Point Break: plus que du surf...

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Les cascades spectaculaires dans des décors naturels magnifiques se succèdent dans Point Break, d'Ericson Core.

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Il y a près de 25 ans, Point Break est devenu une sorte de film culte auquel sont associés les visages de Keanu Reeves et Patrick Swayze. Dans sa nouvelle incarnation, qui met en vedette Luke Bracey et Édgar Ramírez, des champions de sports extrêmes qui font corps avec les endroits naturels les plus spectaculaires du monde. À Los Angeles, La Presse s'est entretenue avec le réalisateur Ericson Core.

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Pour Ericson Core, réalisateur de Point Break, son film n'est pas un remake du film du même nom sorti en 1991. 

PHOTO MARIO ANZUONI, REUTERS

Pourquoi est-il pertinent de faire un remake de Point Break aujourd'hui ?

Il ne s'agit pas d'un remake. Quand le studio m'a convoqué la première fois, j'ai d'ailleurs été très franc. Il n'était pas question pour moi de refaire ce qui a déjà été fait. Le monde a beaucoup changé depuis 25 ans. Et je tenais à faire écho à la réalité dans laquelle nous évoluons maintenant. À mes yeux, le récit devait être plus pertinent sur le plan politique et environnemental. Et au chapitre des scènes d'action, je crois que les spectateurs ont maintenant envie de voir des choses plus authentiques.

Vous avez tourné votre film dans quelques-uns des endroits les plus spectaculaires du monde, répartis dans pas moins de 11 pays. Vous avez aussi fait appel à plusieurs athlètes de différentes disciplines de sports extrêmes pour des scènes d'action qui, à l'écran, semblent très dangereuses. Quelles limites vous êtes-vous fixées ?

Nous aurions évidemment pu tourner des scènes sur fond vert et ajouter des effets numériques par la suite. Mais on préférait emprunter une approche plus « vieille école », à la Bullitt. Cela me semblait nécessaire afin que les scènes d'action soient mieux incarnées. Et ressenties de façon plus viscérale. Les spectateurs plus jeunes ne connaissent souvent que ce qu'on leur propose dans les films de superhéros ou dans les jeux vidéo. J'avais envie de leur donner autre chose. Il est certain que sur le plan logistique, c'est beaucoup plus compliqué à organiser. Mais c'est tellement plus satisfaisant à la fin ! Et puis, il faut offrir quelque chose de différent. Pourquoi les gens choisiraient-ils d'aller voir ce film d'action s'il est comme tous les autres ?

Les adeptes de sports extrêmes aiment prendre des risques et se dépasser. N'aviez-vous pas la crainte qu'un drame puisse survenir au moment du tournage ?

Les experts du domaine, ce sont eux. Ces gens connaissent très bien leurs limites. Je tenais à ce que toutes les consignes de sécurité soient rigoureusement respectées. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ces athlètes sont des gens très humbles face à la grandeur de la nature. Ils aiment la vie. Aucun d'entre eux n'était une tête brûlée qui voulait défier la mort. Les conditions de tournage étaient parfois extrêmes, mais nous savions qu'aucun d'entre eux ne risquerait sa vie pour faire une bonne séquence. À vrai dire, ils se foutent qu'il y ait une caméra ou pas.

Les personnages de votre film défient la loi pour faire entendre très fort leur message écologiste. La cause environnementale vous tient beaucoup à coeur ?

Nous n'avons pas le choix. Il y a urgence. Et il faut aborder cette question dans sa dimension internationale. On ne peut penser seulement à notre territoire. Il est impératif d'inclure le monde dans sa globalité. J'espère que les gens qui iront voir le film comprendront l'importance de s'intéresser à ce qui se passe à l'extérieur de leurs propres frontières. Il est certain que nous avons dû arrondir certains angles au profit du public américain - c'est la nature de notre industrie -, mais le film ressemble bien à celui que j'avais en tête. Et tous ceux qui se sont impliqués dans Point Break sont fiers de ce que nous avons accompli. Pour moi, c'est ça, le plus important.

Les deux vedettes du film sont Édgar Ramírez et Luke Bracey, qui ont la lourde tâche de succéder à Patrick Swayze et Keanu Reeves. Comment les avez-vous choisis ?

Dans ma vision, il était primordial de réunir une équipe internationale afin de faire écho aux grands enjeux de la planète. Édgar est vénézuélien ; Luke est australien. À aucun moment je n'ai songé à chercher des acteurs qui pourraient rappeler le souvenir des acteurs du film original. Cela aurait été une erreur, je crois. Et cela n'aurait pas cadré du tout dans l'esprit du film.

Point Break est votre deuxième réalisation pour le cinéma après Invincible. Vous avez notamment réglé la direction photo de plusieurs films d'action et vous signez aussi celle de vos propres films. Pourquoi porter les deux chapeaux à la fois ?

Je viens du monde des arts visuels. Le cinéma s'est révélé à moi le jour où j'ai vu Ran d'Akira Kurosawa. Cela a changé ma vie. Depuis, mon but a toujours été de réaliser des films. Mon approche de la direction photo est celle d'un réalisateur. Là, j'essaie de trouver un nouveau projet qui pourrait m'enthousiasmer autant que Point Break. Mais j'avoue que ça n'est pas évident !

Point Break (Extrême limite en version française) prend l'affiche le 25 décembre.

Extrême limite

Cote La Presse

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