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La gratuité: belle idée, mauvaise politique

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Alain Dubuc
La Presse

Il y a un étrange paradoxe dans tout le débat déclenché par le mouvement étudiant. L'ASSÉ, groupe le plus radical, perd des plumes, mais sa revendication centrale, la gratuité universitaire, prend du galon. Elle séduit des intellectuels. Elle rallie 30% des Québécois. Elle a la caution morale de Jacques Parizeau. Et le gouvernement péquiste n'est pas contre l'idée, mais explique plutôt que le Québec n'en a pas les moyens.

Cette rencontre improbable entre la jeunesse radicale romantique et l'âge d'or nostalgique ne constitue pas un progrès de la société québécoise dans sa quête de solidarité, mais plutôt une fossilisation de l'idéal social-démocrate, incapable de sortir de ses ornières.

Le problème, c'est qu'on confond belles idées et bonnes politiques. La gratuité est un symbole qui incarne admirablement ce principe de justice sociale qu'est l'accessibilité de l'université. Mais c'est une très mauvaise façon d'atteindre cet objectif.

Pas parce que le Québec n'en a pas les moyens. Au plan strictement financier, la gratuité est tout à fait possible. Cela coûterait un peu plus de 1 milliard par année, somme que le Québec peut payer s'il sacrifie d'autres objectifs ou s'il est prêt à augmenter les impôts.

C'est faisable, mais est-ce souhaitable? Avant d'implanter une politique ambitieuse et coûteuse, il faut poser les bonnes questions. Quel objectif cherche-t-on à atteindre? Si c'est l'accessibilité, est-ce que la gratuité est la meilleure façon d'y parvenir? Est-ce que son implantation aurait des effets indésirables? Et surtout, est-ce la meilleure façon de dépenser 1 milliard par année?

Au moment de la Révolution tranquille, on aurait voulu rendre l'université gratuite pour éliminer l'obstacle financier et ouvrir davantage les portes de l'université aux moins bien nantis. Faute d'argent, on s'est alors rabattu sur le gel. C'était il y a 50 ans. Mais qu'est-ce qu'on a appris depuis un demi-siècle?

On sait que des droits de scolarité beaucoup plus bas n'ont pas permis au Québec de faire mieux que les autres provinces en termes d'accessibilité. De très nombreuses études, québécoises, canadiennes, internationales, montrent de façon très claire que le coût des études, s'il est raisonnable, n'est pas un obstacle important à l'entrée à l'université. Les enfants de milieux moins riches sont moins nombreux à l'université en raison de la faible valorisation des études dans leur milieu et parce qu'ils ont plus de chances d'avoir de mauvais résultats scolaires.

Si, collectivement, nous voulions consacrer 1 milliard par année à l'amélioration de l'accessibilité aux études supérieures, ce n'est certainement pas dans la gratuité qu'il faut investir. Il faut oublier les symboles creux, et travailler dans l'ombre, en amont, pour accompagner les enfants bien avant qu'ils obtiennent leur DEC, pour améliorer leurs résultats scolaires, pour lutter contre le décrochage. La vraie justice sociale est là.

D'autant plus que la gratuité nous éloigne de la justice sociale parce que le gros de ce milliard se retrouverait dans les poches de ceux qui iraient à l'université de toute façon, largement issus des classes moyennes et des milieux aisés.

Il y a un autre effet pervers. Sans le rôle de ticket modérateur que jouent les droits de scolarité, on retrouverait dans les universités ce qu'on observe dans les cégeps: plus d'étudiants, mais des cheminements académiques plus longs, un taux d'échec élevé. Sans oublier les effets d'une surpopulation universitaire sur la qualité de l'enseignement et le risque que la gratuité mène à plus de contingentement.

La séduction qu'exerce l'idée de la gratuité illustre la dérive du débat depuis le printemps dernier, où l'on a souvent oublié que les choix d'une société doivent aussi reposer sur des faits, des données, des études et des analyses.

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Commentaires (43)
    • J'ai bien apprécié votre billet qui résume très bien la situation tant au point de vue des étudiants universitaires et la perspective sociale associée aux frais de scolarité, on a beau rêver mais la réalité demeure même si on peut devenir aveuglé par le rêve. J'aimerais bien
      lire une réplique aussi structurée et objective a ce billet.

    • @antiheros "Pis c'est fait avec des ti-desseins pour que les gens de la droite puissent comprendre"
      Le mépris est l'arme du faible: est-ce qu'il était incontournable? Pas certaine qu'il aide au débat. L'équilibre, c'est dans le jugement sain qu'on le trouve et il ne se tient jamais aux extrémités. Quand on navigue, la stabilité n'est pas assuré lorsque l'on penche exclusivement à tribord ou à bâbord... l'un ou l'autre est tout aussi périlleux.

    • Je vais prévenir l'Écosse, la Belgique, l'Espagne, l'Autriche, l'Allemagne, le Brézil, l'Argentine, la Suède, la Finlande, le Norvège et le Danemark qu'ils ont oublié de faire leurs choix basés sur "des faits, des données, des études et des analyses" et que le seule modèle valable est le modèle ontarien. Je vais prévenir le milliard d'humains qui bénéficient d'éducation gratuite jusqu'au doctorat qu'ils ont tort, même si leurs études, faits, données et analyses démontrent que c'est fiscalement rentable, je vais prévenir toutes les universités de ce monde que c'est le porte-parole de Power Corporation qui a raison, du haut d'un journal québécois déficitaire.

    • @antiheros, 22 février à 10h18
      Vous écrivez: "Pis c'est fait avec des ti-desseins pour que les gens de la droite puissent comprendre"
      Voici une autre version d'un interview fait il y a quelques mois avec M. Luc Godbout; selon moi, même s'il n'y a pas de petits dessins, vous devriez comprendre.
      http://www.youtube.com/watch?v=Rr0k8L3t-g8
      Ce qui est à noter, c'est que, depuis la diffusion de cet interview, les libéraux ne sont plus là et le parti Québécois a encore amélioré la condition de la classe moyenne, en retirant les augmentations des frais de scolarité et en maintenant les acquis accordés par les Libéraux en ce qui concerne les prêts et bourses.
      À mon humble point de vue, la façon d'améliorer l'accessibilité aux études universitaires ce n'est pas par la gratuité, ce n'est pas par le gel des frais de scolarité, c'est en soutenant ceux qui n'ont pas les moyens de poursuivre les études supérieures. Bien entendu, il faut soutenir encore plus les élèves en difficulté et ce, bien avant qu'ils se rendent au CÉGEP ou à l'université.

    • Excellent texte.
      La question est exactement là.
      Les tenants de la gratuité diront: imposons telle ou telle taxe additonnelle (une taxe sur le capital s'adressant aux banques semble très populaire) et c'est faisable.
      Personne ne conteste que c'est faisable, mais il y a plusieurs éléments:
      -les ressources sont limitées, donc quand on dépense sur quelque chose, on ne met pas cet argent ailleurs, il faut donc se demander, et c'est la clé, admettons qu'on dégage 1G$ avec une nouvelle taxe (ou "seulement 600M$, elle est bonne celle-là, les gros chiffres indiffèrent quand on parle de l'argent de autres), est-ce la meilleure façon de le dépenser?;
      -les taxes ont par définition des effets pervers et négatifs. Ça nuit toujours à l'économie. Une nouvelle taxe de 1G$ sur les banques veut dire en pratique que ce sont les clients des banques en question qui vont payer ce montant, et que les rendements que reçoivent les fonds de pension vont diminuer. De plus, tout le monde semblait d'accord il n'y a pas si longtemps pour dire qu'une taxe sur le capital est l'une des pires formes de taxation, parce que ça décourage l'investissement (la palme étant sans doute remportée par la taxe sur la masse salariale qui décourage l'emploi).
      -Taxer pour la gratuité scolaire est par définition régressif. C'est l'élite de la société, en moyenne, qui va à l'université, et la plupart des gens n'auront jamais accès indépendamment des frais parce qu'ils ne sont pas assez forts. Les diplômés universitaires gagnent en moyenne beaucoup plus que les autres. On demande ici à l'ensemble de la population de payer pour la gratuité pour les médecins, les dentistes et les avocats.
      -Cette demande de gratuité émane en réalité d'un noyau de marxistes-léninistes d'opérette noyautés par la CSN et le PQ (Léo, et bientôt Martine...). Ils sont tellement carricaturaux qu'ils seraient comiques s'ils n'avaient pas fait autant de dégâts, délibérément d'ailleurs.
      -0 impact sur l'accès.

    • Mais qui a dit que le contingentement serait mauvais. Au contraire, cela serait tout à fait bénéfique pour la société. On parle d'université ici, pas d'un cours de cuisine...

    • @ apocalypse
      Vous devez lire M. Dubuc depuis très longtemps pour avoir développé une tel crainte de la gauche. Attention ça peut être dangereux pour votre santé.
      Pour votre information, je ne suis pas pour la gratuité scolaire. Je suis contre un certain discours méprisant à l'encontre des carrés rouges et des étudiants qui a eu largement cours dans les pages de la presse au cours de la dernière année et qui se reflète d'ailleurs dans beaucoup de commentaires sur cet article.

    • @Georges Michaud Vous vous demandez d'où vient l'endettement des étudiants? La Banque Nationale a analysé que les frais de scolarité y sont pour peu dans l'endettement. On parle des pauvres parents qui ont un taux d'endettement de 160%. Rien de plus facile... je pourrais dépenser plusieurs fois mon revenu annuel si je me mettais des balises. Déjà, en suivant le modèle des dépenses par les étudiants, je ne pourrais pas équilibrer les colonnes recettes/dépenses. L'économie, c'est une science boudée par plusieurs.
      Un sondage de Leger Léger Marketing, 2010, a mis en évidence que parmi les étudiants à plein temps,
      - 95 % accordent un budget pour les restaurants, montant moyen : 2 028 $/an
      - 79 % accordent un budget pour un service de téléphonie cellulaire : 516 $/an
      - 93 % accordent un budget pour vêtements et accessoires, montant moyen : 912 $/an
      - 53 % ont des dépenses reliées à l'utilisation d'une automobile, montant moyen : 2 712 $/an
      - 56 % des étudiants ayant recours au programme de prêts et bourses disent avoir une voiture personnelle
      - 21 % accordent un budget pour les voyages d'agrément, montant moyen 1 644 $/an

