Bon Cop, Bad Cop 2: dix ans plus tard

Alain Desrochers, réalisateur... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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Alain Desrochers, réalisateur

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Une décennie sépare les deux films Bon Cop, Bad Cop. Où étaient ses artisans en 2006 et que font-ils aujourd'hui dans cette suite?

Alain Desrochers, réalisateur

Il y a 10 ans

«J'étais en train de préparer Nitro, je faisais mon film d'action. Quand j'ai vu Bon Cop, Bad Cop, j'ai vraiment aimé ça. Je me disais: ‟All right! Enfin une comédie d'action comme ça!" Patrick, je le connaissais depuis la série Music-Hall, on a renoué pour ce projet-là. Ma première crainte était que, puisqu'il a réalisé deux films, ce soit difficile pour moi comme réalisateur, mais vraiment, il a suivi la mise en scène.»

Aujourd'hui

«Le défi pour moi était de rendre à l'écran ce couple d'amis, que ce soit drôle et touchant en même temps, avec énormément d'action. Je suis super content. C'est complètement différent des films Nitro, je comparerais ça à mon aventure avec Les Bougon. C'est une comédie. La chimie entre Patrick et Colm est hallucinante. Il n'y a pas plus professionnels que ces gars-là, et c'est un charme inouï de travailler avec eux. Je dirais aussi que l'esthétique visuelle et le montage ont beaucoup changé depuis 10 ans.»

Marc Beaupré, Mike Dubois

Il y a 10 ans

«J'avais un peu de millage comme comédien et Érik Canuel, qui a réalisé le premier film, m'avait proposé le rôle du psychopathe ! On s'était rencontrés dans un restaurant et il m'avait raconté le film au complet. Comme le personnage était un Franco-Manitobain, je n'avais pas assez l'accent; c'est Patrice Bélanger qui l'a eu. Je trouve ça drôle qu'on me propose, 10 ans plus tard dans cette suite, le rôle du méchant!»

Aujourd'hui

«Mike, mon personnage, il faut le voir comme le coyote dans Road Runner. Il mange la volée tout le long du film! C'est un gérant de bar de danseuses, et Patrick Huard me disait qu'il voulait sortir des sentiers battus, puisqu'il allait y en avoir, des armoires à glace, dans le film... Il voulait un gars plus baveux, comme un petit bulldog, le syndrome de Napoléon qui veut se venger parce qu'il est petit. Je pense que mon rôle de Marc Arcand dans Série noire a joué, tout le monde du milieu m'en parle tout le temps. Je suis un ti-gars, me retrouver dans un film comme ça, jouer du gun, rouler des mécaniques, faire le tough et faire rire, j'aime ça.»

Une décennie sépare les deux films... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse) - image 2.0

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Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Sarah-Jeanne Labrosse, Gabrielle Bouchard

Il y a 10 ans

«J'avais 14 ans, j'ai passé l'audition pour BCBC. Je voulais tellement le rôle, ça me paraissait tellement nice, et ça l'a été. Un gros succès, un super rôle pour moi, j'avais du jus dans mes scènes, c'était la première fois que je faisais de la promotion comme ça à la sortie du film. J'ai rencontré une équipe formidable, ils ont été tellement cool avec moi, malgré le fait que j'étais une ado. Ils ont été accueillants, je me suis fait des amis, et on m'en a parlé beaucoup à travers les années. Un beau trip d'adolescente. J'ai vécu un gros bonheur.»

Aujourd'hui

«Quand j'ai su qu'il allait y avoir une suite, j'ai demandé à Patrick si j'allais avoir un rôle et à mon grand bonheur, oui, même si c'est tout petit. Je retrouvais le même appartement, Lucie Laurier, Patrick... J'ai retrouvé la même énergie, la même fougue de Patrick. Il porte son projet merveilleusement, il le connaît par coeur. Je trouve que le scénario est plus solide, l'histoire est sans failles.»

Mariana Mazza, MC

Il y a 10 ans

«J'avais 16 ans, je n'avais pas vu Bon Cop, Bad Cop, ça ne m'intéressait pas tant que ça. J'étais en Inde en train de donner des cours d'anglais à des moines tibétains dans un programme de politique internationale de trois mois. Il y a deux ans, sans même savoir que j'allais jouer dedans, j'ai vu le film et je l'ai trouvé super bon, ç'a super bien vieilli.»

Aujourd'hui

«Je ne réalise pas, je ne sais même pas ce que je fais ici! Dans le premier film, Louis-José Houde avait une ou deux scènes humoristiques, un vrai caméo, et je pensais que c'était ce que j'allais faire, mais non, je suis vraiment un personnage important! Je suis la geek capable de mettre des petites puces dans les voitures, le bras droit de Colm Feore, la mission réussit un peu grâce à mon aide. Je capote! Le rôle avait été écrit pour un gars, mais Patrick l'a changé quand il m'a rencontrée au festival de Val-d'Or. Je ne joue pas n'importe quelle fille, elle clash dans le film face à eux, qui sont tellement sérieux. C'est rare de voir une fille éclatée comme ça. Ils ont gardé toutes mes impros. Patrick me disait qu'il voulait une Mariana Mazza, mais avec des connaissances informatiques.»

Lucie Laurier... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse) - image 3.0

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Lucie Laurier

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Lucie Laurier, Suzie Bouchard

Il y a 10 ans

«Bon Cop, Bad Cop, c'était une belle période de ma vie. J'avais passé une audition, je connaissais bien Érik Canuel, je ne connaissais pas vraiment Patrick. Ce qui m'avait accrochée, c'est que j'avais une scène d'émotion intense, j'étais super intéressée à la faire. J'ai adoré. Ils n'ont pas vendu le film en sachant que ça allait être un si grand succès, on a un regard différent a posteriori. C'est un film dont on me parle beaucoup.»

Aujourd'hui

«Dans le premier film, mon rôle était plus important. Là, c'est plus un cadeau. J'étais tellement contente d'avoir fait partie du premier, c'est une continuation. Je ne suis pas allée à l'Actors Studio pour ce rôle-là, tsé ! Mais je vois mon personnage comme une femme épanouie, qui a évolué, qui a arrêté de vouloir changer son chum. C'est un beau rapport de couple. Dans ce deuxième film, ils ont concentré l'histoire vraiment sur les deux personnages principaux, et je pense qu'ils n'ont pas eu tort, ça marche vraiment bien. On a l'impression que c'est une histoire somme toute simple, cette super amitié masculine mise à l'épreuve, mais en réalité, ce sont des valeurs profondes et intemporelles.»




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