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Le 1%: mythes et réalités

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Alain Dubuc
La Presse

Les bulletins télévisés et les journaux parlaient tous hier d'un élargissement du fossé entre les riches, le fameux 1% qui était la cible du mouvement Occupons Wall Street, et le commun des mortels, les 99% restants.

Eh bien, avec les mêmes données, tirées d'un bulletin de Statistique Canada, on peut affirmer exactement le contraire et conclure que l'écart entre les riches et les autres a plutôt tendance à se rétrécir.

Ce qui a alimenté les manchettes, c'est le fait que le revenu du petit groupe des 1% les plus riches représentait 7% du revenu total en 1982, tandis qu'en 2010, il comptait pour 10,6% des revenus.

Mais ce qu'on a moins dit, c'était que le mouvement s'est inversé.

Le sommet a été atteint en 2006, quand cette strate supérieure touchait 12,1% de l'ensemble des revenus. Depuis, ce rapport baisse année après année: 12% en 2007, 11,5% en 2008, 10,7% en 2009, et 10,6% en 2010.

Je ne dis pas cela pour banaliser le phénomène de l'élargissement de l'écart entre riches et pauvres, observable depuis trois décennies. D'autant plus que la baisse de l'écart des dernières années résulte sans doute de facteurs temporaires liés à la crise plutôt que d'un renversement de tendance durable. Mais il me paraît clair qu'on ne peut pas affirmer que l'écart entre riches et pauvres s'accroît.

Ces chiffres, comme bien d'autres, exigent des nuances. Et nous sommes dans une période où on a bien du mal avec les nuances. Peut-être parce que la société est plus polarisée et que la culture médiatique dominante préfère les affrontements vifs et les opinions tranchées. Ça donne des débats où des lobbies de gauche, comme l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques, exagéreront à gauche, et où des lobbies de droite, comme l'Institut économique de Montréal, exagéreront à droite. Dans l'espoir illusoire que la moyenne des deux nous donnera l'heure juste.

Pourtant, ces données nous disent des choses intéressantes. Comme le fait que le Québec, plus pauvre et plus égalitaire, se distingue de l'ensemble canadien. Le seuil pour faire partie du club des 1% est de 201 400$ au Canada. Il n'est que de 168 600$ au Québec. Ces 1% ne touchent que 9,9% des revenus.

Ce groupe compte 42 600 contribuables québécois. La moitié d'entre eux ont un revenu entre 168 600$ et quelque chose comme 250 000$. Aux États-Unis, le président Obama les inclurait dans la classe moyenne.

Ce sont des gens qui gagnent bien leur vie, mais qui ne sont pas de richissimes capitalistes - des professionnels, des comptables, des avocats, des médecins, des cadres intermédiaires et supérieurs, des hauts fonctionnaires.

Les données, qui proviennent des statistiques fiscales, nous rappellent aussi que contrairement aux légendes urbaines, ces 1% paient des impôts. En 1980, ils versaient 13,4% des impôts totaux. Maintenant, ils versent 21,2% du total. Pour chaque dollar que les 99% restants versent au fisc, les membres du groupe du 1% en versent presque 22%.

Une partie de l'écart s'explique par des poches de richesse, des régions ou des industries particulièrement prospères qui font grimper certains revenus, comme dans le secteur des finances ou l'industrie pétrolière. On le voit au fait que le seuil d'entrée dans la strate des 1% est de 374 000$ à Calgary, contre 265 000$ à Toronto et 198 400$ à Montréal.

Mais il est évident que nous vivons dans une société à plusieurs vitesses. L'inégalité, quand elle est trop élevée, est non seulement une source d'injustice sociale, elle devient un frein au développement. Parce qu'on ne pourra pas rallier les gens à un projet de création de richesse s'ils ne profitent pas, eux aussi, de cette richesse. Et parce que l'expérience d'autres pays montre que les pays les plus performants sont souvent aussi les pays plus égalitaires.