    • Il me semble que la vraie question à se poser serait ceci: Est-ce qu'on veut valoriser, au Québec, une qualité d'éducation de calibre international, ou juste assez pour dire qu'on est allés à l'université pour être allés à l'université? Quand on aura répondu à cette question, on pourra statuer sur la gratuité scolaire.
      Pour ce qui est de la valorisation de l'éducation, le meilleur exemple pour moi vient des États-Unis. Je suis mariée à un Américain depuis 10 ans. Ce que j'ai constaté ici c'est que l'éducation est valorisée depuis la petite enfance. La question que les jeunes se posent n'est pas de savoir "si" ils iront à l'université, mais plutôt "où" ils iront. Et pas dans le sens de choisir entre Harvard et Cornell, mais plutôt dans le sens d'aller à l'université, point. Parce que c'est ça qui compte.
      J. Ledoux

    • Excellent article M. Dubuc, comme toujours. Cependant, je m'étonne du chiffre de 30% des Québecois qui seraient en faveur de la gratuité universitaire. J'aurais pensé que ce chiffre aurait été beaucoup plus bas. Après tout, l'extrème-gauche au Québec ne représente qu'un groupuscule de marginaux.

    • Bonjour M.Dubuc,
      on parle beaucoup de l'endettement étudiant. Quelle en est l'origine? Si elle a à voir avec l'achat à crédit d'une voiture, d'un Ipad, d'un portable, de fringues dernier cri, je n'appèle pas cela endettement pour cause d'études. Je me rends à l'université 4 fois par semaines; chaque fois je peine à trouver un stationnement sauf le dimanche. Par ailleurs la gratuité scolaire me semble réalisable mais il faudra sans doute comme société se priver ailleurs. Ou augmenter les revenus de l'État par des taxes et des impôts.
      Faudra-t-il contingenter les inscriptions? Quel beau débat à venir avec l'ASSE et autres mouvements de gauche. Est-ce que les adultes qui passent un ou 2 soirs par semaine à l'Université après une journée au boulot, auront accès à la gratuité eux qui au surplus doivent assumer des frais de garde pour enfants? Y aura-t-il une limite de temps(abstraction faites des adultes) pour l'obtention d'un diplôme? En tout cas la preuve n'a pas été faite que la gratuité des études universitaires pouvait être une mesure sociale aussi juste qu'on semble vouloir le dire.
      Georges Michaud

    • M.Dubuc, vous avez raison, la gratuité profitera plus aux riches qu'aux pauvres, dont beaucoup ne se rendront pas à l'université. Ce 1 milliards que coûterait la gratuité à l'état sera mieux dépenser dans les écoles primaires et secondaires.
      Comme dirait M. Boisvert, la lutte des classes en l'envers.

    • Bien sûr que la gratuité est une idée séduisante, toutefois il s'agit bien d'une lame à double tranchant. Si l'on restreint trop l'accès au niveau des résultats pour éviter l'effet de "bar ouvert", ceci risque bel et bien de restreindre l'accessibilité aux études supérieures à la population en général compte tenu du nivellement par le bas que l'on observe à des niveaux d'enseignement inférieurs. L'argument selon lequel la gratuité devient payante par le biais de la fiscalité perd alors beaucoup de poids.
      Il faut se demander aussi si vraiment la gratuité inciterait réellement beaucoup plus d'étudiants de premières générations à franchir les portes des facultés. Or, nous savons que beaucoup d'étudiants sont issus de milieux "plus aisés" non seulement en raison des moyens qu'il faut déployer, mais aussi du fait que les parents accordent beaucoup plus d'importance à la lecture, aux activités enrichissantes et au temps accordé aux devoirs le soir à la maison.
      Certains "riches" pourraient aussi se tourner vers les collèges privés (au détriment du secteur public) pour favoriser les leurs en leur donnant une longueur d'avance lorsqu'il sera venu le temps des tests d'admission.
      Sans compter que la gratuité n'éliminerait pas l'endettement étudiant complètement car il faudrait que ceux qui n'ont pas la chance de rester près d'un campus (où ils auraient la chance d'être acceptés) empruntent ou travaillent pour payer soit automobile, appartement, hydro-québec, épicerie, internet, etc.
      Sans compter que pour que la gratuité soit la plus efficace possible, il faut calculer qu'il y a un niveau de diplomation optimal à atteindre dans la société. Si le gouvernement se pète les bretelles en disant qu'il crée beaucoup d'emploi, encore faut-il que ces emplois nécessitent l'obtention d'un diplôme universitaire...
      L'éducation supérieure est donc un débat très large et c'est une erreur de penser que chaque aspect peut être débattu en vase clos.

    • Tout à fait d'accord! J'ajouterais ceci: on entend certains dire que la gratuité est une bonne idée mais qu'on ne peut pas se la payer. Le Ministre Duchesne s'est d'ailleurs prononcé en ce sens récemment. Or la gratuité est une mauvaise idée peu importe notre conjoncture budgétaire. C'est la meilleure façon de dévaloriser les études supérieures alors qu'elles doivent être au contraire valorisées. À moins que l'on veuille resserrer dramatiquement les critère d'admission et de réussite en contrepartie de la gratuité. On imagine les hurlements des carrés rouges si une telle chose devait être envisagée...

