Neuf choses que nous avons aimées au grand écran

Alex Hibbert et Mahershala Ali dans Moonlight... (Photo David Bornfriend, fournie par A24)

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Alex Hibbert et Mahershala Ali dans Moonlight

Photo David Bornfriend, fournie par A24

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La Presse

Neuf moments qui ont fait vibrer nos journalistes ainsi que les cinéphiles au cours de l'année cinématographique 2016.

La baignade dans Moonlight

Un garçon habitant un quartier difficile de Miami se rend avec son mentor à la plage pour apprendre à nager. Cette scène, tirée du film Moonlight, est douce, sensuelle, loin de tout le tumulte ambiant. Au New York Times, le cinéaste Barry Jenkins a déclaré qu'il voyait dans cette séquence un aspect aussi poétique que spirituel. Comme si son jeune personnage, qu'on suivra sur le cours d'une vingtaine d'années, pouvait enfin découvrir un peu de légèreté. Le genre du «coming of age movie» est très fréquenté dans le cinéma américain, mais Jenkins a transcendé le tout pour faire de Moonlight un film exceptionnel. - Marc-André Lussier

Casey Affleck dans Manchester by the Sea

En apparence, le parcours du personnage qu'incarne Casey Affleck dans le remarquable film Manchester by the Sea, réalisé par Kenneth Lonergan, ne pourrait être plus banal. Il est pourtant assez riche pour inspirer l'acteur à livrer une performance extraordinaire, sans aucun artifice, comme extirpée directement de la réalité de la vie. On retiendra en outre cette scène de retrouvailles entre ce concierge en deuil et son ancienne femme (Michelle Williams), parfaitement bouleversante tant elle est empreinte d'authenticité. Pas étonnant que le film fasse le plein de récompenses en cette fin d'année. - Marc-André Lussier

Jeremy Renner et Amy Adams dans Arrival ... (fournie par Paramount Pictures) - image 2.0

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Jeremy Renner et Amy Adams dans Arrival 

fournie par Paramount Pictures

L'héroïne d'Arrival

Dans l'excellent film Arrival, réalisé par Denis Villeneuve, le personnage que campe Amy Adams porte tout le poids émotionnel d'une histoire trouvant ses racines dans les questions fondamentales de l'existence. L'actrice américaine y propose une composition subtile et délicate. «On me parle beaucoup du fait qu'il est rare de voir une femme au centre d'un film de science-fiction, a indiqué le cinéaste québécois à La Presse. Un jour, il faudra bien que ça devienne normal de faire des films avec des filles! On en parle toujours comme si c'était quelque chose d'exotique. J'adore la féminité. J'adore travailler avec des actrices, j'adore leur sensibilité. Ça m'intéresse d'explorer des thèmes liés à la condition féminine.» Bien dit. - Marc-André Lussier

Le réalisme de 1:54

Le premier long métrage de Yan England a été l'événement cinématographique québécois de l'automne. Personne n'attendait une si belle performance pour ce film d'une grande pertinence sociale, sur lequel les institutions ont pourtant fait la fine bouche, estimant en outre «dépassé» le thème de l'intimidation. En filmant cette histoire dans un vrai environnement scolaire, le cinéaste a donné à son film de beaux accents de vérité. Et il met de l'avant une formidable nouvelle génération d'acteurs: Antoine Olivier Pilon, Lou-Pascal Tremblay, Sophie Nélisse, Robert Naylor. 1:54 a généré plus de 1 million de dollars au box-office. On s'en réjouit. - Marc-André Lussier

Isabelle Huppert dans le film Elle... (Photo fournie par Métropole Films) - image 3.0

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Isabelle Huppert dans le film Elle

Photo fournie par Métropole Films

Isabelle Huppert dans Elle

Le film Elle ne répond tellement pas aux codes moraux du cinéma américain qu'on a peine à croire qu'Isabelle Huppert, aussi exceptionnelle qu'étonnante dans ce film français de Paul Verhoeven, soit prise en considération pour les plus grandes récompenses hollywoodiennes. C'est pourtant le cas. Et l'on ne peut que s'en réjouir. C'est un bonheur de tous les instants de la voir évoluer dans un rôle qu'aucune autre actrice sur la planète n'aurait pu jouer de la même façon, dans un film qui n'a que faire des bons sentiments. Isabelle Huppert s'est aussi distinguée cette année dans L'avenir, le très beau film de Mia Hansen-Løve. - Marc-André Lussier

Catherine Frot dans Marguerite

Pris dans un imbroglio à cause d'un distributeur américain, Marguerite a pris l'affiche au Québec avec plus d'un an de retard. L'excellent film de Xavier Giannoli a visiblement souffert du fait que Florence Foster Jenkins, qui raconte pratiquement la même histoire, l'a devancé de quelques mois chez nous. De maigres recettes d'un peu plus de 105 000 $ pour un film comme celui-là, c'est carrément absurde. C'est d'autant plus dommage que Catherine Frot trouve dans cette chanteuse d'opéra qui chante faux le rôle de sa vie. L'actrice a su aller au-delà de la caricature pour rendre son personnage attachant, tout en évoquant sa dimension tragique. Du grand art. - Marc-André Lussier

George MacKay, Viggo Mortensen, Annalise Basso et Samantha... (Photo Erik Simkins, fournie par Bleecker Street) - image 4.0

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George MacKay, Viggo Mortensen, Annalise Basso et Samantha Isler dans Captain Fantastic de Matt Ross

Photo Erik Simkins, fournie par Bleecker Street

La famille qui chante dans Captain Fantastic

Une perle que ce beau film qui a surpris tout le monde. L'émotion y culmine dans ses derniers instants, alors que Nathan Cash et ses enfants, qu'il a élevés en dehors de la société, entonnent Sweet Child O'Mine... avant de respecter les dernières volontés de l'épouse et mère, bipolaire, qui s'est donné la mort: «Jetez mes cendres dans les toilettes.» D'accord, ça sonne «drôle», mais c'est un moment très fort, puissant et d'une grande beauté, un point d'orgue magnifique à un film magnifique porté par un Viggo Mortensen magnifique. - Sonia Sarfati

Le rebond de Tim Burton avec Miss Peregrine

Même les purs et durs commençaient à désespérer. Tim Burton avait besoin d'un succès. Enfin, d'un film pleinement réussi. C'est chose faite sans Johnny Depp, mais avec Miss Peregrine's Home for Peculiar Children. Cette histoire gothique à souhait d'enfants dotés d'aptitudes particulières vivant sous le toit d'une mystérieuse femme (formidable Eva Green) possédant elle aussi des pouvoirs semblait écrite pour lui. Sa signature visuelle, son goût de l'étrange et du différent, tout cela magnifie à l'écran ce récit qui était au départ un roman de Ransom Riggs. - Sonia Sarfati

Doctor Strange... (PHOTO FOURNIE PAR MARVEL STUDIOS) - image 5.0

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Doctor Strange

PHOTO FOURNIE PAR MARVEL STUDIOS

Le visuel de Doctor Strange

Ces villes, ces paysages qui semblent se «replier» sur eux-mêmes, ces dimensions qui se croisent, ces perspectives qui se jouent de nos perceptions. On ne déchiffre pas tout, mais on est ébloui. On pense à Inception. On croit savoir, y être. On se trompe. Ce que l'on croyait savoir, il faut le mettre au cube, minimum, pour tout juste arriver à concevoir ce que les magiciens derrière Doctor Strange sont parvenus à (pro)jeter à l'écran. Une «extravaganza» visuelle. Une virée audacieuse dans un univers qui se déploie comme un trip hallucinogène. - Sonia Sarfati




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