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Le Québec, un gros Nouveau-Brunswick?

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Alain Dubuc
La Presse

Dans l'atmosphère surchauffée d'un conseil national, le gouvernement du Parti québécois croit avoir trouvé la cause qui mobiliserait le Québec contre Ottawa, qui mettrait un peu de corps à une stratégie de gouvernance souverainiste jusqu'ici assez abstraite.

Cette cause, c'est la réforme de l'assurance-emploi du gouvernement Harper. Le ministre Bernard Drainville, dans un élan de populisme qui fait honte à la profession dont il a déjà été un représentant, y a même vu un complot fédéral. «Je crois qu'il y a un effort délibéré pour adopter une mesure ou une réforme qui va faire mal au Québec».

La ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, heureusement plus modérée, s'est néanmoins emportée - «Ça n'a pas de sens», «Je veux voir les études d'impact» - et compte aller à Ottawa pour expliquer «comment ça marche au Québec».

C'est un drôle de dossier pour faire progresser l'idée de la gouvernance souverainiste, parce que la réforme de l'assurance-emploi n'affecte pas seulement le Québec. Elle frappe toutes les provinces atlantiques, comme on le voit aux manifestations qui secouent l'Acadie. On ne peut donc pas en faire un conflit identitaire Québec-Canada. Et surtout, la façon dont les représentants du gouvernement Marois ont dénoncé cette réforme envoie le message que le Québec est un gros Nouveau-Brunswick.

Cette réforme consiste en substance à mettre de la pression sur les travailleurs qui recourent régulièrement à l'assurance-emploi pour qu'ils fassent plus d'effort de recherche d'emploi dans leurs périodes d'inactivité. Pourquoi? Pour s'attaquer à la pratique consistant, surtout dans les régions-ressources où l'emploi saisonnier est prévalent, à compter sur l'assurance-emploi comme complément de revenu pour les mois où il n'y a pas de travail. Cette pratique a des effets pervers, elle encourage un mode de vie et une organisation de l'économie où l'incitation à travailler est moins grande, ce qui freine la croissance de ces régions et les maintient dans la pauvreté.

Si c'est une bonne idée de vouloir briser ce cercle vicieux, tout dépendra de la façon dont on s'y prendra. Les scénarios où l'on brandit la menace d'un déplacement massif des chômeurs vers l'aide sociale sont fantaisistes, parce que dans les régions les plus fragiles, où il n'y a pas d'emplois de toute façon, la réforme ne changera rien.

Cependant, parce que cette réforme bouscule des gens et affecte des régions, elle doit être mise en oeuvre avec tact, ce qui n'est pas la marque de commerce du gouvernement Harper. Il est donc souhaitable que cette réforme soit encadrée, qu'on la mette en oeuvre de façon prudente, qu'on prévoie des mécanismes pour éviter les abus bureaucratiques.

Mais ce n'est pas sur ce mode que les membres du gouvernement Marois sont intervenus. Ils ont essentiellement dénoncé la réforme de la même façon que la CSN ou le Mouvement action chômage. Un gouvernement n'est pas un groupe de pression. Il doit réagir sur d'autres registres que ceux de l'indignation militante et la dépendance. Et il a un rôle de gouvernement à jouer pour s'attaquer aux effets de la saisonnalité.

Et bien sûr, en toile de fond, le gouvernement péquiste rappelle que tout cela ne serait pas arrivé si le Québec pouvait rapatrier l'assurance-emploi, comme Pauline Marois l'a récemment souligné dans sa rencontre avec Stephen Harper. Une autre mauvaise bataille, parce que le Québec est subventionné par les régions riches du Canada. En 2009, les entreprises et les travailleurs québécois ont versé 3,15 milliards de dollars en cotisations à la caisse de l'assurance-emploi, tandis que les chômeurs québécois ont reçu 4,025 milliards de prestations. Si le Québec rapatriait l'assurance-emploi, il se retrouverait avec un manque à gagner de 875 millions. Jolie victoire.

