Ellen Page, en communion avec son art

L'actrice canadienne Ellen Page joue l'un des deux... (Photo Vincent West, Archives Reuters)

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L'actrice canadienne Ellen Page joue l'un des deux rôles principaux dans Into the Forest, qui prend l'affiche aujourd'hui.

Photo Vincent West, Archives Reuters

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Ellen Page partage l'affiche avec Evan Rachel Wood dans Into the Forest, l'adaptation du roman du même nom réalisée par la cinéaste canadienne Patricia Rozema. Les jeunes actrices incarnent deux soeurs qui doivent lutter pour leur survie alors qu'elles se retrouvent isolées dans les bois à la suite d'une panne de courant généralisée. Entretien en six thèmes avec une actrice modeste et allumée.

INTO THE FOREST

« C'est d'abord le livre [un roman féministe écrit par Jean Hegland et publié en 1996] qui m'a séduite. Je l'ai lu alors que j'étais au début de la vingtaine, et cette histoire englobe beaucoup de thèmes qui m'interpellaient : notre relation avec l'environnement, les changements climatiques et leur impact sur les individus, etc. Ensuite, il y avait cette relation entre deux soeurs, très puissante. J'ai été soufflée par tout cela. Patricia et moi, nous nous étions rencontrées sur un autre projet, et quand je lui ai demandé si elle voulait travailler sur l'adaptation de ce livre, elle a heureusement dit oui. »

EVAN RACHEL WOOD

« Honnêtement, c'était extraordinaire de travailler avec Evan. J'étais déjà une fan depuis longtemps et j'avais toujours voulu travailler avec elle. Nous n'étions que des connaissances quand je lui ai demandé si elle voulait tenir le rôle de ma soeur dans le film. Elle a accepté, et puisque nous allions jouer deux soeurs, nous avons commencé à nous tenir ensemble pour mieux nous connaître. Elle est devenue une amie. Evan est quelqu'un de tellement puissant et engagé. C'est une personne exceptionnelle avec qui travailler. »

LA PRODUCTION

« La décision de produire est arrivée naturellement : j'ai lu le livre et j'ai voulu l'adapter en film. Je suis également productrice exécutive pour l'émission que j'anime à la chaîne Viceland, Gaycation. Et je vais également coproduire avec Christine Vachon le film Mercy, avec Kate Mara. Je trouve que la production est une bonne façon de créer les histoires qui nous intéressent et de travailler avec les gens avec qui nous souhaitons travailler. On a un contrôle, et je l'apprécie. Il y a une tendance actuellement pour les femmes à créer leur propre boîte de production afin de raconter avec leur perspective les histoires qui les intéressent. Je suis évidemment très heureuse de ça et très chanceuse de pouvoir le faire. »

LA RÉALISATION

« Je devais réaliser le film Miss Stevens, mais il y a eu un problème d'horaire et ça n'a pas marché. Le timing n'était pas bon. C'est la scénariste du film [Julia Hart], une amie, qui l'a finalement réalisé. Mais je pense tout le temps à la réalisation. Je n'ai aucun projet pour l'instant, mais ça devrait se concrétiser au cours des prochaines années. »

LA SÉRIE GAYCATION

« J'ai toujours aimé les émissions de voyages, elles m'ont toujours beaucoup appris. Je voulais en créer une qui parlerait spécifiquement de la communauté LGBT dans d'autres pays. C'est une façon de faire partager des histoires de partout dans le monde et de faire découvrir au public de l'Amérique du Nord des réalités qu'il ne connaît pas toujours. Je crois qu'une émission comme Gaycation peut à terme aider les gens à comprendre les obstacles et la discrimination auxquels doivent faire face les membres de la communauté LGBT. C'est aussi une émission qui célèbre les progrès, et c'est réalisé de manière à ce que les gens se sentent interpellés, du moins je l'espère. La réaction à Gaycation est incroyable, très émouvante. Des gens viennent nous voir, Ian, mon coanimateur, et moi. Ils sont vraiment touchés. Je ne crois pas que cela ait un lien avec moi, mais bien avec la générosité et le courage des gens qui racontent leur histoire à la télévision. »

SON LIEN TRÈS FORT AVEC LES JEUNES

« Je ne pense pas, comme l'a dit la réalisatrice Patricia Rozema, que je sois la voix d'une génération [rire gêné]. C'est vraiment gentil de dire ça, mais je ne le crois pas. Pourquoi les jeunes se reconnaissent-ils en moi, alors ? Peut-être qu'ils s'identifient parce qu'ils traversent, eux aussi, quelque chose de difficile dans leur vie ? Qu'ils ont peur d'en parler, qu'ils se ferment aux autres et qu'ils ne se sentent pas vrais, authentiques ? Moi, je sais que cela m'a affectée négativement, et j'ai décidé un jour que je ne voulais plus continuer ainsi. Et je suis vraiment chanceuse d'être dans une position où je peux le faire et continuer à avoir une carrière et à raconter des histoires. Est-ce que mon coming out a eu un impact positif dans la vie de quelqu'un ? Personnellement, il m'est difficile de penser que j'ai fait quelque chose de si spécial. Je me sens seulement vraiment privilégiée. »

SON COMING OUT

« Je ne crois pas que mon coming out ait eu un impact négatif sur ma carrière ou sur les projets qu'on me propose, au contraire. Je tourne un film avec Sony le mois prochain [un remake du film Flatliners] et ensuite, je tourne le film avec Kate Mara. Tout semble au mieux, du moins de mon point de vue. Je peux enfin être moi-même, et on dirait que mon travail créatif s'en ressent. C'est un sentiment extraordinaire. En fait, j'aime probablement plus mon travail que jamais auparavant. »

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