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    Adore: la beauté du tabou

    Lil (Naomi Watts) et Roz (Robin Wright) sont... (Photo fournie par Remstar)

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    Lil (Naomi Watts) et Roz (Robin Wright) sont les meilleures amies du monde depuis l'enfance dans Adore. Ensemble, elles ont tout traversé.

    Photo fournie par Remstar

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    Présenté en clôture du Festival des films du monde avant de prendre l'affiche le 6 septembre, le plus récent film de la réalisatrice française Anne Fontaine, Adore, qui met en vedette Naomi Watts et Robin Wright, est une oeuvre belle et troublante sur l'amour fusionnel et sa première réalisation dans la langue de Shakespeare.

    Mais qu'y a-t-il de si troublant dans ce nouveau film de celle qui a percé le marché international avec le succès de Coco avant Chanel? Simplement qu'on y frôle les tabous sans qu'il y ait véritable transgression, et cela, sans tomber dans la tragédie grecque.

    Adore, adaptation d'une nouvelle de l'écrivaine Doris Lessing, raconte l'étrange histoire d'amour qui va naître entre deux amies d'enfance et leurs fils. Lil (Naomi Watts) et Roz (Robin Wright) sont effectivement les meilleures amies du monde depuis l'enfance. Ensemble, elles ont tout traversé. Lil est la mère de Ian (Xavier Samuel), Roz, la mère de Tom (James Freshville). Les deux garçons, sur le point de devenir des hommes, ont développé une amitié aussi fusionnelle que celle de leurs mères inséparables. Or, un soir, Ian avoue son désir pour Roz, qui succombe. Tom, découvrant la liaison, par défi ou par mimétisme, se jette dans les bras de Lil, qui ne le refuse pas. Le quatuor familial devient alors un quatuor amoureux...

    Pour ces jeunes hommes, la combinaison est parfaite, vertigineuse, puisqu'ils ont à la fois l'amour maternel et l'amour charnel. «Oui, c'est le top, dit Anne Fontaine, en riant. C'est exactement ça. Ce qui est intéressant, c'est que vous avez les deux mélangés. Ça joue avec l'idée de rapport néo-incestueux, mais ce n'est pas l'inceste, donc, du coup, il n'y a pas de lourdeur, il y a même quelque chose de léger par moment, de vivant, de passionnel. Il y a une tension psychologique, car, bien sûr, c'est compliqué, mais ce n'est pas un drame, bien que ça change tout, évidemment, que ce soit le fils de l'autre.»

    Déjouer les clichés

    Anne Fontaine estime d'ailleurs que le film n'aurait pas eu la même émotion ou la même finesse si les deux protagonistes avaient été des hommes, tant l'image de l'homme d'âge mûr avec de jeunes filles est clichée, voire problématique.

    La réalisatrice a rencontré l'auteure, Doris Lessing, qui lui a conseillé à propos du casting: «Surtout, ne les prenez pas trop vieilles, parce qu'il faut que ce soit érotique et sexy.» C'est effectivement le cas.

    Au départ, Anne Fontaine pensait transposer cette nouvelle, inspirée d'une histoire vraie, selon Lessing, en France. «Mais j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de très anglo-saxon dans le ton et l'humour, et je me suis dit que si une actrice anglo-saxonne de qualité me faisait confiance, je pourrais réaliser ce film.»

    Julianne Moore s'est montrée intéressée, mais des conflits d'horaire l'ont empêchée de participer au projet. Fontaine avait en tête Naomi Watts dès le début, à laquelle s'est ajoutée Robin Wright. «Il fallait que ce soit un couple de cinéma, dit-elle. J'ai fait une lecture avec les deux actrices, et j'ai senti qu'elles avaient quelque chose de proche, comme deux soeurs, qu'elles incarnaient une grâce féminine, avec rien de vulgaire ou de lourd. J'ai trouvé qu'elles étaient très complémentaires, et chacune, pour des raisons très différentes, attirantes pour des garçons.»

    Adore est campé dans les décors naturels et magnifiques de l'Australie, le lieu d'origine de la nouvelle de Lessing, comme une sorte d'Éden inviolable qui peut protéger un amour aussi inhabituel. «C'est vrai qu'il y a cette dimension du conte, en dehors de tout, où la société ne peut pas juger, un décor comme une extension naturelle de l'érotisme qui les traverse, note la réalisatrice. C'est un paradis qu'elles ne veulent pas perdre. Elles ne veulent pas perdre leur enfance, leur jeunesse, leurs fils. Il y a donc quelque chose de très fort, de très imbriqué là-dedans. Ce sont des thèmes que je fréquente, l'ambiguïté sexuelle, avec en même temps quelque chose de sulfureux et d'émouvant.»

    Réactions positives

    Jusqu'à maintenant, la réaction au film est plutôt bonne. Il n'y a peut-être qu'au festival Sundance, où le film a été présenté et acheté pour une distribution aux États-Unis, que la réception a été un peu plus houleuse, puisque la moitié de la salle était... mormone! «On peut voir le film de façon optimiste, comme un amour qui n'est pas brisé, quand d'autres voient un huis clos qui ne pourra jamais se fracturer. Selon les spectateurs, les interprétations changent. Moi, j'ai essayé d'être la plus amorale possible. C'est un sujet qui pose des questions, mais qui ne les résout pas.»

    Adore d'Anne Fontaine sera présenté en clôture du FFM le lundi 2 septembre à 10h au Cinéma Impérial et à 19h au Théâtre Maisonneuve. Le film prend l'affiche le 6 septembre.

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