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Commentaires (31)
    • @seb.b
      Les francophones ont fondé ce pays au même titre que les anglophones. Ce sont Laurier et McDonald qui ont fondé ce pays. Je ne me sens pas dirigé par un autre peuple. Je suis dirigé par des canadiens comme moi; sauf que ma terre ',attache c'est le Québec.
      Je ne partage par toutes leurs idées comme je ne partage pas toute celles du PQ ou de tout autre parti. Il faut uand même avouer une chose, le Canada fait l'envie des pays du monde; ils doivent faire quelque chose de bon.
      Comment se sentait le reste du Canada quand des francophones étaient premiers ministres du Canada ? Quand des québécois occupaient les postes les plus importants au fédéral ? Dans un pays étranger ?
      Il y a plein de francophones dans d'autres provinces, comment tu les appelles ceux là: un peuple étranger ?

    • @kobayashi
      Faisons un petit retour sur l'élection de 2011. Disons que le Québec vote en bloc pour un seul parti.
      Québec vote Bloc = PC majoritaire
      Québec vote NPD = PC majoritaire
      Québec vote PLC = PC majoritaire
      Voyez-vous, quand on accepte d'être dirigé par un autre peuple, il faut aussi accepté que ce n'est pas nous qui décidons du gouvernement.

    • Le titre de l'article est, il me semble, méprisant pour le Nouveau-Brunswick, qui n'apprécieront certainement pas se faire comparer aux chiâleux du Québec.

    • @Erno
      Je suis d'accord avec vous. Depuis une vingtaine d'année au fédérale, le Québec se déresponsabilise et laisse aux autres décider à notre place. On préfère rester dans les estrades et chialer.
      Après le Bloc et Gille Duceppe, qui répétaient la "même phrase" pendant 20 ans, maintenant c'est au tour des néophytes du NPD. Connaissant mal les dossiers, manque d'expérience et imcompétence pour occuper un poste de député, ils sont plutôt silencieux et n'ont pas su capitaliser sur l'impopularité de la politique de Harper.
      Le jour que les gens déciderons de mettre Harper dehors, c'est parce qu'ils enverront les Libéraux au pouvoir.

    • Manifestement, Dubuc ne comprend rien au phénomène du travail saisonnier.
      Le travail saisonnier, c'est des gens compétents dans trois secteurs d'activités comme la restauration/hôtellerie, la forêt et la pêche.
      En coupant l'assurance-emploi à ces travailleurs saisonniers s'ils ne quittent pas leur patelin pour se trouver une job à temps plein dans une autre région, le Fédéral fait en sorte qu'à terme, ces trois secteurs (Tourisme, foresterie, pêche) vont manquer de personnel qualifié.
      En plus, obliger un travailleur qui ne peut et veut quitter sa région à faire 200 kilomètres/jour pour une job au salaire minimum est une insulte.
      Dubuc aurait intérêt à suivre des cours de rattrappage en économie! Visiblement, il n'y connait rien en micro-économie régionale.

    • @seb.
      Le Québec est minoritaire au Parlement canadien depuis plus de 25 ans.
      Auparavant il votait pour le Bloc et là c'est le NPD. C'est çà que j'appelle bouder au lieu de prendre sa place.
      Le Canada va évoluer: les Maritimes vont former bientôt un bloc; les provinces de l'ouest aussi; restera l'Ontario, le Québec, BC et les Territoires du Nord Ouest. Si on joue bien nos cartes, on va être une régio

    • Évidemment en choisissant 2009 comme année de référence, on fausse totalement la donne et ça discrédite complètement l'analyse. En pleine crise financière, je serais étonné d'apprendre qu'une seule province ait fait un «surplus». C'est l'essence même du régime d'assurance-emploi: quand l'économie va bien la caisse se remplit et quand elle va mal on casse la tirelire et on va puiser dedans. C'est ce qu'on appelle un programme contracyclique et M. Dubuc aurait dû l'expliquer.
      L'analyse serait plus complète en étudiant un cycle économique complet. Et en prenant compte du fait que, durant les bonnes années, Ottawa se servait allègrement dans la tirelire pour réduire ses emprunts (et donc ses frais d'intérêts). Ça aussi ça devrait faire partie d'une analyse rigoureuse.

