Star Wars: Riz Ahmed trouve ridicule d'avoir une statuette à son effigie

Avec sa silhouette mince, ses pommettes saillantes et ses cheveux noirs, Riz... (PHOTO AP)

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Frankie Taggart
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO

Avec sa silhouette mince, ses pommettes saillantes et ses cheveux noirs, Riz Ahmed, l'une des vedettes de Rogue One, dernier opus de la saga intersidérale Star Wars, pourrait passer pour un adolescent.

Il a pourtant 34 ans et dix ans sont passés depuis le rôle qui l'a révélé dans The Road to Guantanamo, un docufiction de Michael Winterbottom. D'égérie du cinéma indépendant, il s'apprête à se transformer en star planétaire grâce à Rogue One.

Le huitième film de l'univers Star Wars, un récit parallèle sur la quête des plans de l'Étoile Noire, devrait être l'un des plus gros succès au box-office de 2016, notamment grâce à la puissance promotionnelle de Disney.

Ahmed a encore du mal à réaliser et se souvient du sentiment étrange qui s'est emparé de lui lorsqu'il a tenu dans ses mains pour la première fois une figurine Star Wars à son image.

«C'était un moment surréaliste», raconte le londonien de naissance, fils d'immigrés pakistanais.

«Je m'amusais avec ces jouets quand j'étais enfant, et faire partie de cet univers plastique est incroyable», ajoute-t-il lors d'un entretien à l'AFP.

L'ascension d'Ahmed à Hollywood a été météorique, depuis son premier rôle remarqué dans un film américain en 2014, Night Call, face à Jake Gyllenhaal, puis un personnage clé dans la grosse production Jason Bourne.

Ces derniers mois, il a aussi été la star d'une série à succès sur HBO, The Night Of, où il incarne Naz Khan, un étudiant américano-pakistanais accusé d'avoir assassiné une jeune femme.

Dans Rogue One, il interprète le pilote Bodhi Rook, qui fait défection de l'Empire pour rejoindre l'Alliance Rebelle.

Pour lui, Rogue One est un Star Wars différent des autres.

«C'est l'équivalent d'un film de guerre plus brut, réaliste», ajoute-t-il depuis le studio d'effets spéciaux Industrial Light and Magic au siège de Lucasfilm à San Francisco.

Animal politique

L'histoire d'Ahmed, un enfant de la classe ouvrière qui a gagné des bourses pour les meilleures écoles privées avant d'étudier la politique, la philosophie et l'économie à l'université d'Oxford, surprend les gens qui ne le voient qu'à travers le prisme de ses rôles.

Ahmed incarne des djihadistes présumés dans The Road to Guantanamo (2006), L'intégriste malgré lui de Mira Nair (2012) ou We are four lions, et des trafiquants de drogue dans Shifty (2008) et Ill Manors (2012).

«Je cherche toujours des personnages imparfaits. Je ne sais pas pourquoi mais j'adore ceux qui sont habités par un sens profond du regret, ou un désir brûlant de rectifier quelque chose», explique-t-il à l'AFP.

Ahmed est aussi connu pour une carrière parallèle dans le rap sous le nom de «Riz MC», au sein du duo Swet Shop Boys - un jeu de mots sur le duo pop Pet Shop Boys - dont les titres hip-hop abordent frontalement la politique, les inégalités et discriminations raciales.

Le duo a récemment produit le titre T5, qui mentionne notamment le futur président et ex-star de téléréalité Donald Trump, et où le refrain exprime l'exaspération du musicien-acteur face aux contrôles, parfois brutaux, dont il a fait l'objet dans les aéroports américains et anglais.

Cet animal politique estime que Star Wars véhicule un message sous-jacent engagé.

«Si vous regardez les films de la précédente trilogie (dite «prequel», sortie entre 1999 et 2005), ils sont très politiques. Ils parlent de l'ONU et de la fin de la Ligue des nations, de la montée de l'autoritarisme et du fascisme», argumente-t-il.

Il remarque toutefois que les «histoires intemporelles comme celles-ci, ou la mythologie grecque, permettent de projeter tout ce qu'on veut».

Ahmed juge cependant, et estime que c'est ce que raconte au final Rogue One, qu'à une époque de clivages extrêmes, «où on se retranche vers le tribalisme, il est bon de se souvenir que nous avons besoin les uns des autres pour résoudre les grands problèmes» du monde.




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