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Wanda «monopolise» le cinéma en Chine, dénonce le «Spielberg chinois»

Feng Xiaogang (à droite)... (Photo Eli Gorostegi, archives Agence France-Presse)

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Feng Xiaogang (à droite)

Photo Eli Gorostegi, archives Agence France-Presse

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Agence France-Presse
Pékin

Le conglomérat de l'homme le plus riche de Chine impose «un monopole» sur le cinéma du pays et s'apprête désormais à «racheter Hollywood», s'inquiète le populaire réalisateur chinois Feng Xiaogang, dénonçant les restrictions de distribution dans le réseau de salles que contrôle le groupe.

Détenu par le milliardaire Wang Jianlin, Wanda Group a développé en Chine un vaste réseau de salles (15 % du box-office national) et multiplie les productions de longs-métrages -- une double casquette qui semble guider le choix des films distribués sur ses écrans.

C'est ce mécanisme qu'a dénoncé avec véhémence Feng Xiaogang, l'un des réalisateurs les plus populaires de Chine, dans une lettre ouverte à Wang Jianlin publiée en fin de semaine dernière sur son compte de microblogues.

«Non seulement Wanda Group est parvenu à se forger un monopole en Chine (sur la production et la distribution), mais il s'apprête à racheter prochainement Hollywood», s'est-il alarmé dans ce texte très médiatisé.

Parfois surnommé le «Spielberg chinois» en raison de ses superproductions à grand succès, Feng Xiaogang estime être une victime collatérale du «monopole» Wanda.

Ainsi, son dernier film Je ne suis pas madame Bovary, comédie burlesque sur la bureaucratie, a dominé le box-office national, mais n'a été diffusé que sur 11 % des 2500 écrans que possède Wanda en Chine, assure le réalisateur.

Alors que les autres réseaux de distribution le diffusaient en moyenne dans 40 % de leurs salles.

Un décalage que Feng Xiaogang explique par la rivalité entre Wanda et Huayi Brothers, l'un des coproducteurs du film. Ce serait à le croire le troisième long-métrage de Huayi Brothers à subir de telles restrictions.

Par microblogue interposé, le fils de Wang Jianlin, Wang Sicong, a rétorqué que le quota d'écrans alloués était fondé sur «les piètres performances attendues» d'un tel film.

«Ce serait une erreur si nous ne nous opposions pas à vos ambitions de domination», a insisté M. Feng, laissant entendre qu'un sort similaire pourrait attendre «Hollywood».

Wanda avait racheté dès 2012 la chaîne américaine de cinémas AMC, devenant l'un des plus gros opérateurs de salles obscures aux États-Unis.

Et ses acquisitions côté production se sont accélérées: Wanda a mis la main début 2016 sur le studio hollywoodien Legendary (Jurassic World, Batman), puis a annoncé début novembre le rachat de la société productrice des Golden Globes, prestigieuses récompenses de cinéma américaines.

Outre l'aspect économique, seize parlementaires américains s'étaient alarmés en septembre d'une possible «extension du contrôle de la propagande (chinoise)», pointant les relations étroites entre Wanda et le régime communiste.

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