    • N'oublions jamais que c'est le P.Q. qui a bâti Toronto et scraper Montreal

    • @Erno
      Les québécois voulaient changer de gouvernement mais le ROC voulait encore le PC. Résultat? Le PC est élu majoritaire car le Québec est minoritaire. C'est mathématique.
      Si vous souhaitez continuer à envoyer vos impôts à ottawa, faites organiser les élections fédérales sur 2 jours. Le ROC vote le premier jour, ce qui nous dit qui formera le gouvernement et s'il sera majoritaire ou minoritaire. Le lendemain, les québécois votent pour décider entre une présence majoritaire dans l'opposition ou minoritaire au gouvernement. Ça devrait vous satisfaire puisqu'être dirigé par un autre peuple ne vous cause pas de problème.

    • @lobwedge
      Désolé, j'étais trop jeune pour voter en 95. Je vais me reprendre la prochaine fois.

    • "Le Québec, un gros Nouveau-Brunswick?" L'article est bon mais le titre est injustifié et méprisant.

    • @ Erno : c'est sûr qu'avec des députés comme Maxime Bernier et Steven Blaney, on est bien représentés!

    • @seb.b
      vous avez eu 2 occassions de décider que l'action politique au Québec proposerait d'agir uniquement en fonction des intérêts du Québec. Hélas les Québécois , ne veulent à aucun prix metttre leurs oeufs dans le même panier que les souverainistes. Avec raison d'ailleurs pour qui connait le moindrement l'histoire de notre province.
      Georges Michaud

    • @seb.b
      Qui a décidé d'élire des députés du NPD, aux dernières élections, dont une grande partie n'ont aucune espèce d'expérience en politique ? Certains même parachutés dans des comtés où ils n'étaient jamais allé. Ce n'est tout de même pas les citoyens des autres provinces.
      Venir dire après çà qu'on est sous-représenté, c'est le comble ! Quand tu décides de bouder et de ne pas participer à la démocratie comme le fait le Québec à Ottawa depuis plus de 20 ans, il ne faut pas se plaindre.
      Mais une bonne partie des québécois aiment continuellemment se plaindre au lieu de prendre leur place. Moi je gère ma propre business; quand il y a des décisions à prendre je suis toujours autour de la table. Mais je pourrais aussi décider de bouder et chiâler que c'est la faute des autres si ma business ne fonctionne pas comme je voudrais.
      Chiâler et dire que c'est la faute des autres, tout le monde est capable de faire çà. Participer à changer des choses, c'est un peu plus difficile. C'est pour çà que le PQ entre autre, pratique la politique de la chaise vide; au lieu de défendre ses idées et trouver des solutions avec les autres, il quitte la table. En 30 ans de carrière, je n'ai jamais vu une situation se régler quand tu quittes la table. Quand tu défends tes idées tu ne gagnes pas à 100%, mais au moins tu prends ta place et tu affirmes tes convictions. Et peut être que tu vas réaliser que les autres ne sont pas aussi stupides que tu pensais.

    • @Erno
      Ce n'est pas une question d'être mal traité. C'est une question de pouvoir atteindre son plein potentiel. Personnellement, je prend moi-même mes propres décisions, ce qui me permet d'avancer dans la vie. Pourquoi devrais-je envoyer 50% de mes impôts à un gouvernement dont 77% des députés viennent de l'extérieur du Québec et décident en fonction de leur intérêts?

