Une nouvelle amie: un petit air de Saint-Lambert...

François Ozon (à gauche), pose pour les photographes... (PHOTO ARCHIVES AP)

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François Ozon (à gauche), pose pour les photographes avec Anaïs Demoustier et Romain Duris au Festival San Sebastian, en Espagne.

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Une partie d'Une nouvelle amie a été tournée à... Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. François Ozon a choisi la banlieue montréalaise parce qu'il souhaitait situer l'histoire dans un endroit non défini.

«Je ne voulais pas faire un film franco-français, indique le cinéaste. Je souhaitais donner à cette histoire une atmosphère qui se rapprocherait un peu du conte de fées. C'est pourquoi je recherchais une architecture de banlieue résidentielle comme on en retrouve aux États-Unis. Pour nous, ça a quelque chose de très exotique! Dans ce genre d'environnement, on ne peut pas se cacher de nos voisins comme on peut le faire en France. J'ai donc cherché un quartier qui pourrait évoquer un peu le cinéma américain des années 50. Je me suis fait plaisir.»

François Ozon a bien tenté de trouver un endroit aux États-Unis pour tourner les scènes extérieures mais dans les faits, c'était passablement compliqué.

«Puis, on a pensé à Montréal et à ses banlieues, dit-il. Ça correspondait parfaitement à ce que je souhaitais. Et c'était beaucoup plus sympathique!»

Un accueil décevant

Par ailleurs, François Ozon a écrit le scénario d'Une nouvelle amie alors que le débat sur le mariage entre les personnes de même sexe a fait descendre plusieurs opposants dans les rues. Qui exprimaient alors haut et fort leur intolérance envers tout ce qui ne correspond pas aux «normes établies».

«Comme plein de gens, j'ai évidemment été très choqué par ce discours, affirme le cinéaste. J'ai presque écrit le scénario avec un souci pédagogique à l'esprit. Je ne voulais pas faire un pied de nez, mais simplement plonger au coeur d'une famille différente pour montrer qu'il n'y a pas un modèle unique.»

Quant à l'accueil qu'a obtenu le film, pas vraiment à la hauteur des attentes, Ozon estime qu'il est toujours plus difficile d'aborder ce genre de thème plus sérieusement.

«Quand il s'agit d'une comédie dans laquelle un personnage est obligé de se travestir pour se sortir d'une mauvaise passe, ça fonctionne, explique-t-il. En revanche, quand la transformation provient du désir intérieur d'un personnage - je pense à L'année des 13 lunes de Fassbinder ou à Laurence Anyways de Dolan -, ça ne marche pas. Bien des gens ont du mal à comprendre cette motivation. Des hommes très machos rejettent mon film de façon si violente que ça en devient presque suspect. Comme si cette idée était parfaitement inconcevable!»

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