Grâce à Marvin Miller, ou à cause de lui...

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Premier directeur de l'Association des joueurs du baseball majeur de 1966 à 1982, Marvin Miller a changé le cours de l'histoire du sport professionnel.

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Si Donald Fehr et les joueurs de la Ligue nationale de hockey tournent aujourd'hui le dos à une convention collective qui les assurerait de revenus de plus d'un milliard par année, c'est à cause de Marvin Miller.

En fait non: c'est grâce à Marvin Miller.

Premier directeur de l'Association des joueurs du baseball majeur, Marvin Miller a changé le cours de l'histoire du sport professionnel. Pendant que le Québec profitait de la Révolution tranquille pour sortir de la grande noirceur, Miller a mené une révolution du même genre dans le baseball professionnel.

Quand il est entré en poste en 1966, le salaire minimum était de 6000 $. Il oscillait autour de 50 000 $ lorsqu'il a quitté en 1982 pour passer le flambeau à Ken Moffett à qui Donald Fehr a succédé un an plus tard.

Le salaire moyen est passé de 19 000 $ à 326 000 $ au cours du règne de Miller.

Aujourd'hui, les plus bas salariés du baseball majeur empochent annuellement 480 000 $. L'explosion des salaires grâce à l'arbitrage et l'autonomie complète des joueurs, deux principes établis par Miller, ont toutefois permis au salaire moyen de fracasser la barre des 3 millions il y a deux ans.

Avec les 136,5 millions que les Devil Rays de Tampa Bay viennent de consentir au troisième-but Evan Langoria, le contrat de 15 millions que les Yankees ont offert au lanceur Hiroki Kuroda, les 11 millions qu'Andy Pettitte n'a qu'à accepter pour prolonger d'un an sa carrière sur la butte du Bronx et les autres - et il y en aura beaucoup - contrats vertigineux qui seront accordés en plein magasinage de joueurs autonomes, le salaire moyen du baseball majeur fluctuera en hausse encore cette année.

Tout ça grâce à Marvin Miller, si vous êtes de ceux qui pleurent sa mort survenue mardi à New York. Tout ça à cause de Marvin Miller, si vous êtes favorables aux propriétaires du baseball majeur qui gardent les portes du Temple de la renommée du baseball fermées à double tour devant lui.

Vénéré par les uns, honni par les autres, il est insensé que Miller, qui a succombé à un cancer à 95 ans, n'ait pu se rendre à Cooperstown pour poser la main sur la plaque immortalisant sa contribution au baseball majeur.

Une intronisation posthume n'excusera pas complètement le traitement innommable de l'organisation du baseball majeur à son endroit. Mais cette intronisation demeure essentielle.

D'ici à ce que cette erreur soit corrigée, le site ThanksMarvin.com que des joueurs ont offert à ce pionnier à son 93e anniversaire de naissance permet de réaliser l'impact que cet homme a eu sur le baseball majeur. Un impact qui s'est répercuté sur l'ensemble du mouvement syndical en Amérique du Nord.

Donnons une chance à la médiation

La première journée de médiation dans le conflit opposant la LNH aux joueurs qu'elle a mis en lock-out le 15 septembre n'a pas permis de dénouer l'impasse. C'était prévisible. Et bien que plusieurs de mes collègues et amis affichent peu d'optimisme à l'égard de cette médiation, il me semble qu'on devrait au moins lui donner une chance de réussir.

Vrai que Bettman et Fehr sont campés sur des positions irréconciliables. Mais les spécialistes qui servent de «Casques bleus» trouveront le moyen de proposer des pistes de solution. Les parties se reverront aujourd'hui. Demain? On verra.

Ça commence à presser. Les prochaines dates critiques sont le 5 décembre et le 15 décembre - réunion des gouverneurs à New York -, date limite pour permettre un début de saison pendant le congé des Fêtes que plusieurs - et je fais partie du groupe - considèrent comme la date la plus tardive pour une saison écourtée de 60 parties opposant des clubs d'une seule et même association.

Québec devra attendre

Les espoirs d'un retour prochain de Québec dans la LNH ont une nouvelle fois été mis en échec mardi par le vote favorable du conseil municipal de Glendale confirmant le contrat d'exploitation du Jobing.com Arena signé avec Greg Jamison.

D'une valeur de 320 millions sur 20 ans, ce contrat ne met pas définitivement fin aux difficultés des Coyotes. Mais maintenant qu'il peut compter sur ces millions, Jamison aura beaucoup plus de facilité à convaincre des investisseurs de sauver le hockey dans le désert de l'Arizona. Jamison a besoin de 170 millions pour acheter les Coyotes de la LNH, qui assume la tutelle de cette équipe, intéressante sur la patinoire, mais moribonde sur le plan des affaires. C'est la moitié de la valeur d'une équipe acquise par le biais d'une éventuelle expansion alors que le prix de ou des franchises est établi par le prix médian des 30 équipes déjà en place.

Jamison se donne de 30 à 60 jours pour conclure la transaction. À moins d'une grosse surprise, il y arrivera.

Est-ce que ça veut dire que les Coyotes sont à Phoenix pour de bon?

Pas le moins du monde. Si cette équipe continue à jouer devant des gradins vides, elle mettra le cap sur Seattle dès qu'un amphithéâtre digne de la LNH sera érigé. C'est ma prétention depuis toujours. Je la maintiens.

Je demeure convaincu que les Nordiques reviendront par le biais d'une expansion. À moins que la LNH n'ouvre un jour la porte au déménagement des Blue Jackets de Columbus et/ou des Panthers de la Floride. Pour l'instant, mieux vaut ne pas retenir votre souffle.

Mais dès que les amphithéâtres seront prêts, à Québec comme à Markam, en banlieue de Toronto, on pourra reprendre espoir de voir deux équipes canadiennes de plus dans la LNH.

Règle 14-1 b

La PGA et la Royal & Ancient Golf Association ont donné un sérieux coup de barre en proposant l'abolition des points d'ancrage sur le corps lors des coups roulés. Cette règle qui pourrait être mise en vigueur en janvier 2016 cause de sérieux maux de tête aux golfeurs professionnels et amateurs qui avaient trouvé une façon de dominer leurs ennuis sur les verts. Plus de détails sur mon blogue.

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