être une histoire hyper banale s'est métamorphosé en un remake bas de gamme de Fatal Attraction, version 2.0.

Nous, gens des médias, devons prendre une part de responsabilité dans ce grand fiasco. Nous avons - à répétition - tendu des micros à une dame qui n'était vraisemblablement pas en possession de tous ses moyens. Nous avons, en quelque sorte, légitimé sa croisade contre la star de 30 Rock et faussement alimenté ses espoirs de victoire.

Publiquement, personne n'a osé dire à Geneviève Sabourin que sa pseudo histoire d'amour n'avait ni queue ni tête. Pour croire dur comme fer qu'un tombeur comme Alec Baldwin veuille t'épouser après une seule nuit à l'hôtel en 2010, il faut vivre sur la lune du film Pluto Nash où l'absence d'oxygène empêche le cerveau de bien fonctionner.

Le plus cruel, c'est que Geneviève Sabourin s'enfonce encore plus profond en publiant elle-même des micromessages incriminants sur Twitter, qui trahissent son instabilité et qui fournissent, malheureusement, des munitions de gros calibre à ses détracteurs.

Dans le mois précédant le début de son procès à New York, Geneviève Sabourin a notamment divulgué l'adresse personnelle de Hilaria Baldwin, la nouvelle épouse d'Alec, dans Brooklyn. Elle a aussi apostrophé Daniel Baldwin, un des célèbres frères d'Alec, lui demandant d'intervenir personnellement dans sa cause, en plus d'inonder ses abonnés d'une série de gazouillis rédigés dans un franglais incompréhensible. Ces gestes ne sont pas ceux d'une personne saine et équilibrée.

C'était écrit dans le ciel: Geneviève Sabourin a été menottée mardi à sa sortie du tribunal pour, grosse surprise ici, être entrée en contact avec des proches de la vedette hollywoodienne. Direction: la prison, pour la deuxième fois en huit mois, avant d'être libérée le lendemain.

Et le même manège, toujours aussi désolant, s'est répété. Par l'intermédiaire de Twitter, Geneviève Sabourin a crié à l'injustice, au complot et s'est dite victime d'acharnement. Elle a également dénoncé ses conditions de détention, affirmant qu'elle a dormi sur le plancher de sa cellule et que les produits utilisés pour désinfecter le sol lui ont fait faire une grosse crise d'asthme.

Suivre les péripéties de Geneviève Sabourin équivaut à assister en direct à la descente aux enfers d'une personne extrêmement seule, fragile et vulnérable. Ça brise le coeur, car on sait tous que ça ne s'améliorera pas. Même son avocat l'a larguée. Qui l'aide et la conseille dans tout ça? À part son petit yorkie Charlie qu'elle traîne partout avec elle, personne ne l'accompagne dans ses séjours forcés à New York.

Il y a quelques mois, en privé, j'ai écrit à Geneviève Sabourin pour lui suggérer de mettre la pédale douce sur ses sorties publiques, question de ne pas empirer son dossier. Non, m'a-t-elle répondu, Twitter est le seul outil dont je dispose pour que justice soit faite. Parfait. On constate aujourd'hui que son utilisation intempestive du réseau social lui a causé plus de mal que de bien.

Les dommages à la réputation de Geneviève Sabourin semblent, hélas!, irréparables. Dans une chronique particulièrement vicieuse publiée dans le très lu New York Post mercredi, la journaliste Andrea Peyser a même traité la Québécoise de «psycho slut». Traduction: une salope fêlée du chaudron.

Ce n'est pas manquer de compassion que de recommander à Geneviève Sabourin d'éteindre son iPhone et de débrancher son ordinateur. C'est un peu la protéger d'elle-même. Car le pire ennemi de Geneviève Sabourin n'est ni Alec Baldwin, ni sa femme Hilaria, ni la justice américaine, mais bien Geneviève Sabourin. Il est temps que ce cirque s'arrête avant que ça ne tourne encore plus mal.

Je lévite

Claude Legault et Céline Bonnier dans Un sur 2

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Je l'évite

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C'est le 1er décembre aujourd'hui, donc on a officiellement le droit d'écouter nos classiques de Noël à tue-tête comme Le sentier de neige des Classels, Noël à Jérusalem d'Enrico Macias, Les enfants oubliés de Patrick Norman ou Fa La La de Bundock. Quoi? Ça n'arrive rien qu'une fois par année, non?

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