    • Dans tous les forums économiques, au G8, au G10 on parle du succès canadien.
      Comment le Canada réussit-il à passer au travers de cette crise mondiale qui secoue les USA, le Japon, l'Europe, la Grande Bretagne et j'en passe ?
      Si le Canada était si mal géré, est-ce qu'il ferait l'envie de ses voisins et partenaires ? À en croire les Péquistes, le Québec est mal traité au Canada et perd des milliards de dollars. Sortez un peu du Québec, voyagez, informez-vous, la réalité est très différente. Le Canada n'est pas parfait, mais quel pays l'est ?
      Le Québec n'a qu'à bien gérer ce dont il est responsable, décrasser sa fonction publique et faire de la place aux gens d'affaires qui veulent investir. Présentement qui viendrait investir au Québec ? On entend parler que de chicanes, du méchant fédéral, du pétrole sale, de la fermeture de garderies privé au profit de garderies publiques déficitaires, des étudiants qui voudraient avoir tout gratuit, alors qu'on est surendetté.
      Pendant ce temps qui s'occupe d'économie ? de création d'emplois ? Si on s'occupait de créer un climat propice à la création d'emploi, peut-être qu'on se soucierait moins de l'Assurance-emploi. Dans les forums économiques, Mme Marois doit faire des courbettes pour rencontrer des investisseurs; ils iraient partout ailleurs qu'au Québec. C'est simple, ils ne s'y sentent pas bienvenue.

    • Rappatrier l'assurance-emploi équivaut à rapatrier un déficit. Pas tout à fait ce que le Québec à de besoin.
      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/359383/assurance-emploi-faut-il-la-rapatrier

    • Le Québec reçoit 875 millions de plus qu'il paie dans ce dossier. Pis?
      Ottawa est dans le rouge de 20 milliards. Normal qu'il paie plus qu'il collecte.
      La journée où Ottawa balancera ses finances, votre argument va se tenir. Mais on en est pas encore là

    • Qu'arrive-t-il dans une entreprise quand les patrons prennent de mauvaises décisions?
      Réponse: Plus souvent qu'autrement l'entreprise fait faillite et les travailleurs perdent leur emploi. Perte de capital,appauvrissement généralisé pour la région.
      Maintenant, qu'arrivera-t-il après les mauvaises décisions de notre très cher gouvernemaman péquissse?
      Réponse: Le Québec tout entier se dirigera vers un appauvrissement généralisé.
      Chicanes, blabla,perte d'emplois,éducation médiocre,taxes à la hausse,exil des cerveaux ou toute personne ayant une tête sur les épaules. Et qui paiera la note?
      Les pauvres travailleurs qui auront le malheur de ne pas sortir de cette république de bananes à temps.
      TRISTE,TRÈS TRISTE!!!!
      C'est-à-dire,la tiers-mondialisation du Québec.
      Pourquoi se retrouve-t-on avec un gouvernement qui casse les pots et essaie de les réparer par la suite au lieu d'un gouvernement qui ne casse pas le pot dès le début?

    • Encore un plaidoyer en faveur du dépendentisme. N'ayons surtout pas le contrôle de tous nos outils pour améliorer les choses puisqu'en ce moment nous somme les bénéficiaires des prestations de pauvreté canadienne.

    • Très cher M. Dubuc, pour ceux qui connaissent votre GROS penchant fédéraliste biaisé à temps plein, vous êtes fort mal placé pour affirmer que le populisme de Bernard Drainville fait honte à la profession (profession: journalisme= commentariage popularistarien). De plus, vous qui êtes né avec un néo-cortex cérébral plus épais que la moyenne, pourriez-vous aider de votre grande intelligence les pauvres petits Québécois et leur expliquer ce qu'est le grand concept de la SAISONNALITE que vous suggérer afin de résoudre les probèmes récurents liés aux emplois saisonniers. Allez, faites un p'tit effort, vous serez réconpensé, à la fin de votre vie professionnelle permanente, après une slave d'applaudissements polis, on vous remettra un diplome HONORIS CAUSERA, pour l'ensemble de votre oeuvre intellectuelle plus remarquée que remarquable...
      signé: un lecteur à temps partiel de vos chroniques!