    • Tout à fait d'accord avec votre billet. Même les pays nordiques où la gratuité est offerte commencent à éprouver des difficultés et songent à revoir leur façon de faire devant certains constats alarmants.
      Malgré la gratuité, l'endettement étudiant n'a aucunement diminué ce qui est déjà contradictoire. Il serait bon d'en chercher la raison. On dépense autrement mais autant pour ne pas dire plus.
      Le taux de chômeurs avec un diplôme universitaire ne cesse de grimper. Et, enfin, ces pays font face à une baisse alarmante de travailleurs qualifiés (plombiers, électriciens, etc.).
      Décidément, il y a des questions à se poser sur les bénéfices réels qu'engendre la gratuité.
      Ici, il faudrait aussi se poser la question sur l'engagement parental dans l'éducation et la sous-utilisation des REEE qui sont des instruments valables pour assurer l'éducation de nos enfants. Là où les étudiants des classes défavorisées sont pénalisés c'est dans la pauvreté intellectuelle de leur milieu de vie souvent. C'est là qu'il faut agir pour stimuler l'intellect de ces jeunes. Le milliard qu'il en coûterait pour instaurer une gratuité inutile devrait être investi ailleurs et bien avant l'université.
      Quant à l'accessibilité, elle n'a jamais été aussi grande que maintenant. C'est un faux problème. Les étudiants dépensent trop ailleurs et pas suffisamment pour leurs études et la gratuité n'y changera rien bien au contraire. On veut resserrer la gouvernance des universités. C'est très bien. Mais faisons-en autant du côté étudiant. Il y en a trop qui flambent leurs prêts ou bourses en une seule semaine de folles dépenses. Il faut mettre en place des contrôles rigoureux de ce côté et ça presse. Mais personne n'en parle de ce mauvais aspect des choses de crainte d'être taxé de cracher sur la jeunesse. Pourtant le problème est bien réel et beaucoup s'endettent inutilement grâce au syndrome de la carte de crédit oubliant qu'un jour ou l'autre, il faudra bien rembourser.

    • Il me semble que la gratuité à la façon scandinave (ou allemande) ne constitue pas une si mauvaise politique que ça. Du moins, c'est une idée qui mérite d'être débattue, qui n'est pas ridicule et vous n'en parlez pas. Pourquoi? Bien sûr, cette gratuité impliquerait des changements profonds tels notamment une revalorisation de l'excellence par le contingentment accru aux disciplines académiques. Aussi, la diplomation pour la diplomation ne serait pas un objectif de l'enseignement supérieur, au contraire. Cette gratuité aurait comme effet collateral de diriger bon nombre d'étudiants vers des écoles professionnelles et techniques, ce dont nous avons aussi grandement besoin.
      A. Prince

    • Bravo pour votre texte Monsieur Dubuc.
      Quant à la gratuité, elle est peut-être envisageable mais à certaines conditions:
      1. Contingentement serré dans toutes les matières comme pour la médecine par exemple. Tu veux étudier en littérature, tes notes en français doivent être très élevés. En histoire de l'art, tes notes dans les matières de sciences humaines doivent être au sommet.
      2. Après le contingentement, examens d'admission dans toutes les matières afin d'évaluer la capacité de l'étudiant à performer dans les matières qu'il devra maîtriser.
      3. Limite raisonnable de temps pour compléter le diplôme.
      Les coûts pour la société seraient probalement similaire aux coûts actuels, on s'assurerait de former des diplômés de qualité et il faudrait investir en amont afin de préparer correctement les élèves au primaire, au secondaire et au cegep (si on conserve cette structure). Les études supérieures devraient viser la qualité et non pas la quantité.
      Et non, l'université n'est pas pour tout le monde et ce n'est pas souhaitable pour une société d'avoir trop d'universitaires. Regardez la France qui souffre de ce phénomène et qui manque de plombiers, d'électriciens, de soudeurs, etc.
      Sylvain Rivard

    • Je me demande de ou vous prenez le 1 milliards. Même les études les plus conservatrices situent le coût de la gratuité à 800 millions. Le consensus étant chiffré à environ 600 millions. Néanmoins, on ne peut être totalement en désaccord avec votre article. Vous soulevez des bons points.
      Même si je crois en la gratuité, je ne suis pas d'accord avec Parizeau pour mettre de côté le déficit zéro. Le Québec croule sous sa dette et nous sommes rendus au point qu'il faut couper dans tout ce qui est nécessaire. Les libéraux ont laissé les finances publiques dans un état presque catastrophique, ça va prendre du temps à réparer.
      Notre régime d'aide présentement (celui modifié par le PLQ) est très généreux. L'accessibilité n'est pas ce qui est jeu effectivement, et il est vrai que la majorité des études disent que les frais de scolarité ne sont pas nécessairement corrélés à une baisse de la clientèle (sauf en Angleterre ou la hausse fut drastique).
      Ma solution pour les universités:
      1. Indexation des frais à l'inflation.
      2. Imposer un maximum sur les frais afférents
      3. Augmenter les budgets de fonctionnement (avec les fonds de recherche et d'immobilisation)
      4. Obligations des universités de fournir publiquement leurs états financiers (c'est de l'argent public après tout)
      5. Revoir le financement des universités francophones (qui sont nettement sous financé par rapport à nos université anglophones - question d'Équité).
      La solution passe par la transparence. Il faut redonner confiance en la population avec nos institutions. Comment avoir confiance en des universités qui gaspille des millions de fonds publics pour construire de l'immobilier et qu'ensuite ces même administrateurs réclame que les universités sont sous financé?

