Le cinéma français souhaite mieux s'exporter

Le petit prince... (PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE)

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Le petit prince

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Agence France-Presse
Paris

Le cinéma français va lancer un plan de 12 millions d'euros (17 millions $) pour soutenir l'export des oeuvres audiovisuelles et conquérir les nouveaux marchés en Asie et en Afrique notamment, alors que les films hexagonaux réalisent désormais plus d'entrées à l'étranger qu'en France.

Grâce au succès de Taken 3 et du Petit prince, le cinéma français a franchi à nouveau en 2015 le seuil des 100 millions d'entrées à l'international, réalisant sa troisième meilleure année à l'étranger depuis plus de 20 ans, selon le bilan d'Unifrance, l'organisme chargé de la promotion du cinéma français à l'étranger, publié jeudi.

Les films français ont généré l'an dernier 111,4 millions d'entrées dans les salles étrangères pour 622 millions d'euros de recettes (soit un recul de 7,3% par rapport aux 120,2 millions d'entrées de 2014).

Les sociétés d'exportation de films ont, elles, atteint un niveau record de ventes avec 216 millions de recettes, en hausse de 11% sur un an.

Mais «2016 sera sans doute une moins bonne année car il n'y aura pas de (films) locomotives», a indiqué jeudi Frédérique Bredin, la présidente du Centre national du cinéma (CNC) lors d'une conférence de presse. Point de films de l'écurie Luc Besson cette année ou d'énormes succès hexagonaux sur grand écran.

L'idée est donc de «passer à la vitesse supérieure» en mettant en place un système s'adaptant à l'émergence de nouveaux territoires à l'étranger pour le cinéma français (Asie, Afrique et Amérique latine).

Le plan adopté jeudi par le CNC prévoit en premier lieu la mise en place d'un fonds de soutien de 8,5 millions d'euros (12 000 000 $) destiné aux exportateurs de films, pour les encourager à vendre les films français partout dans le monde (et pas seulement là où les recettes sont les plus importantes).

Il s'agit d'une prime calculée à chaque entrée réalisée par un film à l'étranger, quel que soit le pays. Elle devra être réinvestie dans l'exportation de nouveaux films. Le montant pourra atteindre jusqu'à 250 000 euros (356 000 $).

Dans ce calcul, un bonus est prévu pour soutenir les films en langue française et les premières oeuvres.

Concernant l'audiovisuel, où le succès des oeuvres est pour l'instant plus difficile à évaluer, le plan multiplie par deux les aides au sous-titrage, au doublage et à la promotion des oeuvres.

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