Luc Besson reprend le contrôle d'EuropaCorp

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Le réalisateur Luc Besson

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Lucie GODEAU
Agence France-Presse
PARIS

Dans la tourmente financière après le box-office décevant du film Valérian, Luc Besson va reprendre le contrôle de sa société de production EuropaCorp, à la suite du départ de son directeur général, Marc Shmuger, à la fin de l'année.

«Marc Shmuger a annoncé qu'il cesserait sa mission de CEO (directeur général, ndlr), le 31 décembre 2017, comme le prévoyaient les termes de son contrat», a annoncé le groupe vendredi dans un communiqué.

Il avait rejoint EuropaCorp début 2016, succédant à Christophe Lambert, pour une mission de six mois qui a été prolongée plusieurs fois, et était basé au bureau américain du groupe, à Los Angeles.

«Dans ce moment complexe», Luc Besson, président du conseil d'administration et premier actionnaire, «a voulu reprendre le contrôle du groupe pour le temps qu'il faudra», a précisé un porte-parole de la société à l'AFP.

Marc Shmuger part «après avoir accompli sa mission et son départ n'est pas du tout lié à la performance de Valérian», a-t-il insisté.

Pari financier pour Valérian

Ce départ fait aussi suite à celui du Français Edouard de Vésinne, le directeur général délégué d'EuropaCorp, qui avait annoncé son départ en septembre.

M. Shmuger s'était efforcé de renforcer la solidité financière du groupe avec des ventes d'actifs. Il a conclu une nouvelle levée de fonds importante avec l'entrée au capital du groupe chinois Fundamental Films, et réduit les frais généraux d'un tiers, rappelle EuropaCorp.

Il a aussi arrêté l'inflation des coûts de distribution aux États-Unis en passant un accord de distribution avec STX.

Mais le pari financier que représentait Valérian, film de science-fiction à gros budget, et ses résultats mitigés, ont pesé sur le groupe.

Malgré un box-office de plus de 225 millions de dollars, la contre-performance du film sur le marché-clé des États-Unis laisse le groupe dans un grand besoin de financement.

Nouvelles pertes attendues

Après une perte record de 120 millions d'euros en 2016-17, Europacorp comptait sur «Valérian» pour renflouer ses caisses et renouer avec les bénéfices sur l'exercice en cours 2017-2018.

Las, EuropaCorp a prévenu en octobre qu'il allait aussi terminer l'année dans le rouge.

Le titre du groupe a perdu plus de 60% de sa capitalisation depuis le début de l'année et valait 1,43 euros au moment de sa suspension vendredi matin, précédant l'annonce du départ de son dirigeant.

La «mini-major» créée par Luc Besson en 1999 veut désormais réduire ses ambitions en se contentant de produire chaque année quatre ou cinq films d'action ou thrillers, comme Lucy ou les séries Taxi ou Taken, qui ont fait son succès par le passé.

Elle étudie aussi des cessions d'actifs, selon plusieurs sources. Il pourrait s'agir de son pôle de production de séries françaises, selon des informations des Echos. Tandis que le site BFM Business a évoqué la cession d'un catalogue de 500 films issus du rachat de la société Roissy Films.

EuropaCorp, qui pourrait aussi avoir besoin d'une nouvelle injection de capitaux, espère renouer avec la croissance l'an prochain avec le cinquième épisode du film Taxi, Kursk - un film qui retrace le naufrage d'un sous-marin russe - et le prochain film de Luc Besson, Anna.




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