Beauty and the Beast: pareil, pas pareil

On a vu les costumes, on a vu les décors. Puis, on a vu la bande-annonce. Et on... (Photomontage La Presse)

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Sonia Sarfati
La Presse

On a vu les costumes, on a vu les décors. Puis, on a vu la bande-annonce. Et on a pensé que la version en prises de vue réelles de Beauty and the Beast serait un copié-collé du film d'animation. Il y a en effet de cela. Mais il n'y a pas que cela. Voici donc quelques exemples - il y en a beaucoup d'autres - de «pas pareil». ATTENTION: CE REPORTAGE CONTIENT DES DIVULGÂCHEURS. À NE PAS METTRE SOUS TOUS LES YEUX!

Un personnage gai

On a commencé à avoir la puce à l'oreille lorsque Bill Condon a déclaré que LeFou, incarné par Josh Gad, était gai et en pincerait pour Gaston (Luke Evans). Une nouvelle donnée qui a provoqué des réactions diverses, les unes très positives et quelques autres... moins, comme celle du propriétaire du Henagar Drive-In Theatre, en Alabama, qui a décidé de ne pas mettre le film à l'affiche; et la Russie, qui interdira le long métrage aux moins de 16 ans.

Diversité des acteurs

«Ce passage d'une technique à l'autre nous a obligés à creuser les personnages, a expliqué le réalisateur en conférence de presse. C'est aussi un film qui sort en 2017. Alors nous nous sommes posé des questions. De quoi parle le film? De quoi a-t-il toujours été question dans cette histoire que l'on se transmet depuis 300 ans? Il suffit de regarder, d'approfondir, d'accepter les gens pour ce qu'ils sont. Et, d'une manière typiquement Disney, nous incluons tout le monde.» D'où une diversité dans l'origine des interprètes: Gugu Mbatha-Raw est Plumette; Audra McDonald, Madame Garderobe; Clive Rowe, Cuisinier; etc.

Plus réalistes, plus creusés

Les personnages étant interprétés par des acteurs, exit les comportements «plus exagérés permis par l'animation. Il fallait aller vers du plus réaliste», fait Bill Condon. Même chose pour les situations. Pourquoi Maurice et Belle se sont-ils installés à Villeneuve? D'où viennent-ils? Quel est leur passé? Qu'est-il arrivé à la mère de Belle? Autant de questions qui trouvent ici des réponses. À cette fin, des changements importants ont été apportés au scénario du film d'animation. Pour le mieux, en particulier en ce qui concerne Gaston.

Le père de Belle

Maurice (Kevin Kline), le père de Belle, n'est plus un inventeur, mais un artiste. Il peint. Il fabrique aussi des boîtes à musique. Au début du récit, il part au marché annuel de la région pour y vendre ses oeuvres et non à une foire pour présenter son engin mécanique permettant de tailler des bûches - le genre de truc qui «se peut» en animation, pas dans le XVIIIe siècle tourné en prises de vue réelles. Autre scène qui n'aurait pas passé dans ce nouveau contexte: Belle faisant la lecture aux moutons. Ça aurait semblé... bêêêê!

De prince à Bête

On rencontre le Prince (Dan Stevens) avant qu'il ne devienne la Bête. Disons que son apparence, bien qu'encore humaine, surprend. On assiste même à sa transformation, par l'enchanteresse (Hattie Morahan) qui, surprise ! tient dans cette nouvelle mouture un rôle un peu plus significatif. Elle réapparaît en effet ici et là, sans que ce soit surligné, mais dans des moments pivots du récit.

Le pouvoir des livres

La magie de la lecture et des livres prend de l'ampleur ici. Ainsi, Belle, féministe avant l'heure (et aussi inventrice!), veut apprendre à lire aux fillettes du village. Quant à la Bête, lui aussi est un lecteur. Ils «communieront» et s'affronteront autour des textes de Shakespeare. Et puis, après la magie de la lecture, la magie d'un livre en particulier: un atlas, qui permet à son lecteur de se rendre là où il veut. C'est ainsi que Belle «rencontrera» sa mère.

En musique

Beauty and the Beast, interprétée par Ariana Grande et John Legend au lieu de Céline Dion et Peabo Bryson. Be Our Guest. Gaston. Kill the Beast. Elles sont là, les chansons composées par Alan Menken pour le film d'animation. Celles-ci, et de nouvelles, dont How Does a Moment Last Forever, que chante la diva québécoise; et, surtout, la magnifique For Evermore, écrite pour Dan Stevens et dans laquelle la Bête, qui comprend enfin ce qu'aimer signifie, laisse partir Belle, même s'il sait qu'il met ainsi en péril ses chances de redevenir humain.




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