Liam Neeson: des films avec fusils

Liam Neeson a pratiquement inventé un genre à lui tout seul. Dans Run All... (Photo: fournie par Warner Bros.)

Agrandir

Photo: fournie par Warner Bros.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(New York) Liam Neeson a pratiquement inventé un genre à lui tout seul. Dans Run All Night, il fait exactement ce qu'on attend de celui dont la carrière a pris un nouveau tournant depuis Taken: jouer du fusil et du sentiment.

Quand Neil Patrick Harris, l'animateur de la 87e soirée des Oscars, a annoncé l'arrivée de Liam Neeson à titre de présentateur, il a fait écho aux «qualités particulières» de ce dernier. «Il va vous trouver et vous tuer!», a-t-il dit.

Depuis Taken, sorti il y a maintenant sept ans, l'emploi de Liam Neeson au cinéma a beaucoup changé. À 62 ans, l'acteur est aujourd'hui une vedette dans des films d'action dont le sous-genre a pratiquement été inventé pour lui.

«Tout le monde sait qu'Hollywood produit des films pour un public âgé entre 17 et 24 ans, rappelait-il au cours d'une rencontre de presse tenue à New York lundi. Depuis les années 80, toute une partie du public a été abandonnée. C'est peut-être pour ça que des films comme Taken - et d'autres films d'action du même genre - connaissent du succès. Ils attirent des gens plus mûrs dans les salles parce qu'il y a des gens plus mûrs à l'écran!»

Un père en mission

Dans Run All Night (Une nuit pour survivre en version française), il incarne Jimmy Conlon. Ce mafieux de Brooklyn, tueur à gages surnommé «le fossoyeur», décide de se refaire une morale familiale le jour où il apprend que son fils Mike (Joel Kinnaman), qu'il n'a pas vu depuis des années, pourrait être ciblé après le fiasco d'un mauvais règlement de comptes. Jimmy retrouve ainsi son instinct paternel. Il sera prêt à tous les sacrifices pour sauver son fils et sa famille.

«Voilà le genre d'histoire dont on a fait les grands mythes, indique Liam Neeson. Dans toutes les cultures du monde, la relation père et fils tient un rôle essentiel. Étant irlandais, ma culture est nourrie de contes anciens venus du Nord, faits de chair et de sang. Ces histoires sont souvent sombres, souvent violentes. L'auteur suédois Henning Mankell a déjà déclaré que plus les histoires sont sombres, plus elles révèlent notre humanité.

«Tout cela vient de très loin en fait, poursuit-il. On n'a qu'à penser au théâtre grec. Il était fait d'histoires dans lesquelles des mères assassinent leurs enfants et où des pères les mangent! Dans Run All Night, le personnage suit des codes d'honneur à l'ancienne, un peu comme le font les membres de la pègre ou les shoguns du Japon ancien. Il y a comme une forme de respect de l'ennemi.»

Une troisième collaboration

Pour la troisième fois, Liam Neeson se retrouve devant la caméra du cinéaste espagnol Jaume Collet-Serra (Orphan). Les deux hommes avaient auparavant tourné ensemble deux films à succès: Unknown et Non-Stop.

«Nous nous apprécions beaucoup mutuellement, explique Liam Neeson. Il n'y a jamais de crises, jamais de discussions où le ton monte. On échange nos impressions et tout se fait de façon très simple. C'est agréable de travailler comme ça.»

L'acteur affirme par ailleurs ne pas avoir eu à chercher très loin les motivations de son personnage. «Tu n'as même pas à jouer au père, fait-il remarquer. Une fois que tu as vu ton enfant naître, ta vie est changée à jamais. J'en discutais justement avec un ami et il me racontait à quel point il avait eu le sentiment de trouver sa place dans l'univers le jour où il est devenu père. J'ai ressenti exactement la même chose. C'est comme si, tout à coup, les planètes s'alignaient.»

«Le plus difficile est de jouer le gars soûl. C'est difficile de le faire avec de la finesse. Il y avait chez nous en Irlande un acteur fabuleux, Cyril Cusack, qui y parvenait de façon magistrale. J'ai essayé de le copier!»

Liam Neeson s'apprête à gagner bientôt Taiwan pour rejoindre le plateau de Silence, le prochain film de Martin Scorsese. Dans ce drame historique campé dans le Japon du XVIIe siècle, l'acteur incarne un père jésuite qui tente de répandre l'Évangile.

«Quand tu tiens un rôle principal dans un film, tu te dois d'avoir de l'énergie, d'être au meilleur de ta forme. Et je ne parle pas seulement de forme physique!»

______________________________________________________________________________

Les frais de voyage ont été payés par Warner Bros.

Une Nuit pour survivre

Cote La Presse

Accablé de remords, un tueur professionnel resurgit dans la vie de son fils qui l'avait renié, pour le protéger des mercenaires à la solde de son...
Fiche du film
Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

  • Sean Penn, homme et acteur d'action

    Entrevues

    Sean Penn, homme et acteur d'action

    Tête d'affiche de Schindler's List et de Kinsey, Liam Neeson abordait la mi-cinquantaine quand le réalisateur Pierre Morel, de... »

publicité

publicité

publicité

la boite:1977421:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer