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Alfredsson avait raison

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François Gagnon
La Presse

Daniel Alfredsson a affiché une franchise un brin maladroite en convenant, après la défaite de mercredi, qu'il serait surprenant que lui et ses coéquipiers arrivent à battre trois fois de suite Sidney Crosby, Tomas Vokoun et les Penguins de Pittsburgh pour voler la série.

C'était toutefois bien mal connaître le capitaine des Sénateurs que de conclure qu'il baisserait les bras et donnerait le match décisif aux Penguins.

Bon! Alfredsson ne s'est pas transformé en Maurice Richard dans la défaite, non, la dégelée de 6-2 encaissée aux mains des Penguins hier. Un revers qui élimine les Sénateurs. Un revers qui pourrait aussi contraindre le capitaine des Sens à mettre un terme à sa brillante carrière sur une note négative.

Alfie et ses coéquipiers ont plutôt connu un mauvais début de match. Un autre! Ils n'ont pas généré grand-chose en attaque. Encore! Et ils sont loin d'avoir remercié leur gardien Craig Anderson pour tout ce qu'il a fait pour eux cette saison en offrant des occasions de marquer en or aux Penguins. Comme s'ils en avaient besoin...

Et le but controversé de Brenden Morrow? Il est clair qu'il a marqué avec le patin. Il est clair aussi qu'il a tourné la lame de ce patin pour rediriger la rondelle. Comme il en a parfaitement le droit. A-t-il effectué un botté vers le but, ce qui serait illégal? Pas plus ou pas moins que Mika Zibanejad lors de la remontée qui a permis aux Sénateurs d'éliminer le Canadien en première ronde.

Si le but des Sens aux dépens du Canadien était bon, celui de Morrow qui a lancé les Penguins 1-0 hier devait l'être également. Remarquez que l'inverse est aussi vrai. Mais tant que la LNH laissera les arbitres et responsables des reprises déambuler sur un fil de fer bien trop fin pour les assurer de garder un sain équilibre, ils continueront de plonger dans le vide, sans filet pour les protéger, en prenant des décisions contestables et contestées.

Sénateurs déclassés

Ce but a fait mal aux Sénateurs. J'en conviens. Mais il faut aussi se rendre à l'évidence: les Penguins étaient simplement trop forts. Trop forts dans toutes les facettes du jeu.

Pour une neuvième fois en 11 matchs depuis le début des séries, Crosby et sa bande ont marqué au moins quatre buts dans une même partie.

Ils en ont marqué 22 en cinq matchs aux dépens des Sénateurs qui se sont contentés d'en marquer 11. Les Penguins sont rendus à 49 buts en 11 parties depuis le début de la vraie saison. C'est énorme.

Ça donne raison à Alfredsson qui a simplement fait preuve de lucidité lorsqu'il a reconnu l'ampleur du défi qui se dressait devant lui et son équipe.

Les partisans du Canadien pourront maintenant se consoler de l'élimination hâtive de leurs favoris en première ronde en prétendant qu'ils auraient donné une meilleure opposition aux Penguins que celle offerte par les Sénateurs.

On ne le saura jamais.

Après une première série victorieuse depuis qu'ils ont quitté le confort de leur ancien igloo pour celui du nouveau, les Penguins se réveillent en finale d'Association qui les opposera aux Bruins... ou aux Rangers.

Ils devraient bientôt se réveiller en finale de la coupe Stanley.

Les Coyotes et Phoenix

Plusieurs rumeurs ont attisé l'espoir de voir les Coyotes de Phoenix devenir les Nordiques de Québec au cours des prochains jours. La prolongation de contrat pour plusieurs saisons accordée au directeur général Don Maloney a atténué toutes ces rumeurs. De fait, elle les a presque toutes balayées du revers de la main.

C'est la Ligue nationale qui a offert ce contrat à Maloney. Et je suis loin d'être convaincu que Bill Daly, le bras de droit de Gary Bettman, mais aussi le gouverneur des Coyotes qui sont sous la tutelle de la LNH, aurait offert un contrat de plusieurs saisons à Maloney si la vente des Coyotes à Pier-Karl Péladeau ou tout autre propriétaire susceptible de déménager le club à Québec était imminente.

Vrai qu'une clause pourrait permettre à Maloney de profiter d'un pont d'or afin d'échapper à un déménagement. Vrai aussi qu'il pourrait accepter de poursuivre son travail de qualité à la tête des Coyotes - il est en poste depuis 2007 - dans la plus belle ville de la LNH. Mais cette option me surprendrait grandement.

Tout est encore possible pour Québec et ses fans qui espèrent un retour de la LNH dès la saison prochaine. Ou rien n'est impossible diront les moins optimistes.

Mais je donne plus de poids aux informations lancées par mes collègues de Hockey Night in Canada à la CBC hier soir qui assurent que la LNH confirmera dès mardi prochain que les Coyotes demeureront à Phoenix.

Ça nous ramènerait au scénario que je considère le plus plausible depuis le début de la croisade visant à ramener le hockey de la LNH à Québec. Les Nordiques joueront à Québec lorsque le nouveau colisée sera construit et prêt à les recevoir. Et ils s'y présenteront par l'entremise d'une expansion.

On verra mardi. Mais si la nouvelle est décevante, on pourra se consoler en se disant qu'elle mettra fin aux spéculations qui ne sont jamais bonnes et que la vraie chance de ramener la LNH dans une ville qu'elle n'aurait jamais dû quitter s'approche chaque jour un peu plus.




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