Pas le temps de niaiser

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François Gagnon
La Presse

En chambardant son alignement comme il l'a fait mardi, Michel Therrien a lancé un message clair à ses joueurs. Un message qu'il a confirmé devant les journalistes avec un «pas le temps de niaiser » bien senti en guise d'explication au remplacement de Lars Eller par Brendan Gallagher. Un changement qui a fouetté le Tricolore. En plus, Alex Kovalev, Jonathan Huberdeau et les Panthers de la Floride ont été aussi mauvais au Centre Bell hier qu'ils l'avaient été la veille à Ottawa.

C'est vrai. Ça n'enlève toutefois rien à l'entrain qu'affichait le Canadien sur la patinoire. Au bel équilibre affiché par les quatre trios envoyés dans la mêlée. Pacioretty, Desharnais et Cole ont été meilleurs que samedi. Bien meilleurs ! Ils pouvaient difficilement faire pire. J'ai beaucoup aimé l'engagement de Rene Bourque au sein du deuxième trio. J'ai aimé davantage la fraîcheur du troisième trio composé d'Alex Galchenyuk, Brandan Gallagher et Brandon Prust. Prust a plusieurs fois justifié la promotion obtenue par la qualité de son jeu.

L'appréciation du travail de ce troisième trio dépasse le premier but en carrière de Galchenyuk. Elle est basée sur l'énergie déployée, les actions directes au filet, l'implication des trois joueurs et la conviction affichée dans leur travail. C'est sans l'ombre d'un doute pour les récompenser cette conviction que Therrien les a envoyés sur la glace dans les derniers instants d'une attaque à cinq en fin de deuxième période. Une présence que Galchenyuk a couronnée de son but marqué six secondes après le retour au jeu de Stephen Weiss. Un premier but qui lui a valu une chaleureuse ovation. Et une première étoile qui a suscité une autre ovation à laquelle il a répondu en levant les bras au ciel pour applaudir à son tour en guise de remerciement. Dans un rôle plus effacé, mais ô combien efficace, les membres du 4e trio ont fait plus que leur part. Autant en écoulant des pénalités qu'en forçant les Panthers à en écoper à leurs dépens.

J'ai surtout aimé le dynamisme du premier duo de défenseurs employés en avantage numérique. En relève à Tomas Kaberle, Raphael Diaz a été très efficace en compagnie d'Andrei Markov. Le duo a multiplié les passes et les permutations. Il a créé des occasions, obligé la défense à se déplacer, ce qui a permis à Markov de marquer deux fois avec des tirs frappés de la pointe. Des tirs dont on avait oublié la force et la précision en raison des longues absences du défenseur russe blessé. Des tirs qui ont sûrement fait réfléchir un brin P.K. Subban s'il a regardé la rencontre.

Car si le Canadien gagne et que l'attaque à cinq récolte sa part de buts, Subban perdra des munitions dans la guerre qu'il livre à Marc Bergevin afin d'obtenir un contrat à long terme. Il perdra aussi la pression populaire sur laquelle il compte énormément pour forcer la main du Canadien.

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