Rogue One: tout près, dans une galaxie lointaine...

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Rogue One est le premier d'une série de films dérivés de la saga Star Wars que Disney compte créer.

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Sonia Sarfati
La Presse

Avant même le succès phénoménal de The Force Awakens, Disney avait annoncé la sortie de films dérivés de la saga créée par George Lucas. Rogue One est le premier. Le réalisateur Gareth Edwards et la productrice Kathleen Kennedy se sont livrés sur le sujet. La Presse a aussi rencontré Diego Luna et Alan Tudyk, qui forment ici un tandem à la Han Solo/Chewbacca.

L'histoire derrière l'histoire

Malgré la présence à leurs côtés d'une grande partie de la distribution de Rogue One: A Star Wars Story, c'est le réalisateur Gareth Edwards (Godzilla) et la productrice Kathleen Kennedy qui se sont retrouvés sous le feu des questions lors des conférences de presse tenues dimanche dans le siège social de Lucasfilm, à San Francisco, et auxquelles La Presse a assisté.

Les représentants des médias, qui n'avaient alors vu qu'une demi-heure de ce film extrêmement attendu, ont parcouru avec eux les cinq questions de base qui servent habituellement à circonscrire un sujet.

Quand?

Rogue One se déroule avant les événements relatés dans Star Wars: Episode IV - A New Hope de George Lucas (1977). On y suit un groupe de rebelles qui s'est donné pour mission de voler les plans de l'ultime arme de destruction de l'Empire: l'Étoile noire. 

Gareth Edwards: «Ce sont des gens qui ont peu en commun, qui viennent de milieux différents, mais qui croient en un avenir meilleur pour le monde, un avenir qui peut devenir réalité s'ils travaillent ensemble.» 

Parmi les personnages présentés ici: Jyn Erso (Felicity Jones), la fille de Galen Erso (Mads Mikkelsen), un scientifique brillant qui aurait conçu l'Étoile noire; Cassian Andor (Diego Luna), un espion de l'Alliance qui connaît les horreurs de la guerre, et son android K-2SO (Alan Tudyk), etc. Et, bien sûr, l'ombre d'un homme en noir plane sur eux tous. Star Wars ne serait pas Star Wars sans Darth Vader.

Qui?

Star Wars a depuis toujours fait une place de choix aux héroïnes. Que l'on pense à Padmé Amidala, à la princesse Leia ou encore à Rey, qui a fait son entrée dans cet univers avec The Force Awakens

Kathleen Kennedy: «Ce qui est vraiment rafraîchissant ici, ce n'est pas d'avoir des femmes fortes aux commandes, mais que ces femmes soient des héroïnes sans avoir à emprunter des caractéristiques masculines. Rey et Jyn sont de véritables femmes et de véritables héros. J'ai hâte que cette situation devienne tellement naturelle qu'on n'ait plus besoin de la souligner.» 

Même son de cloche pour la diversité à l'écran, plus présente que jamais ici, la distribution comptant un florilège d'acteurs provenant de différents pays, races et cultures, et affichant des accents à l'avenant.

Quoi?

Kathleen Kennedy: «Rogue One est un film autonome, une histoire qui se tient seule, mais se déroule dans l'univers de Star Wars. C'est donc un récit qui a un début et une fin - ce qui est en quelque sorte libérateur - et qui met en scène de nouveaux personnages.» D'autres films du genre sont prévus, dont celui qui nous mettra en présence d'un jeune Han Solo. Dans chacun de ces longs métrages «pour lesquels il n'y a pas de livres de règles, nous soutenons la vision et l'approche du réalisateur que nous avons choisi». 

La productrice convient que des personnages de ce film pourraient se retrouver dans d'autres. «Si cela s'y prête.» Même chose pour les autres «emprunts»: Saw Gerrera (Forest Whitaker), par exemple, est né dans la série animée The Clone Wars «mais il avait sa place dans ce récit. Or c'est et ce sera toujours le récit qui prime». Qui justifiera (ou pas) d'autres croisements.

Comment?

Gareth Edwards: «Dès le départ, Kathleen nous a demandé en quoi ce film serait différent. Elle voulait qu'il s'intègre à la saga tout en s'en démarquant. Une des choses que nous avons faites au début a été d'étudier des photographies de la guerre du Viêt Nam et de la Seconde Guerre mondiale.» 

Le réalisateur s'en est inspiré pour les affrontements entre les rebelles de l'Alliance et les troupes de l'Empire. «C'était une façon de respecter l'esprit de Star Wars, George Lucas lui-même ayant toujours emprunté à différents genres de films qu'il a mêlés pour créer ces histoires très émotives, très humaines, qui ont la particularité de mettre aussi en scène des robots et des vaisseaux spatiaux.»

Le ton de Rogue One, s'il est à être comparé à celui des films existants, se rapproche de celui de The Empire Strikes Back. «Plus sombre, plus rugueux, comportant des zones grises... mais avec des touches d'humour.»

Pourquoi?

Les cyniques diront qu'en plantant ainsi des spin-off dans la ligne de temps de la saga, Disney (qui a acquis Lucasfilm en 2012 pour un peu plus de 4 milliards) presse le citron. Attendons de voir Rogue One pour voir s'ils ont raison ou si le long métrage viendra aussi enrichir (!) les mordus en leur ouvrant une nouvelle fenêtre sur un monde familier mais vaste dont il reste encore des zones à explorer. Conscient du bagage de ces fans, Gareth Edwards se fait leur complice dès la scène d'ouverture, qui est le négatif d'un moment important de A New Hope «où, la première fois que l'on voit le méchant, il est un homme vêtu en noir entouré de ses soldats en blanc. Ici, c'est le contraire: le directeur Krennic [Ben Mendelsohn] en tenue immaculée, ses soldats en noir autour de lui.» 

Kathleen Kennedy: «Et pour les autres, Rogue One peut être vu comme une introduction à toute la saga.»

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Rogue One: A Star Wars Story (Rogue One: Une histoire de Star Wars) prend l'affiche le 16 décembre.

Les frais de voyage ont été payés par Walt Disney Studios.




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