    • M. Dubuc, bien que je sois en désaccord avec vous votre article est quand même bien étoffé de quelques faits intéressant, notamment l'illustration que le Québec profite (le 875 millions) de différence entre les cotisations et les prestations. Je comprends vos points et votre article est assez bien argumenté si on tient compte de vos positions idéologiques bien établie (fédéraliste, centre droit).
      Néanmoins, je trouve pour le moins étonnant que vous appuyez une réforme qui nuira au Québec maintenant et dans un futur rapproché. Comme Chantal Hébert l'a bien démontré dans un article paru dans le devoir récemment, ce choix des conservateurs est purement électoraliste. On ne peut compter qu'une minimise poignée de circonscriptions conservatrices qui seront affectés par cette réforme. La majorité de circonscriptions visées sont soit Néo-démocrate, soit libéral. Je trouve cela un peu dégoûtant de faire ce genre de politique partisane en premier lieu.
      Deuxièmement, cette réforme envoie un message plutôt bizarre aux travailleurs saisonniers. C'est comme si c'était mal d'être travailleur saisonniers. Faut-il rappeler que l'industrie forestière (et toutes les activités découlant de cette industrie) est saisonnière? C'est à même nos propres cotisations qu'on nous impose ces réformes. Selon la réforme un travailleur qui reçoit des prestations fréquemment sera contraint d'accepter un emploi à 1 heure de son domicile jusqu'à 70% de son salaire qu'il avait. Par exemple quelqu'un qui habite à Granby devra voyager jusqu'à Sherbrooke pour accepter un poste bien moins payé qu'il avait auparavant... (On néglige bien sur le coût du gaz) et de la perte de jouissance (conduite, perte de temps etc.). Ceci aura un effet pervers sur la rétention en région. On a déjà de la difficulté à conserver la main-d'?uvre en région. Faudrait-il faire fuir nos travailleurs saisonniers qui y habitent? Vraiment toute cette réforme n'est pas à l'avantage du Québec.

    • @ seb, m. Dubuc donne l'exemple de l'année 2009 simplement parce que ce sont les chiffres les plus récents disponibles. Et ces chiffres ne s'appliquent que pour le Québec, donc les dollars manquants viennent des cotisations prélevées a l'extérieur du Qc.
      Action Chomage dit la même chose, rapatrier l'AE au Québec implique près d'un milliards à combler.

    • Tous ceux qui font de la démagogie avec la réforme de l'assurance emploi devrait lire ce qui suit:
      http://www.servicecanada.gc.ca/fra/sc/ae/jced/vignettes.shtml#myth2
      Avant de dire n'importe quoi!

    • Pas normal que des chômeurs refusent des emplois, aux conditions similaires à celles de leur emploi saisonnier, dans leur propre région, et que ces emplois doivent être comblés par une main-d'oeuvre venant de l'extérieur de ces régions.
      À ceux qui travaillent à l'année, vraiment, vous n'êtes pas tannés de vous faire dire que les coffres de l'Etat sont vides pendant qu'une partie de la population refusent des jobs et que vous vous évertuez à vous casser le dos pour payer des impôts? Vraiment? Ça ne vous dérange pas?

