Nathan Fillion: le charmeur

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Sonia Sarfati
La Presse

(ANAHEIM, Californie) Il y a charmeur et charmeur. Et il y a Nathan Fillion. En capitaine Malcolm «Mal» Reynolds dans la série culte Firefly comme en écrivain de polars qui agit comme consultant auprès de la police de New York dans Castle, il est le charme incarné.

En personne, en tant que Nathan Fillion? Montez la barre de 10 échelons, comme La Presse a pu le constater dans une entrevue en tête à tête accordée à quelques heures de la première mondiale de Cars 3 de Brian Fee, dans lequel il prête sa voix à un riche businesscar appelé Sterling.

«Je m'amuse comme un fou dans ma vie», laisse tomber, avec un regard pétillant et un large sourire, l'acteur canadien né à Edmonton, dont les grands-parents paternels faisaient partie de la diaspora québécoise qui s'est installée au Massachusetts au début des années 1900.

Il s'amuse comme un fou parce que ses passions d'enfant sont devenues son gagne-pain.

Ce geek - il faut voir son visage s'éclairer quand on lui demande s'il se considère comme tel, avant de lancer un sonore «oh, yes!» -, qui collectionne les technologies d'hier (appareils photo, Palm, etc.) et les sabres laser, a joué dans une des meilleures séries de science-fiction (Firefly).

Et puis, fan de jeux vidéo et de comic books («L'un des amis de mon père tenait un magasin de comics et, chez nous, on avait un support à magazines qui en était rempli. On les collectionnait, on les échangeait...»), il prête sa voix à des personnages de Halo et de Destiny.

Enfin, passionné d'animation («Même si, enfant, je n'en ai pas vu beaucoup : on n'avait même pas le câble à la maison»), il se glisse pour la deuxième fois dans les cordes vocales d'un personnage de l'écurie Pixar: après Johnny Worthington III dans Monsters University, voici Sterling dans Cars 3.

De ce dernier, il dit «qu'il est un homme [une voiture?] d'affaires affable, suave, brillant, qui veut ce qu'il y a de mieux pour Lightning McQueen... parce qu'il a décidé d'en faire une marque de commerce. Une marque qu'il veut protéger». Même si cette protection signifie la fin de la carrière de la voiture de NASCAR rouge.

Là se trouve l'un des thèmes de ce troisième volet de la franchise la plus lucrative de Pixar (mais considérée comme la moins solide): quand est-il temps de quitter les feux de la rampe? De laisser la place aux plus jeunes? Et ces derniers, n'ont-ils pas à apprendre de leurs aînés? Se faire mentor et élève, s'allier au lieu de se bousculer?

Nathan Fillion (au centre), dans Serenity... (PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL STUDIOS, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Nathan Fillion (au centre), dans Serenity

PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL STUDIOS, ARCHIVES LA PRESSE

La vie rêvée

Bref, à 46 ans, Nathan Fillion (qui sera invité d'honneur, en juillet, au Comiccon de Montréal) en revient à ça: il s'amuse comme un fou dans sa vie.

En fait, il mène la vie dont il a commencé à rêver à 19 ans, après avoir participé à un atelier d'improvisation du Rapid Fire Theater d'Edmonton. «Vous ne me verrez jamais sauter d'un avion pour avoir une décharge d'adrénaline. Le rush, je le trouve sur scène.»

Celui qui avait l'intention de suivre les traces de ses parents et de devenir enseignant a ainsi changé de voie. «J'étais à trois mois de recevoir mon diplôme quand j'ai obtenu mon premier rôle dans une sitcom [Two Guys and a Girl].»

Une voie qui l'a conduit à croiser celle de ce geek parmi les geeks qu'est Joss Whedon. Un rendez-vous raté dans un premier temps: Nathan Fillion a auditionné pour le rôle d'Angel dans Buffy The Vampire Slayer, rôle qui est allé à David Boreanaz. «Joss n'était pas là, mais plus tard, il m'a confié celui de Mal dans Firefly [puis celui de Caleb dans la dernière saison de Buffy]. Et Firefly est la plus extraordinaire de mes expériences professionnelles.»

La série, annulée en 2003 avant même que tous les épisodes de la première (et dernière) saison soient diffusés, a donné lieu à une suite au grand écran, Serenity. Elle est aujourd'hui considérée comme culte.

«Chaque fois que quelqu'un me dit du bien de cette émission, ça me fait extrêmement chaud au coeur.» 

Ce qui lui a ouvert la porte à une amitié pas banale: il y a quelques années, il participait à un évènement de charité à Banff quand son regard a croisé celui de... Justin Trudeau. «Il m'a souri et a juste dit: "Firefly".» Les deux hommes sont rapidement devenus amis.

Et là-dessus, il en revient au charisme. «D'accord, on me considère comme quelqu'un qui a du charme. Mais à côté de lui, ah ! Après l'avoir rencontré, je me suis senti comme un homme-enfant un peu idiot [rires]. Je vous le dis, ce gars a le charme d'un Paul Rudd [Paul Rudd charming], et ça, c'est très haut sur l'échelle du charme.»

Dur à imaginer, mais bon, impossible de contredire quelqu'un qui, après l'entrevue, se lève pour aller gentiment ouvrir la porte à la journaliste - au lieu de plonger son nez dans son cellulaire (comme c'est de plus en plus souvent le cas aujourd'hui)!

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