| Commenter Commentaires (18)

Guy Boucher: un congédiement inévitable

Guy Boucher, un entraîneur très exigeant, a été... (Photo Gene J. Puskar, AP)

Agrandir

Guy Boucher, un entraîneur très exigeant, a été victime du même genre d'abandon dont les Ken Hitchcock, John Tortorella et autres Mike Keenan ont été victimes avant lui.

Photo Gene J. Puskar, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Gagnon
La Presse

Au-delà des blessures, de la défensive poreuse, de la générosité des gardiens et de tous les autres facteurs difficilement imputables à Boucher, mais qui ont pesé lourd dans la décision de Steve Yzerman de le limoger, des signes évidents annonçaient ce congédiement inévitable. Un limogeage simplement tombé plus vite que plusieurs observateurs ne l'anticipaient.

Guy Boucher est un coach brillant. Mais aussi un coach très exigeant. Le genre d'entraîneur que les joueurs vénèrent dans la victoire. Mais en plein le genre de coach qu'ils abandonnent dans la défaite. Surtout lorsqu'elles s'accumulent. Boucher a donc été victime du même genre d'abandon dont les Ken Hitchcock, John Tortorella et autres Mike Keenan ont été victimes avant lui.

En laissant les Sénateurs marquer les quatre premiers buts du match de samedi, à Ottawa, comme l'avaient fait les Maple Leafs à leurs dépens trois jours plus tôt à Toronto, les joueurs du Lightning ont lancé un message clair: ils en avaient assez!

Steven Stamkos avait déjà offert un aperçu de ce message lundi dernier à Tampa dans une victoire aux dépens des Flyers de Philadelphie.

Quoi? Un message de mécontentement dans une victoire? Eh oui! En toute fin de rencontre, après qu'il eut scellé l'issue de la partie en marquant dans un filet désert - victoire de 4-2 - la caméra a croqué une image de Stamkos à son retour au banc. Penché au dessus d'une épaule de son joueur-vedette, Guy Boucher multipliait les félicitations à l'endroit d'un joueur qui, comme toutes les grandes vedettes de la LNH, a pratiquement droit de vie ou de mort sur son coach. Au lieu de sourire comme l'occasion le réclamait ou de simplement se retourner pour partager les joies de la victoire avec son boss, Stamkos est demeuré de marbre.

Bon! Il est facile de relever ce fait saillant une fois le congédiement tombé. Comme il est facile de rappeler le visage défait de Steve Yzerman lorsque les caméras de RDS l'ont capté dans sa loge du Centre Bell lorsque le Canadien a effacé un recul de deux buts pour battre le Lightning 4-3, le 9 mars dernier.

Mais ces images envoyaient un message clair: les jours de Guy Boucher derrière le banc de l'équipe avec laquelle il a connu tant de succès, il y a deux ans à peine, étaient déjà comptés.

Aux prises avec les mêmes blessures et les mêmes lacunes qui minent l'équipe depuis le début de la saison, le Lightning a encore perdu hier. Il s'est incliné 3-2 à Winnipeg.

Contrairement aux deux derniers matchs, les Stamkos, St-Louis et Cédrick Desjardins, solide devant le filet, donnaient toutefois l'impression de vouloir gagner.

Peut-être voulaient-ils offrir une victoire à Martin Raymond, qui dirigeait son premier et peut-être son seul match en carrière dans la LNH à titre d'entraîneur-chef.

Peut-être aussi voulaient-ils remercier leur directeur général et impressionner leur prochain entraîneur-chef qui, si la tendance se maintient, s'appellera Lindy Ruff.

Quant à Guy Boucher, il reviendra dans la LNH. C'est certain. De fait, si le Canadien connaît des difficultés à Pittsburgh et à Boston mardi et mercredi, après s'être fait battre par Buffalo au Centre Bell samedi, ne soyez pas surpris d'entendre déjà son nom résonner dans les tribunes téléphoniques à titre de remplaçant éventuel derrière le banc du Tricolore.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer