La fièvre du Klondike (et du printemps)

Bonne sainte Anne! À quoi ont bien pu penser les apprentis prospecteurs en s'inscrivant (volontairement) à La ruée vers l'or de TVA, la téléréalité la plus brutale et la plus fascinante du petit écran?

Pour nous, téléspectateurs paresseux, leur épopée rustique entre Skagway, en Alaska, et Dawson City, au Yukon, se suit comme un palpitant western, visite au saloon incluse. Mais pour eux? Avez-vous pensé à ce que ces quatre hommes et six femmes ont enduré pendant 75 jours? C'est un défi pas mal plus ardu que celui des champions.

Les pourfendeurs du genre téléréel, qui n'y détectent qu'un vide abyssal et une surdose de superficialité, auraient intérêt à regarder TVA les mardis à 19h. Ce qu'ils y verront leur sciera -à l'ancienne- les jambes. Dix volontaires, dont l'âge oscille de 23 à 52 ans, refont à la dure, comme en 1898, le passage des chercheurs attirés par l'or, très abondant dans ce coin du Canada.

Mais pas de vêtements en Gore-Tex ou de canots en fibre de verre pour les 10 braves: ils portent exactement ce que les prospecteurs enfilaient à l'époque et utilisent les mêmes outils qu'eux. Bref, ils ont reculé de 114 ans dans le temps.

Georges-Hébert Germain les parraine et distille également des informations très pertinentes sur cette époque dorée. Entre 1897 et 1902, environ 10 000 «Canadiens français» ont participé à cette frénésie hors du commun. Très peu se sont réellement enrichis.

Les douze participants de La ruée vers l'or,... (Photo fournie par TVA) - image 2.0

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Les douze participants de La ruée vers l'or, âgés de 23 à 52 ans, refont à la dure le trajet entre Skagway, en Alaska, et Dawson City, au Yukon.

Photo fournie par TVA

Mais revenons à nos participants. Il faut être très masochiste ou inconscient pour s'embarquer dans une telle galère, non? Les bottes de cuir rigide leur déchirent les pieds. Et le matériel (plus de 5000 livres) qu'ils transportent sur leur dos les écrase, littéralement. Ajoutez à ça le froid, la pluie, les loups, les grizzlys, un portage de 1100 kilomètres dans les Rocheuses et 800 kilomètres en radeau de fortune. Le tout, dans un costume digne du village québécois d'antan de Drummondville.

On est loin des niaiseries (divertissantes, quand même) de Dany et Chrystina au Portugal, n'est-ce pas? La ruée vers l'or, des mêmes producteurs que Destination Nor'Ouest, est une téléréalité intelligente et bien pensée. Ça fait du bien.

Toujours à TVA, on souhaite également bonne chance aux nouveaux participants de Mon plan Rona, où trois équipes ont été choisies lundi soir lors d'une très longue première émission. Gino Chouinard revient à la barre de cette téléréalité de rénovations pour la deuxième année, toujours accompagné des trois experts Érick, Josée et Florent.

Après huit années de Ma maison Rona, je pense que les limites de ce concept ont été atteintes. Oui, plusieurs améliorations ont été apportées par rapport à l'an dernier, mais comme l'aspect compétitif a été éradiqué, on dirait qu'à part suivre l'évolution des chantiers, il n'y a plus vraiment de suspense dans l'émission. C'est ce qui manque le plus. Dommage.

Par contre, Testé sur des humains nous a réservé de belles surprises tout de suite après Mon plan Rona. Voilà une équipe de production qui a su s'ajuster au fil des saisons pour aboutir à une heure sans temps mort.

Il faut dire qu'avec Véronique Cloutier sur un plateau pour une première, ça démarre très fort. Et l'expérience menée par Guy Jodoin a révélé que les magasins ne forcent jamais les consommateurs à rembourser les items qu'ils cassent par inadvertance. Que ce soit chez Stokes, à la SAQ ou chez Dollarama, Guy Jodoin a brisé pour plus de 1000$ de marchandise sans jamais avoir à sortir un seul dollar de sa poche. Ne croyez donc plus les écriteaux «vous cassez, vous payez». C'est faux.

Anaïs Favron a été excellente dans le rôle de la fille qui maltraite son père âgé. Donne-moi ta carte de guichet! Tu vas le payer, mon dîner! Tu me fais honte! Anaïs n'a pas ménagé son (faux) père, joué par un comédien, et à peu près personne n'a osé mettre fin à ce bullying public.

Le test de hockey de Pierre-Yves Lord a été le plus faible de la soirée. Celui de Véronique Cloutier, où elle testait ses talents de chanteuse auprès d'un focus group, est un peu tombé à plat. N'empêche: on a ri, on a appris des choses et on a vu Guy Jodoin se balancer dans une chaise de style sado-maso. Que demander de plus?

Je lévite

Avec Hunger Games de Gary Ross. Non, ce n'est pas un truc d'ados romantico-bonbon à la Twilight. C'est un film sombre, extrêmement violent, où des jeunes de 12 à 18 ans s'affrontent -au couteau ou à l'arc- dans une téléréalité morbide. Un seul d'entre eux en ressortira vivant. L'actrice Jennifer Lawrence, magnifique dans Winter's Bone, crève le grand écran. Ces 2h22 passent plus vite qu'un épisode de (insérez ici le nom d'une émission ennuyeuse).

Je l'évite

Les lacunes en géographie. Comment une dame comme Céline, participante à Un souper presque parfait cette semaine, peut-elle dire, avec toute la confiance du monde: «J'ai voyagé beaucoup, j'ai fait beaucoup de pays en Floride» ?




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