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Commentaires (23)
    • L'augmentation de l'écart entre les riches et les pauvres constitue sans doute l'un des principaux défi de l'économie moderne, même si on ne le voit pas beaucoup ici. Ce phénomène est incontestable et semble s'accélérer.
      Au Québec cependant, l'écart n'est pas si grand que cela (il n'y a presque personne de véritablement "riche" ou qui vive dans une pauvreté abjecte au Québec) et une foule de mesures sociales en atténuent l'impact, mais il suffit de visiter des endroits ou l'écart est beaucoup plus grand, où il y a des pans entiers de population qui vivent dans une pauvreté extrême et où il y a moins ou pas de mesures sociales pour se rendre compte de l'effet délétère de cette situation, qui inclut notamment:
      -des tensions sociales extrêmes qui vont finir par se transformer en révolution sanglante tôt ou tard;
      -le maintien de pans entiers de population dans une pauvreté abjecte sans espoir de s'en sortir et sans accès véritable à une éducation ou à une formation qui pourrait permettre de changer les choses.
      Même dans des pays dit développés, on voit des taux de chômages affolants, surtout chez les jeunes, et la création de zones de "non-droit" dans les banlieues des grandes villes où les policiers n'osent pas se montrer.
      On se prive ainsi collectivement du talent et de la contribution de millions et de millions de personnes, talent et contribution qu'ils ne pourront jamais faire valoir.
      C'est sans doute pourquoi "les pays les plus performants sont souvent aussi les pays plus égalitaires" car un plus grand pourcentage de la population contribue.
      Tout ça sans compter évidemment l'aspect moralement intolérable de laisser des millions d'êtres humains dans le désespoir quand on ne les laisse pas carrément mourir de faim alors que l'on jette en même temps la moitié de la nourriture qui est produite.

    • Indice d'Atkinson (plus "représentatif" que l'indice ou le coefficient de Gini, semble-t-il)...

    • Pour ajouter un peu de mordant et d'intelligence à cet article, j'aimerais aussi mentionner qu'il faut aller plus loin que seulement regardé la tendance dont vous faite mention. Cette tendance s'explique par le fait que le 1% déclare de moins en moins ses revenus. Nous savons très bien que le 1% tire majoritairement ses profits des investissements et que très peu de leurs revenus proviennent en fait des salaires. Au Québec ou les revenus des particuliers sont déjà taxé lourdement il n'est pas à l'avantage de sortir les gains en capitaux de ses investissements. Or, si on regarde les actifs de ces 1% par rapport aux actifs des 99% autres on pourrait se questionner sur la tendance (Je crois que Stacan n'a pas ses chiffres là à jour) pour valider, mais ce serait quelque chose à vérifier. Comme le mentionnait plusieurs commentateurs, L'OCDE confirme que la tendance à long terme (avec le coefficient de Gini) est une réalité que nous devrons faire face.

    • "(...) ils versent 21,2% du total. Pour chaque dollar que les 99% restants versent au fisc, les membres du groupe du 1% en versent presque 22%."
      Cet énoncé ne fait aucun sens logique.
      Admettons que le dernier symbole de pourcentage soit une faute de frappe ( % au lieu de $ ), le calcule ne se tient pas plus. Ca aurit dû être, pour chaque dollar payé par une personne du 99%, une personne du 1% en paye 26.63.
      Mais, bon, tout ça c'est très falacieux puisque toutes les personnes du 99% ne paie pas la même part d'impôt.
      PS: calcul ---> 100 - 21.2 = 78.8 (part à payer par les 99%)
      78.8 / 99 = 0.7959 (par personne)
      1 * 21.2 / 0.7959 = 26.63 (règle de 3)

    • Complément d'information (Qui ne va pas dans le sens de l'article)
      http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/le-1-au-quebec-1-plus-de-revenus-moins-dimpots
      http://www.irec.net/upload/File/notederecherche1_novembre2012.pdf
      Source des données: Statistique Canada et Revenu Québec

