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Un remake télé des Belles histoires

Andrée Champagne (Donalda) et Jean-Pierre Masson (Séraphin) dans... (Photo: archives Radio-Canada)

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Andrée Champagne (Donalda) et Jean-Pierre Masson (Séraphin) dans le téléroman Les belles histoires des pays d'en haut, en 1963.

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Voici des nouvelles fraîches soufflées par le rapporteur officiel de La Presse: les patrons de Radio-Canada sont «très emballés» par le projet de remake télévisuel des Belles histoires des pays d'en haut, revu quasiment comme un western d'époque hyperréaliste, que lui ont soumis deux producteurs influents, Sophie Deschênes de Sovimage et François Rozon d'Encore Télévision.

Après une série originale qui a marqué l'imaginaire des Québécois, un film de Charles Binamé qui a fracassé des records aux tourniquets (9,6 millions de recettes) et des reprises qui ont cartonné 50 ans plus tard autant à la SRC que sur ARTV, Donalda Laloge et Séraphin Poudrier revivront avec de nouveaux interprètes, des décors plus réalistes et des textes remaniés. Aucune date de diffusion n'a été avancée, car cet ambitieux projet commence à peine à prendre forme.

C'est François Rozon d'Encore Télévision (Mirador, Caméra café) qui a acheté les droits d'adaptation des 495 épisodes des Belles histoires des pays d'en haut à Pierre Grignon, filleul de l'auteur Claude-Henri Grignon. «Dans son testament, Claude-Henri Grignon (mort en 1976) stipulait que ses textes pouvaient être modifiés», note le producteur.

L'adaptation de cette oeuvre colossale a été confiée à Gilles Desjardins, qui a écrit l'excellent thriller historique Musée Eden pour Radio-Canada, également produit par Sophie Deschênes de Sovimage.

«On veut adopter le téléroman en respectant les moeurs de l'époque. Dans ces années-là, la colonisation du Nord, c'était le Far West. Notre Far West à nous, c'était les Laurentides. Il y a eu beaucoup de censure à l'époque. Nous voulons revenir à la base de ce que M. Grignon voulait faire. En 1880, il y avait beaucoup de criminalité, de corruption et de légèreté de moeurs», explique la productrice Sophie Deschênes.

Ce remake des Belles histoires des pays d'en haut prendra la forme d'un téléroman découpé en épisodes de 60 minutes. Il ne s'agira donc pas d'une série historique à gros budget comme Musée Eden, dont la suite de six heures n'a toujours pas obtenu l'aval de la SRC.

Les belles histoires des pays d'en haut, extraites du roman Un homme et son péché, se déroulent à la fin du XIXe siècle dans la région de Sainte-Adèle, en pleine colonisation du Nord. Radio-Canada a présenté ce téléroman au petit écran entre 1956 et 1970. Les personnages colorés de Claude-Henri Grignon ont aussi vécu à la radio à partir de 1939.

L'auteur Gilles Desjardins dispose des textes de 400 demi-heures et de 95 heures des Belles histoires. Selon le producteur François Rozon, le remake pourrait donc vivre plusieurs saisons complètes.

Tous les personnages adorés du public ressusciteront et les acteurs qui les incarneront n'ont évidemment pas encore été choisis. Qui, croyez-vous, pourrait jouer le père Ovide, la Fouine, la Scole, Jambe-de-bois, Alexis, Donalda, Bidou, Séraphin, le notaire Lepotiron ou Todore Bouchonneau? Chose certaine, les choix faits pour le film de 2002 ne dicteront pas ou n'influenceront pas ceux du téléroman.

Réjean ferme les livres

L'épopée Lance et compte se terminera pour de bon après la neuvième série, que TVA devrait diffuser en 2014. Presque 30 ans après les premiers coups de patin du «Chat» aux côtés de Denis Mercure, Réjean Tremblay pondra sous peu les 10 derniers épisodes de ce qui porte le titre temporaire de Lance et compte: la finale.

«Je ne voulais pas en faire une de trop. Je me mets à l'écriture en fin de semaine et je ne veux pas laisser d'histoire sur une patte», indique Réjean Tremblay en entrevue.

L'auteur et journaliste chez Quebecor sait depuis 10 ans de quelle façon il souhaite mettre le point final à sa saga télé sur le hockey. La scène finale réunira notamment Suzie Lambert, Marc Gagnon, Pierre Lambert et Jacques Mercier, tous présents dans la série initiale présentée à Radio-Canada à l'automne 1986.

«C'est drôle, car j'ai failli tuer deux fois le personnage de Jacques Mercier parce que je m'étais chicané avec son interprète, Yvan Ponton. Il avait joué dans une réplique et je n'avais pas du tout aimé ça», se souvient le Bleuet.

Les deux fois, c'est la productrice Caroline Héroux, de Gaea Films, qui a sauvé Jacques Mercier de la mort en suppliant presque l'auteur «de ne pas faire ça à Yvan Ponton». Réjean Tremblay avait notamment imaginé que Jacques Mercier mourrait brûlé dans une camionnette conduite par Bouboule (Paul Buisson). «Caroline aime beaucoup Yvan Ponton. Et ça tombe bien, parce que je me suis réconcilié avec lui», dit Réjean Tremblay en rigolant.

Avant d'orchestrer l'histoire de Philippe Lalumière (Dave Morissette), Réjean Tremblay a longtemps jonglé avec la possibilité que le personnage Mac Templeton (Éric Hoziel) soit gai «sur le tard». «Ça ne marchait pas. J'ai essayé de l'intégrer dans l'histoire, mais ce n'était pas crédible», dit Réjean Tremblay.

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