Julie Gayet contre Voici et VSD: décision le 6 octobre

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Agence France-Presse
Nanterre

Le tribunal correctionnel de Nanterre a examiné mardi les poursuites engagées par la compagne de François Hollande, Julie Gayet, contre Voici et VSD, qui avaient publié au printemps des photos d'elle et du chef de l'État. La décision doit être rendue le 6 octobre.

Les photos, prises lors du week-end de Pâques à la résidence présidentielle de La Lanterne, à Versailles, montraient le président de la République, la comédienne Julie Gayet, le père de cette dernière, ainsi que le secrétaire général de l'Élysée, Jean-Pierre Jouyet, et son épouse dans le parc et à l'intérieur du bâtiment.

Tous, à l'exception du chef de l'État, ont attaqué leur diffusion au nom de l'atteinte à l'intimité de la vie privée et réclament un euro de dommages et intérêts, ainsi que la publication d'un encart judiciaire dans les hebdomadaires incriminés.

«Ça n'est pas un lieu public et il s'agit manifestement de photos prises sans (leur) consentement», a soutenu le procureur, avant de demander la condamnation des deux publications.

Les clichés avaient d'abord été publiés le 10 avril par Voici. D'autres photos, issues de la même série, avaient ensuite été utilisées par VSD quelques jours plus tard.

«On voit que les photographies ont été prises à l'extérieur, alors qu'on est dans un lieu privé et qu'on est dans le cadre de l'intime», a fustigé Me Jean Ennochi, l'avocat de Mme Gayet et de son père, lesquels n'étaient pas présents à l'audience.

«Ces photos ne disent jamais que ce qu'elles montrent, c'est-à-dire rien», lui a répondu en défense l'avocat du directeur de publication de Voici, en faisant valoir «le contexte» et «la légitimité de l'information».

«Une intimité? Non, puisque le parc est à la vue du public. Un consentement? Incertain, parce qu'on ne sait pas comment ces photos ont été prises», a pour sa part abondé la défense du directeur de publication de VSD.

Interrogé sur la publication de ces photos lors d'un entretien sur Canal+, François Hollande avait affirmé que «pour (lui), elles n'existaient pas».

«Elles me touchent mais elles ne doivent pas me concerner», avait-il ajouté.

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