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La glace est brisée

C'était froid hier. C'était même «frette» autour du Centre Bell où, par... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Photo Bernard Brault, La Presse

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François Gagnon
La Presse

C'était froid hier. C'était même «frette» autour du Centre Bell où, par milliers, les partisans du Canadien ont passé de longues heures à attendre l'ouverture des portes.

Une fois à l'intérieur, c'était beaucoup plus chaleureux. À 17h07, lorsque les premiers cris ont résonné et que les partisans se lançaient d'un siège vide à un autre afin de trouver celui qui leur offrirait la meilleure vue sur la patinoire, le lock-out et ses effets ne comptaient plus. Deux heures plus tard, lorsque le match intra-équipe s'est mis en branle dans un tonnerre d'applaudissements, le conflit de travail ne comptait plus du tout.

Comme quoi ceux qui prédisaient un accueil glacial des amateurs ont vu aussi juste que les Mayas avec leur fin du monde qui devait nous tomber dessus le 21 décembre dernier.

Invités par le Canadien, les quelque 17 000 partisans qui ont répondu à l'appel n'allaient certainement pas huer leurs favoris. C'est bien évident. Surtout que plusieurs d'entre eux n'auraient pu s'offrir pareille visite en saison régulière. Encore moins en séries éliminatoires.

«Nous sommes venus quelques fois, mais on a profité de l'occasion pour faire un cadeau à notre fille qui vient de célébrer ses 4 ans. Elle crie: c'est le but! quand elle regarde les matchs avec nous à la télé. Ce soir, elle est sur place», a dit la maman de la petite Sara Cambon dont le gros foulard entourant sa tête ne pouvait complètement camoufler le sourire.

Il faut dire que la petite, comme tous les autres jeunes et moins jeunes venus au Centre Bell hier, venait de croiser les joueurs du Canadien et les dirigeants qui étaient regroupés aux deux entrées principales pour souhaiter la bienvenue à leurs partisans. Une belle initiative.

Les fans se sont toutefois assuré de passer leur message. Quand le jeu a perdu de son lustre, que les joueurs cherchaient leur deuxième souffle, et quand la séance de tirs de barrage s'est éternisée, les amateurs ont passé leur message en scandant: On veut P.K.!

Vite sur le «piton», le responsable de l'animation a lancé le thème de l'émission The Price is Right en guise de réplique. Je me demande seulement si ce choix musical visait à inviter les fans à encourager leur autre grand favori, Carey Price, ou à lancer le message au défenseur qu'à juste prix, il sera accueilli à bras ouverts dans le vestiaire du Canadien. Je vous laisse choisir. En passant, les négociations entre le Canadien et Subban sont au neutre depuis trois jours.

Sincères, évidents et légitimes, les appels lancés à P.K. ont un brin volé la vedette à Francis Bouillon, qui a reçu la plus belle ovation de la soirée lorsque les partisans lui ont souhaité la bienvenue avant qu'il ne s'élance en tirs de barrage.




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