    • Assez d'accord avec vous. Je pense aussi qu'un jeune du Centre-Sud de Montréal a statistiquement moins de chance d'accéder à l'université qu'un jeune du West-Island quelque soit le niveau des frais de scolarité. Je n'ai pas vu d'études à ce sujet, mais ça m'apparaît logique. Je ne sais pas exactement comment il faudrait investir mais c'est bien à ce niveau qu'il faut le faire.
      J'aime aussi les deux autres idées qui commencent à être discutées dans les medias: les coûts en fonction du programme, les coûts variables selon l'université. Si l'enseignement de la sociologie, le journalisme, l'histoire, la géographie, etc. coûte moins cher que celui de la médecine, de l'ingénierie, etc.; pourquoi devrions-nous faire payer autant les gens qui auraient un intérêt pour ce type d'études? Qui profite d'un taux unique? Ceux qui devraient payer plus cher? Par exemple, les futurs médecins? Je crois qu'ils auront peu de difficulté à rembourser leurs études même si elles leur coûtaient un peu plus cher.
      Je trouve également intéressante l'idée de laisser aux universités un certain contrôle (pas nécessairement un total contrôle) sur les frais qu'elles veulent imposer. Si un programme dans une université réputée coûte 10000$ et le même programme dans une université moins réputée coûte 1000$, le choix sera à l'étudiant. En tant qu'employeur, j'ai été à même de constater que la qualité des diplômes est déjà très variable selon l'université. Et rien ne semble démontrer que la méthode actuelle améliore la qualité de l'éducation... bien au contraire.

    • @siuolst - 22 février 2013 - 09h37
      Je viens juste de reprocher à la gauche de ne pas être capable de nous fournir une analyse et une argumentation digne de ce nom et vous faites exactement ce que je vous reproche: encore du VIDE! M. Dubuc a autrement fait avancer le débat, et il n'est pas le seul à La Presse, que vous et les partisans de la gratuité: SVP relire sa chronique attentivement et nous revenir avec une contrepartie solide en faveur de la gratuité et on va vous lire avec plaisir!

    • On a une forte tendance à mettre en place des programmes sans jamais se donner la sagesse d'évaluer et de corriger les lacunes par la suite, d'où l'expression "bar ouvert" et ça, c'est inquiétant! Mes jeunes viennent de terminer l'université et il était clair que nous les aiderions mais, il était clair aussi que je ne paierais ni les échecs, ni les foires magistrales. Pendant cette étape, on a dû faire des choix budgétaires et solidairement nous nous sommes serré la ceinture. Mais ça, c'est plus que DÉSUET comme idéologie. La Banque Nationale a fait une étude et elle en est venue à la conclusion que les frais de scolarité avaient une mince part de responsabilité dans l'endettement des jeunes. Quand est-ce que l'on remet en question les frais de subsistance associés aux études? Avez-vous déjà lu le sondage de 2010 sur ces choix économiques des étudiants à plein temps? Beaucoup de salariés s'en tiennent à des budgets davantage conservateurs et c'est à eux que l'on refilerait la facture? Une idéologie, ça se partage, ça ne se siphonne pas à plus pauvre que soi!

    • « Cela coûterait un peu plus de 1 milliard par année »
      Ce montant est contesté. Les calculs fondés sur l'ETTP (un indice pour évaluer le nombre d'étudiants) donnent des coûts moindres. On aimerait bien savoir comment on arrive à un coût si élevé (mais on nous le dit pas). 615 millions serait le coût avancé par ceux qui daignent publier leur méthode de calcul.
      « Avant d'implanter une politique ambitieuse et coûteuse, il faut poser les bonnes questions. »
      Bon, là on tombe dans la philosophie. C'est sûr que si on défend pas les mêmes priorités, on pourra jamais s'entendre sur ce qu'il faut faire.
      « On sait que des droits de scolarité beaucoup plus bas n'ont pas permis au Québec de faire mieux que les autres provinces en termes d'accessibilité. De très nombreuses études, québécoises, canadiennes, internationales, montrent de façon très claire que le coût des études, s'il est raisonnable, n'est pas un obstacle important à l'entrée à l'université. »
      Je n'ai pas consulté ces études, alors je peux pas me prononcer là-dessus. Toutefois, admettons que les frais quels qu'ils soient ne changent pas la fréquentation. La différence entre les autres provinces et nous, c'est pas d'entrer, c'est de sortir endetté de l'université. Je ne crois pas que l'endettement, ses effets délétaires sur les personnes, et son effet de mise en valeur que de ce qui est "utile" économiquement soit une bonne chose. La gratuité enlève l'endettement et donne plus d'accès, peu importe si on choisit de fréquenter ou pas l'université.
      « Les enfants de milieux moins riches sont moins nombreux à l'université en raison de la faible valorisation des études dans leur milieu et parce qu'ils ont plus de chances d'avoir de mauvais résultats scolaires. »
      C'est vrai qu'il y a un problème culturel, mais considérez la chose suivante : si l'accès aux études est difficile, est-ce que ça aide à répandre la valorisation des études auprès des pauvres ? Si on a pas accès, ça change pas la situation du pauvre.

    • Voici un petit video qui explique les raisons pour lesquelles la gratuité scolaire c'est réalisable et même payant en bout de ligne pour la société. Pis c'est fait avec des ti-desseins pour que les gens de la droite puissent comprendre
      http://www.youtube.com/watch?v=vrU3OlGV_Zs

    • @mcdoux - 22 février 2013 - 09h17
      Brillant ... LOL!