    • Un petit retour dans le temps met parfois les choses en perspective:
      "La société américaine était inégalitaire dès l'ère coloniale. À la veille de l'indépendance, dans les colonies du New York, du New Jersey et de la Pennsylvanie, 10 pour cent de la population détenaient environ 40 pour cent des richesses ; dans l'ensemble du Nord-Est, le pourcentage montait à 45 pour cent et, à Boston, à 55 pour cent. Durant l'ère jacksonienne, les inégalités ne firent que s'accroître, comme l'a montré Edward Pessen dans son analyse des fortunes à New York, Boston, Philadelphie et Brooklyn. Comme le note Pessen, « un petit groupe de riches contribuables détenait une part considérable de la richesse de leur communauté au début de la période [vers 1825-1830] , et une part encore plus considérable, presque deux fois plus grande, à la fin de la période [vers 1850] » (Pessen, 1990, p. 81). A New York, 1 pour cent de la population possédait en 1828 29 pour cent de la fortune et 4 pour cent en détenaient 49 pour cent. En 1845, 4 pour cent de la population détenaient 66 pour cent des richesses. A Brooklyn en 1841, 66 pour cent de la population de la ville possédaient moins de 1 pour cent de la for-tune, tandis qu'un pour cent en détenait plus de 40 pour cent. A Boston, 4 pour cent de la population possédaient 59 pour cent de la fortune en 1833 et 64 pour cent en 1848."
      (Weil, François, Naissance de l'Amérique urbaine 1820-1920)

    • En 1976, le coefficient Gini du Québec était 0.295. En 2010, il était 0.293 (Statistique Canada 202-0709) Où est l'augmentation des inégalités? Lisez le blogue de Paul Krugman sur le problème d' "Incestuous Amplification".

    • @denis.gilbert.315 30 janvier 2013 10h32
      Bravo !
      Vous nous démontrez que les pirouettes épistolaires du sieur Dubuc pour berner les citoyens sont inversement proportionnels à leur crédibilité !
      J'aimerais bien que ce même «acrobate Gescaïen» du manuscrit idéologique nous étale sa plus pointue exhibition de statistiques sur les comptes «offshore» qui saignent l'économie pour gaver des vampires insatiables !
      OUI à la prospérité tant individuelle que collective; NON au capitalisme sauvage !
      En terminant et juste pour vous, cher M.Dubuc :
      «La presse, comme la femme, est admirable et sublime quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari cocu, succombe toujours !
      Bonne journée quand même !
      Robert Alarie

    • M.Dubuc,
      Comme mentionné précédemment les outils statistiques que vous utilisez ne sont pas appropriés pour votre analyse. Je vous invite à utiliser le véritable outil que vous connaissez sans doute, le coefficient de Gini, qui démontre qu'effectivement l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît au Canada.
      statistiques de l'OCDE: http://stats.oecd.org/Index.aspx?QueryId=26068

    • Tout cela pour dire qu'au Québec, nous sommes pauvres, même les riches sont pauvres après les taxes et impots.
      Eliminons de la bureaucratie, et des programmes, et créons de la richesse. Arrêtons d'écouter tous les groupes de pression contre l'exploitation de nos richesses, qui indirectement, implique même des pertes à venir à Hydro Qc qui ne peux compétitionner contre l'énergie ' pas verte' mais beaucoup moins onéreuse des gaz de schiste et du pétrole aux USA.
      Nous en avons ici, exploitons nos ressources. Je ne me ferai pas d'amis avec ce texte, mais c'est la réalité. Si nous ne le faisons pas, d'autres vont le faire à notre détriment et à notre appauvrissement.
      Claude Poirier