    • Mme Marois et le PQ étaient en mode gestion de l'État et ma foi on les trouvait raisonnables, malgré leurs innombrables faux pas, probablement parce qu'ils sont minoritaires.
      Mais en congrès du Parti, il faut donner de la chair à canon aux partisans. M. Drainville et Mme Marois ont eu l'air tellement stupides avec leurs commentaires que c'en était risibles. On se demandait s'ils ne faisaient pas un sketch pour dérider leur assemblée. Encore la faute des autres.
      Et ça y est, on revient avec cette idée qu'avec la souveraineté, comme par magie, on va résoudre tous les problèmes.
      Parlons-en avec J F Hollande en France qui a promis de remettre le pays sur les rails en conservant tous les acquis sociaux et en empêchant les mises à pied. Où en est-il un an plus tard ? Le chomage a encore augmenté en France et il y a des fermetures d'entreprises et des délocalisations. La réalité les rattrappe.
      Les étudiants qui l'an passé, ont cru massivement au gel ou même à la gratuité scolaire en voyant Mme Marois à leurs côtés avec son carré rouge et sa casserole déchantent. La réalité les rattrappe: le Québec n'en a pas les moyens. Il coupe même dans la recherche; l'avenir d'une société en évolution. C'est çà le rêve souverainiste !
      Les promesses du PQ avec la Souveraineté vont ressembler à çà: désolé les fédéralistes ont laissé les coffres vides et les provinces riches ne veulent plus nous envoyer leur chèque de péréquation. C'est la dure réalité qui va frapper.

    • Le nationalisme c'est fait de démagogie à la base, et la démagogie c'est rarement subtile. En plus, ça prend un ennemi, un complot pour expliquer les bouts ou l'image idéalisée qu'on montre dans le faux miroir qu'on tend au peuple ne correspond à la réalité.
      Drainville était chargé d'introduire l'idée du complot de l'ennemi si détesté. Ce drainville a le nom prédestiné et le ton de voix déjà assez hypocrite pour jouer Judas dans une pièce amateur à mon avis mais bon, ça en prend pour faire les sales boulots, et ça c'est Agnès Maltais, et pour faire les très sales boulots c'est lui parce qu'il s'en fout au fond il a ses trente deniers.
      Le Parti québécois retrouve son équilibre qui est d'être un parti d'opposition et de salir tout ce qui a en avant de lui. Jamais les Québécois ne pourront s'installer dans la dignité avec le PQ, ils seront toujours pour le pq les dindons de la farce qui ne savent pas comment ça marche.
      Mais justice immanente, les péquistes votent contre leur propre proposition de loi à la première occasion et envoie Amgnaise Maltais expliquer comment marche le Québec au ministre fédéral.
      Les Québécois sont dignes et ont tout ce qu'il faut déjà pour être heureux et prospère dans une grande fédération. Refusez les offres de ces vendeurs de complet qui ne vous vont pas du tout, ils vous vendent de la merde, vous allez être malheureux et fâchés après l'achat, mais vous le savez, vous avez joué dans ce film là cent fois quand vous cédiez aux annonce à la télé ou que vous pensiez épargniez sur des "gogosses" dont vous n'aviez même pas besoin !
      Suivez votre intuition, comme disait un article sur cyberpresse récemment. Le pq vous susurre "faites confiance", vous n'aurez pas besoin de travailler et tout, à commencer par les études va être gratuit, vous allez tous avoir des jobs payés dans les 6 chiffres... Mais aussitôt que vous allez avoir signés au bas du contrat cependant, le réveil va se faire entendre.

    • À combien les déficits actuels dans les Universités?
      À combien les déficits actuels dans les municipalités?
      À combien les déficits actuels dans les hôpitaux gratuits?
      À combien les déficits actuels dans le milieu scolaire?
      À combien les déficits actuels dans les fonds de pension?
      À combien les déficits actuels d'un bon Gouvernemint gratuit?
      Si les déficits ne sont pas une religion, ne devrait-on pas tout simplement empailler quelques politiciens dépassés date tout comme dans la Fable très célèbre pour CPE seulement du Renard et de Maître Corbeau sur son pylône perché?

    • C'est clair ! M. Dubuc est incapable de voir autrement qu'à travers ses lunettes déformantes...

    • A quand les etudes d'impacts sur la souverainete?

    • Pourquoi prendre l'année 200, moment où le programme entier d'assurance-emploi était déficitaire, comme référence pour dire que ça coûte 875 millions? Pourquoi pas 2011, alors que le programme était de retour en territoire positif?

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