    • Oui, et ce qui est le plus déplorable , tout ceci à cause d'une femme très opportuniste et ambitieuse qui a tout promis et qui a voulu amadouer tout ces jeunes étudiants en leur faisant miroiter le paradis sur terre , en leur promettant tout avec notre argent de celui et celle qui travaille, le payeur de taxe qui a en assez de payer , on a sorti des études la semaine dernière que nous payons beaucoup plus cher que ce qui se paye aux U.S.A et en plus nous sommes les plus surtaxés en Amérique du Nord ,et voilà elle est encore prète à nous sucer notre argent aux détriments de ces jeunes étudiants au lieu de faire un grand effort de leur faire entendre raison. Tout ceci pour une opportuniste et ambitieuse.

    • Merci pour ces propos éclairés.
      Les jeunes sont à l'image de notre société : manque de rigueur, analyse superficielle des problèmes, pensée magique, irresponsabilité financière. Ce qui me désole au Québec c'est qu'on ne peut jamais avoir de débats rationnels car chaque groupe (de pression), pour amener de l'eau à LEUR moulin, ignore sciemment une partie de la réalité. Ils croient ainsi gagner des points mais, au bout du compte, nous y perdons tous collectivement les consensus nécessaires à l'amélioration des choses. Le meilleur exemple, ce sont les jeunes étudiants de nos collèges et universités. Ils sont assez intelligents pour connaître tous les enjeux que vous décrivez mais ils persistent à présenter une image tronquée de la réalité. Ils font preuve de malhonnêteté intellectuelle... à l'image de leurs aînés, nos élites.

    • Je suis contre la gratuité scolaire, mais je pourrais être convaincu en mettant en place les paramètres suivant:
      - Une fois diplômé, la personne paie par exemple 3% de plus d'impôt sur une période de 5 ans afin de "payer sa part" a la société.
      - La personne ne peux s'expatrier dans un pays étranger ; elle doit travailler et payer des impôts au Québec pour les 5 ans suivant sa diplômation.
      - Il y a une limite de sessions. Si par exemple le programme choisi est de 6-sessions, la personne doit terminer dans au maximium 7 sessions. Au dela de cette limite, les sessions ne sont plus gratuits. Bref, un incitatif pour finir rapidement.
      - Si la personne n'est pas d'accord avec les conditions ci-haut, elle paie simplement les frais "standard" ; je suggère les frais proposés par les Liberaux en 2012.

    • Au moins, M Dubuc a le courage d'admettre que sur le plan strictement comptable, la gratuité scolaire n'est pas une aberration. Or, s'il est vrai que la gratuité scolaire n'améliorerait sans doute pas drastiquement la fréquentation universitaire par les plus pauvres (pour des raisons sociologiques), elle aurait au moins l'avantage d'améliorer la qualité de vie d'une catégorie importante d'étudiants qui fréquentent actuellement l'université, soit la classe moyenne. En effet, la gratuité permettrait d'enlever un important poids financier sur les épaules des familles à revenus moyen qui sont déjà lourdement endettées. Rapellons que la dette des ménages a atteint un sommet de 160 % au Canada, que la moyenne de la dette d'étude pour les dîplomés d'un bacc au Québec est d'environ 16 000 $. C'est donc à la classe moyenne que la gratuité profiterait le plus. En partant de cette logique , on observe également que chaque augmentation de frais de scolarité affecte directement cette catégorie de personne. Pourtant, nous savons que les salaires de la classe moyenne stagnes alors que les revenus des plus riches sont en hausse. Selon Stat Can, le revenu médian du club des 1 % des Canadiens les plus riches est passé de 191 600 $ en 1982 à 283 400 $ en 2010, soit une augmentation de 48 %. Durant la même période, le revenu du reste de la population n'a augmenté que de 1,4 passant de 28 000 $ à 28 400 $. Ce qui m'amène à penser qu'un réel système d'impôt progressif qui imposerait davantage les plus riches et les entreprises (deux qui ont reçu de trops grandes réductions fiscales au cours des 15 dernières années) serait le meilleur moyen de financer la gratuité universitaires afin de faire respirer financièrement la classe moyenne.

    • Je suis tout à fait d'accord avec votre conclusion à l'effet que que les choix d'une société doivent aussi reposer sur des faits, des données, des études et des analyses.
      Je déplore cependant que cette préoccupation qui semble vôtre ne se manifeste pas dans la plupart de vos chroniques, qui véhiculent plus souvent qu'autrement un argumentaire convenant davantage à un politicien en campagne électorale qu'à un économiste sérieux désireux d'enrichir le débat par des analyses approfondies.
      Tout au cours de ce débat portant sur les frais de scolarité depuis plus d'un an, j'ai rarement vu dans votre journal d'analyses sérieuses portant sur les véritables enjeux. Plus souvent qu'autrement il me semble qu'on a du renouer avec les mêmes partis pris et préjugés des différents chroniqueurs et éditorialistes sur le sujet .
      Vous me pardonnerez pour ma nostalgie mais il me semble que dans un passé pas si lointain que cela, les différents organes de presse contribuaient davantage à l'enrichissement et à l'élévation du débat public.
      Merci.

    • @stephanesauve - 22 février 2013 - 08h47
      J'attends encore de voir, comme vous dites, la gauche de la gauche arriver avec une argumentation serrée et rationnelle pour justifier la gratuité à l'université. C'est toujours la même rengaine VIDE: ça va améliorer l'accessibilité. Si on regarde ce qui se passe sous les yeux au Québec et dans les autres provinces, cet argument n'est même pas proche d'avoir du poids. De l'autre côté, tu regardes l'argumentation de ceux en faveur d'une hausse sensible des frais de scolarité et là, on jase, on voit une vraie analyse de ce qui se passe, pas seulement dans les université, mais au secondaire, et même avant, avec le décrochage, le manque de motivation des jeunes, le manque de ressources des établissements, etc. M. Dubuc en a fait une belle démonstration dans sa chronique. Pour ce qui est des adeptes de la gratuité: j'attends le même exercice de lucidité, de solides arguments et une rationalité à toute épreuve ?

    • Il me semble que le concept de la gratuité scolaire, c'est comme les médicaments miracles pour perdre du poids: si ça marchait vraiment, tout le monde le ferait.
      J. Ledoux

    • @Vincent_B:
      Je ne suis pas d'accord. Les deux prémisses sont, à mon avis, bonnes.
      Concernant la première, Dubuc fait une hypothèse, c'est que la gratuité universitaire serait gérée de la même manière que la quasi-gratuité au CEGEP. Étant donné que le Québec vit déjà une situation de quasi-gratuité dans un niveau d'enseignement supérieur (les CEGEP), le fait de prendre cette hypothèse pour base de réflexion est à mon avis justifiée (ce qui ne rend pas la situation souhaitable pour autant).
      Concernant la deuxième, Dubuc ne dit pas que 1G$ dépensé en enseignement supérieur ne serait pas utile socialement, mais il se pose la question si c'est la meilleure manière de dépenser ce G$. Beaucoup d'études le démontrent, les frais de scolarité affectent l'accessibilité aux études supérieures. Donc, en dépensant G$ pour baisser les frais de scolarité, nous pourrions augmenter l'accessibilité. Par contre, ce n'est pas la meilleure méthode pour augmenter l'accessibilité, car les frais de scolarité est l'un des facteurs qui affectent le moins l'accessibilité. Si nous désirons atteindre les deux objectifs suivants : augmenter l'accessibilité aux études supérieures et tenter d'optimiser les dépenses gouvernementales en se focalisant sur les moyens qui permettent d'atteindre le plus efficacement possible notre objectif (augmenter l'accessibilité aux études supérieures), la gratuité scolaire n'est pas la solution à envisager. Augmenter les services d'orthopédagogie et les services à la petite enfance dans les quartiers défavorisés auraient un plus grand impact.

    • Encore une fois, la gauche prend une idée aux prémisses discutables, cogite quelque peu et arrive avec une solution magique risible.
      Non seulement n'avons-nous pas les moyens économique d'offrir la gratuité universitaire, mais toute cette question occulte une réalité bien plus préoccupante;
      Les écoles primaires ne parviennent plus à aider les enfants en difficulté, à offrir du contenu stimulant aux élèves doués, il en va de même au secondaire.
      Les conditions de fonctionnement sont lamentables, mais on voudrait nous faire croire à un ElDorado où l'université gratuite est la clé de tout.
      Trop d'enfants n'y parviendront jamais, parce que la case départ est déja viciée.
      Le drame, c'est que personne n'en parle.

    • Non à la gratuité scolaire, non à l'augmentation de nos impôts. Nous sommes déjà le peuple le plus taxé en Amérique. Qui sont ces « carrés rouges » : étudiants de matières soft, les rouges ne pas beaucoup preneurs chez les étudiants en sciences, en santé et autres matières qui demandent des efforts et beaucoup d'études. Par ailleurs je suis souvent en contact avec des étudiants en sciences venant d'autres provinces. Leur constat : nos infrastructures universitaires sont vieillissantes, les laboratoires et équipements souffrent de la comparaison avec ce qui se trouve ailleurs au Canada. Vite, augmentons les frais de scolarité et cessons de niveler par le bas!

    • Texte somme toute intéressant, mais qui comporte au moins deux fausses prémisses:
      - l'idée que la gratuité serait un "bar open", sans ticket modérateur. Rien n'obligerait à cela, sans pour autant devenir tellement sélectif que l'effectif positif soit annulé. On peut penser à des tests d'admission, ou à un processus d'évaluation continue durant la formation.
      - l'idée que 1G$ mis en enseignement supérieur n'aide en rien le goût à l'école des plus petits, surtout chez les moins aisés. Posons une hypothèse: plus c'est socialement normal et désiré (et possible!) d'aller à l'université, plus l'éducation est reconnu à sa juste valeur (entre autre pour mener à de bons emplois), plus l'éducation sera valorisée vers le bas, chez les jeunes comme, surtout, chez leurs parents.
      On pourrait fournir d'autres arguments, mais je vais en rester sur ces deux exemples, qui biaisent fondamentalement la réflexion présentée ici sur l'intérêt de la gratuité.

    • Le Québec, ce n'est pas le gouvernement. Quand vous écrivez que le Québec ne peut pas se payer la gratuité, n'est-ce pas dire que les Québécois ne peuvent pas se payer l'université. Parce que, quel que soit le mode de partage des coûts, ce sont des Québécois qui payent.
      En fait, si j'ai des doutes sur la gratuité, c'est surtout à cause du système fiscal canadien, qui ferait en sorte que, si les études étaient gratuites au Québec, les Québécois devraient payer plus d'impôt à Ottawa.