    • @ thegopher, bien d'accord avec vous, mais savez-vous que notre chère Pauline, cette grande gauchiste, y va encore plus fort avec ses cadeaux aux entreprises étrangères, suivant ainsi la brillante stratégie de subventions à go-go établie par Bernard Landry.
      Si vous avez suivi les nouvelles, Pauline était en Europe cette semaine pour non seulement se faire "snobber" par les Écossais, mais aussi et surtout pour offrir des avantages non imposables à des entreprises étrangères, tout en taxant au maximum les entrepreneurs d'ici.
      Si les gens savaient certains trucs sur lesquels nos excellents médias n'ont pas le temps d'enquêter... j'ai connu personnellement un des associés d'une "entreprise" australienne qui avait été attiré ici par les juteuses subventions de Landry. Non seulement son "entreprise" marchait-elle aux subventions, et ce pendant 10 ans, mais les trois associés et leurs familles, croyez-le ou non, ne payaient AUCUN IMPÔT au Québec pendant ces 10 années! Tout en "profitant" de nos formidables programmes sociaux! Et devinez ce qui est arrivé lorsque les 10 ans ont échu... eh oui, ils sont tous partis, et leur "entreprise" subventionnée est disparue en fumée. Et voici Pauline qui remet ça. Ah, ce qu'elle est gauche celle-là!

    • ''Parce qu'on ne pourra pas rallier les gens à un projet de création de richesse s'ils ne profitent pas, eux aussi, de cette richesse. Et parce que l'expérience d'autres pays montre que les pays les plus performants sont souvent aussi les pays plus égalitaires''
      Je pense que c'est ce qu'il faut retenir!
      Mais pour atteindre cet objectif, y faut des exemples à suivre.

    • Mettez en perspective qu'une femme sur 5 travaillait en 1980 alors que maintenant 4 femmes sur 5 travaillent, cela change toute, alors vraiment toute la donne!
      Pour la tendance de la diminution des revenues depuis 2007, cela corresponds depuis le début de la crise. Comme la majorité des revenues du 1% proviennent des primes et des rendements, cela explique tout. Concrètement, rien n'a changé et l'écart continuera à s'agrandir....
      On entretien plus de mythes là!

    • Le 1% qui paie $40,000 à $50,000 d'impôt recoit les mêmes services que le ''pôvre'' qui n'en paie aucun!

    • M. Dubuc, la panoplie de statistiques sans nuances dont se servent quotidiennement les medias, nous montre à nous et à vous, à quel point les medias passent leur temps à balancer des chiffres de toutes provenances, dans le seul dessein que ces chiffres "sérieux" appuient les opinions des journalistes. Les analyses qui découlent des chroniques (ou plutot des COMMENTAIRES) sont souvent boiteuses. Nous sommes à l'air du grotesque, du trash, du chariage de mots et de chiffres. Les révoltés du bitume, les chroniqueurs, les politiciens: même combat, remplir la page en faisant accroire aux gens que c'est ce qu'ils prétendent qui est la vérité, la seule même, la seule qui corresponde à leurs opinions et à leurs intétêts en tout cas. On savait depuis longtemps que l'on pouvait faire dire ce qu'on voulait aux chiffres et aux mots, c'est juste plus évident à l'air du numérique quand un chroniqueur le confesse, le même chroniqueur qui n'hésite pas à utiliser des formules fédéralistes biaisées, biaisées comme les chiffres d'un financier mal intentionné qui cherhce à berner, servir vilement ses intérêts.

    • Pourquoi employez-vous des chiffres vagues pour soutenir votre thèse que l'écart entre riche et pauvres ne s'accroît pas?
      Vous savez très bien qu'il existe un indicateur qui y est approprié, le coefficient de Gini! Plus il est bas et plus ce rapport inégalitaire décroît, et vice-cersa.
      Or ce coefficient a démontré une tendance décroissante entre 1976 et 1989, puis s'est légèrement mais sûrement élevé depuis. Donc, il est justifié de dire que les inégalités de revenus s'accroissent dans le long terme depuis la fin des années 1980.

    • @RobertMillette
      C'est une belle philosophie mais si j'étais vous, je me garderais une petite gêne. Pendant que vous vivez une vie enrichissante et bien les autres bossent pour pouvoir payer:
      1) Les soins de santé (quand vous aurez un problème de prostate)
      2) L'hébergement et les soins pour les personnes agées (de plus en plus nombreuses)
      3) L'éducation, primaire, secondaire et maintenant, univertaire ou les étudiants ne veulent plus payer
      4) Le déneigement (même les trottoirs que vous devez bien utiliser)
      5) Le transport en commun (subventionné)
      6) Votre chère bibliothèque
      7) Etc, etc
      Si tout le monde faisait comme vous - bien on retournerait au Moyen-Àge.
      Le jour ou vous retournerez votre carte d'assurance-maladie et que vous et vos enfants (si vous en avez) cesserez d'utiliser et de bénéficer de tous les services payés par les autres, bien là vous reviendrez vous vanter.

