Scarlett Johansson: reine de la science-fiction

Scarlett Johansson incarne l'énigmatique Major dans Ghost in the... (Photo Jasin Boland, fournie par Paramount Pictures )

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Scarlett Johansson incarne l'énigmatique Major dans Ghost in the Shell de Rupert Sanders, qui sort en salle demain.

Photo Jasin Boland, fournie par Paramount Pictures 

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Sonia Sarfati
La Presse

Scarlett Johansson se glisse dans le costume « thermoptique » du Major, héroïne énigmatique de Ghost in the Shell de Rupert Sanders (à l'affiche demain) dans la transposition en prises de vue réelles de l'anime culte de Mamoru Oshii. L'actrice, seule femme à se trouver parmi les 10 stars qui ont le plus rapporté au box-office nord-américain, confirme ainsi son statut de reine de la science-fiction au cinéma. Survol.

The Island de Michael Bay (2005)

Cinq ans après s'être fait remarquer dans Ghost World de Terry Zwigoff et confirmé sa place dans le cinéma indépendant (The Barber de Joel Coen, Lost in Translation de Sofia Coppola, Match Point de Woody Allen), elle débarque chez Michael Bay en compagnie d'Ewan McGregor dans ce thriller futuriste. Nous sommes en 2019, elle incarne Jordan 2-Delta et fait partie des centaines de pensionnaires d'un complexe idyllique ( !) qui serait le dernier refuge sur cette Terre contaminée. Une prison dorée que l'on quitte en gagnant à la loterie, et en étant transféré sur l'Île. Il y a anguille sous roche ? Il y a.

Marvel Cinematic Universe (2010-)

Elle est catapultée dans le tentaculaire MCU grâce à Iron Man 2. Elle y est de retour dans The Avengers, Captain America : Winter Soldier, Avengers : Age of Ultron, Captain America : Civil War. Elle y est attendue l'an prochain pour Avengers : Infinity War. Et il y a toujours les rumeurs au sujet d'un long métrage centré sur son personnage. Moulée de noir, elle incarne Natasha Romanova alias Black Widow, espionne russe, experte en combats (karaté, savate, boxe, etc.), tireuse d'élite et, grâce à un sens de l'observation exacerbé, capable de « lire » dans les pensées.

Her de Spike Jonze (2013)

On s'est déjà posé la question si les acteurs faisant des performances « différentes » Andy Serkis en Gollum dans The Lord of the Rings, par exemple) ne pourraient pas être admissibles à un Oscar. Il aurait pu en aller de même pour Scarlett Johansson dans Her, où elle incarne Samantha au moyen de sa seule voix, basse, rauque et sexy. Car Samantha est une intelligence artificielle pour laquelle un homme (Joaquim Phoenix) se meurt d'amour. Samantha Morton interprétait au départ la partition. Spike Jonze n'était pas satisfait et la blonde actrice a été appelée à la rescousse. On rappelle qu'au Québec, c'est à Julie Le Breton qu'est revenu cet honneur.

Under the Skin de Jonathan Glazer (2013)

Passant du super blockbuster au film (très) indépendant, elle est en vedette dans ce formidable ovni cinématographique librement inspiré du livre de Michel Faber. Elle s'y présente sous le nom de Laura, femme au pouvoir magnétique habituellement vêtue d'un manteau de fourrure. Les hommes succombent à sa beauté... avant de succomber tout court. Laura est en réalité une extraterrestre et ce corps sublime n'est qu'apparence. Avaient aussi été considérées pour le rôle : Gemma Arterton, Eva Green, January Jones, Abby Cornish et Olivia Wilde.

Lucy de Luc Besson (2014)

Les êtres humains n'utilisent que 10 % de leur capacité cérébrale... sauf Lucy, étudiante contrainte à jouer les « mules » par des mafieux coréens. Elle absorbe par accident une drogue qui décuple ses facultés psychiques. Et la voici dotée de pouvoirs de télékinésie, de télépathie, elle contrôle les ondes, l'électricité, la matière, le temps, etc. De quoi faire des envieux. Mais elle a maintenant les moyens de les contrôler. Le plus gros succès du cinéma français à l'étranger, il a déclassé Taken 2 et The Fifth Element, eux aussi « signés Besson » (qui a produit le premier et réalisé le second).

Ghost in the Shell de Rupert Sanders (2017)

Dès qu'il a été su qu'elle incarnerait le Major dans le remake du film d'animation de Mamoru Oshii, lui-même basé sur les mangas de Masamune Shirow, les accusations de « whitewashing », ont plu. Chose qui n'a pas manqué de surprendre le réalisateur de l'anime : « Quel pourrait être le problème de l'avoir dans ce rôle ? Le Major est un cyborg et sa forme physique est entièrement artificielle. Le nom Motoko Kusanagi et son corps entier ne sont pas son nom ni son corps original, il n'y a donc aucune base pour dire qu'une actrice asiatique doit la représenter », a-t-il expliqué au site IGN.




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