    • Il est évident que la gratuité scolaire profiterait aux étudiants issus des classes sociales économiquement privilégiées. Pour favoriser l'accès aux études universitaires, il faut intervenir durant les études secondaires et ce, surtout auprès des élèves qui vivent des difficultés au plan du rendement scolaire. Un peu comme cela se fait déjà en Ontario depuis plusieurs années. Aussi, il faut accorder une importance toute spéciale aux projets de carrière des élèves du secondaire. Un projet de carrière réaliste qui reflète les intérêts du jeune constitue une source de motivation appréciable. Et, c'est justement les élèves issus de milieux économiquement défavorisés qui profiteraient le plus de mesures concrètes axées sur le développement de leur projet de carrière. Mais, il faudrait davantage de conseillers d'orientation dans les écoles secondaires du Québec.

    • ... Il faut oublier les symboles creux, et travailler dans l'ombre, en amont, pour accompagner les enfants bien avant qu'ils obtiennent leur DEC, pour améliorer leurs résultats scolaires, pour lutter contre le décrochage. La vraie justice sociale est là. ...
      Je suis parfaitement d'accord avec vous M. Dubuc, c'est là qu'il faut faire l'effort. Il faut aider les jeunes à réussir et aimer les études. Ils seront ensuite motivés pour continuer au cégep et les frais de scolarité à l'université ne pèseront pas lourd dans la balance pour décider d'y aller.

    • Il est toutes sortes de façons de se bien hambourgeoiser, même avec des universités gratuites, et même si ce mantra dont la pertinence reste toujours à démontrer n'apporterait probablement rien de très signifiant au fait de produire plus de 2,000 dentistes par année au commerce équitable des belles dents, il reste malgré tout assez peu probable que le fait de vouloir incruster 3,000 sociologues ou moins par année dans le Système pourrait vraiment créer des emplois plus payants après dix années de travail à temps partiel ou pour surnuméraires seulement tout comme à RDI.
      Et même si des études en journalisme , par exemple, pourraient sans doute s'avérer comme un leurre de plus sur le marché du travail avec la graduation annuelle de 1,000 élèves ou plus pour des emplois chez Gesca ou ailleurs, le fait de n'en coller que quelques unes à peine tout comme Martine Desjardins aux bulletins de nouvelles quotidiens de RDI ou d'ailleurs ne pourrait certes garantir en rien tant la qualité de leurs messages que leur indépendance d'esprit véritable et qu'on dirait presque en boucles perpétuelles à ne s'en tenir qu'au niveau de la lucidité en 3D des citoyens lambda concernés, c'est plus que probable.
      Mais combien de richesses au total 3,000 gradués annuels en journalisme pourraient-ils vraiment créer à RDI en ne faisant que des reportages gratuits ou pas trop chers pour le bon Peuple à leur tour? Peuchère! Rien de plus que présentement selon la dernière tendance. Mais encore? Y. ROY , Mtl

    • @mlebel - 22 février 2013 - 06h48
      Un gouvernement est élu pour prendre des décisions dans l'intérêt de la démocratie et du peuple qui l'a élu. Le PLQ avait pris la bonne décision d'augmenter les frais de garderie et de scolarité, mais le PQ n'a pas fait son travail d'opposition et vaguer sur les carrés rouges pour avoir une majorité aux élections qu'ils n'ont pas eu ... 'thank god'! Ils veulent à tout prix éviter les vagues et les contestations pour venir nous dire, regarder comment nous avons la paix au Québec contrairement avec les libéraux qui ont précédé. Dans la vie, lorsque tu veux plaire à tout le monde, au final, tu déplais à tout le monde et justement, tout le monde est mécontent. Gouverner, c'est prendre des décisions et parfois, des impopulaires, parce qu'on est convaincu que c'est bon pour le peuple Québécois, ce n'est tout simplement pas ce qu'on voit.

    • Plus personne ne veut faire des sacrifices. WalMart nous a donné l'illusion qu'on peut avoir tout, tout de suite. C'est sûr que si on veut des jeans griffés, un appartement, un cellulaire, une auto pendant ses études alors les frais de scolarité deviennent un obstacle.

    • Excellente chronique M. Dubuc!
      Par ailleurs, vous dites:
      ... ou s'il est prêt à augmenter les impôts. ...
      La réponse est NON et vous auriez la même réponse de tous ceux autour de moi! On passe notre temps à nous rabattre les oreilles qu'en venant chercher plus d'argent dans nos poches pour investir dans toutes sortes de programmes on fait un bon investissement, c'est drôle, mais on vient toujours chercher plus d'argent dans nos poches années après année et toujours pas de retour sur cet investissement. Il est temps que ceux qui profitent des services fassent leur part, car ceux qui la font au Québec en ont soupé de faire leur part et celles des autres. Nous sommes endettés jusqu'au cou et surtaxé et on continue avec la même stratégie: dans mon bouquin, c'est stupide!

    • Idéologie , quand tu nous mènes! Celle-ci constitue toujours un faux rapport à la réalité. Et, au printemps dernier, un certain Québec est tombé dans la tourmente idéologique. Disons-le clairement: la raison a foutu le camp pour plusieurs. Toute discussion fondée sur la raison devenait impossible. Je constate à peu près le même phénomène autour du débat sur la gratuité universitaire. Quant au gouvernement. il ne semble pas gouverner, mais '' girouettter". Il a cédé à la pression des carrés rouges et il semble avoir peur de toute contestation. L'avenir social et politique du Québec n'est décidément pas rose.
      Michel Lebel

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