    • Occupy bien que légitime, ne propose aucune solution alternative sensée au capitalisme. Vrai que notre système contient des inégalités, rien ne peut être parfait. Le vrai problème se situe dans la mondialisation. On ne peut blâmer les compagnies de vouloir faire plus d'argent, ce sont des entités rationnelle ou le seul objectif est d'être plus compétitif , plus rentable. Nous nous devons de les encadrer pour qu'ils soient assujettis aux mêmes règles mondialement. Les gouvernements sont pris à la gorge. Ils n'osent pas augmenter l'impôt ou les redevances, sachant très bien que la mobilité des compagnies peut leur faire mal. Au final, c'est tout le monde qui en souffre. Les impôts, redevances et taxes des entreprises privées contribuait à la hauteur de 7% du PIB mondial en 1970, maintenant on frôle le 1%. La guerre de compétitivité des pays à attirer des investissement à laisser une trace irréparable dans les dettes des pays occidentaux incapable de financer adéquatement les acquis consenti à la population( régime de retraite, soins de santé, éducation). Certains diront qu'il faut couper davantage dans ses services. Nous n'aurons certainement pas le choix de faire certains sacrifices à ce niveau étant donné la situation passée. Néanmoins il est urgent que les pays se consultent pour rétablir les finances publiques et ainsi préserver l'évolution des services qui ont été gagné auparavant. Tout le monde s'en portera mieux.

    • Ce qui est fascinant, c'est le seuil d'entrée dans le club des 1% au Québec. $168,600! Des pinottes! Je pensais que c'était au moins $300,000. Voilà le résultat de 40 ans de socialisme: une société pauvre, où même les riches sont pauvres!
      Ceci veut dire que le revenu disponible d'un méchant 1%, aux taux d'imposition québécois, peut être aussi bas que $80,000. Pitoyable.
      Ceci veut aussi dire que l'augmentation d'impôts de Pauline la gauche, qui commence à $100,000, vise directement la classe moyenne, et non pas les méchants 1%.
      Ceci veut dire que c'est pas juste votre médecin spécialiste qui est un méchant 1% profiteur du peuple, mais votre omnipraticien, votre pharmacien, votre comptable, votre haut fonctionnaire, et possiblement votre vendeur de chars, s'il est bon!
      Enfin, ceci prouve que les riches sont intelligents: lorsqu'ils deviennent riches, ils ne trainent pas longtemps au Québec. Lâchez pas les solidaires, continuez à manger votre petit pain!

    • Très vrai ce qu'écrit RobertMillette. Vrai aussi qu'on entend beaucoup un discours culpabilisant à l'égard de ceux qui pensent et disent que l'égoïsme et la cupidité des très riches n'est justifiable d'aucune façon.

    • Correction: l'article devrait lire "Pour chaque dollar que les 99% restants versent au fisc, les membres du groupe du 1% en versent presque 27¢." En effet, 21.2 / 78.8 = 0.269.

    • Occupy Wall Street est un mouvement américain, tsé Wall Street à New York aux États-Unis. Vous sortez un étude de Statistique Canada. De toute façon vous trouvez pas qu'à un certains niveau, la richesse de certains n'a aucun sens ? Je comprends que les riches l'ont mérité. Mais est-ce si indécent de leurs en demander plus?

    • Depuis 3 ans je vis avec moins de 10,000$ par année, pas d'auto, pas de REER, pas de télévision, pas grand chose. J'utilise la bibliothèque municipale, participe à des activités gratuites, j'ai même le temps de faire du bénévolat (très enrichissant). Je n'ai plus de stress, de problème de peau, jamais été si heureux. Etre riche n'a rien avoir avec l'argent.

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