Les films de l'automne: en provenance d'Hollywood

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Sonia Sarfati
La Presse

Voici quelques-uns des films américains qui prendront l'affiche au cours des prochains mois.

16 septembre : Snowden

Oliver Stone continue d'explorer l'histoire politique de son pays en se penchant, avec Snowden, sur le cas de « l'homme le plus recherché des États-Unis », héros pour les uns, traître pour les autres. Employé de la CIA et de la National Security Agency (NSA), en 2013, Edward Snowden - interprété par le toujours excellent Joseph Gordon-Levitt - a rendu publics des dizaines de milliers de documents traitant des programmes de surveillance de masse américains et britanniques. Maintenant réfugié en Russie, il est accusé d'espionnage et de vol de biens appartenant au gouvernement. Le film, que Stone a eu de la difficulté à faire financer, devait paraître à la fin de 2015. Il a été reporté au printemps dernier. C'est finalement à l'automne qu'il atterrit sur les écrans.

Ethan Hawke, Denzel Washington, Vincent D'Onofrio, Byung-hun Lee,... (PHOTO FOURNIE PAR MGM) - image 2.0

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Ethan Hawke, Denzel Washington, Vincent D'Onofrio, Byung-hun Lee, Chris Pratt, Manuel Garcia-Rulfo, et Martin Sensmeier dans The Magnificent Seven

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Benedict Cumberbatch dans Doctor Strange... (PHOTO FOURNIE PAR MARVEL STUDIOS) - image 2.1

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Benedict Cumberbatch dans Doctor Strange

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23 septembre : The Magnificent Seven

Un remake ? Mieux (façon de parler) : le remake d'un remake. Avec The Magnificent Seven, qui ouvrira le Festival international du film de Toronto (TIFF), Antoine Fuqua revoit donc à sa manière le western de John Sturges (1960), qui mettait en vedette Steve McQueen, Yul Brynner et Eli Wallach. Lequel était lui-même une relecture du classique de Kurosawa, Seven Samuraï (1954). L'époque étant ce qu'elle est, les sept types à l'histoire trouble (ils sont chasseur de prime, tireur d'élite, hors-la-loi, assassin, etc.) engagés par les habitants de Rose Creek pour se débarrasser du tyrannique Bartholomew Bogue (Peter Saarsgard) ont désormais des origines ethniques et culturelles variées. Ils sont incarnés par Denzel Washington (acteur fétiche du réalisateur), Chris Pratt, Ethan Hawke, Vincent D'Onofrio, Manuel Garcia-Rulfo, Martin Sensmeier et Lee Byung-hun. 

4 novembre : Doctor Strange

Le docteur Strange était neurochirurgien avant qu'un accident de voiture ne ruine sa carrière. Il n'est pas le plus célèbre des personnages de l'écurie Marvel. Sauf que le Marvel Cinematic Universe a fait merveille avec des « moins aimés ou connus ». Que l'on pense à Guardians of the Galaxy et à Ant-Man. Dans le cas du Doctor Strange de Scott Derrickson, la bande-annonce laisse présager un détour du MCU par l'univers que Chris Nolan a exploré dans Inception. Nous sommes donc dans le plus sombre et « adulte ». Avec Benedict Cumberbatch dans le rôle-titre et Tilda Swinton dans celui de son mentor, qui va le former à un art ancien et en faire le Sorcerer Supreme, nous sommes aussi dans le très alléchant. 

11 novembre : Arrival

Denis Villeneuve continue sur sa lancée américaine. Après Sicario et avant la suite de Blade Runner (qu'il est en train de tourner), voici Arrival - présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise où il sera projeté en première mondiale le 1er septembre, avant d'être présenté au TIFF. Tourné à Montréal, ce film de science-fiction inspiré de la nouvelle Story of Your Life de Ted Chiang met en vedette Amy Adams, Jeremy Renner et Forest Whitaker. La première incarne une linguiste, le deuxième, un mathématicien, et le troisième, un colonel de l'armée américaine. Ils font partie d'une équipe d'élite formée après que des vaisseaux spatiaux sont arrivés dans l'atmosphère terrestre, afin de découvrir quelles sont les véritables intentions de leurs occupants. 

18 novembre : Fantastic Beasts and Where to Find Them

J.K. Rowling a laissé à d'autres le soin d'adapter ses romans pour le grand écran. L'auteure des Harry Potter a toutefois décidé de mettre directement la main à la pâte pour la version cinématographique de Fantastic Beasts and Where to Find Them : elle signe en effet le scénario des trois films dont les racines se trouvent dans le livre du même titre, un « manuel scolaire » qu'utilisent les élèves de Poudlard. Son auteur est un certain Newt Scamander, sorcier parti aux États-Unis à la recherche de créatures magiques. C'était 70 ans avant que Harry Potter n'entre à l'école des sorciers. À la barre du projet, David Yates (qui a réalisé quatre des huit Harry Potter). Devant sa caméra, Eddie Redmayne, Katherine Waterston et Colin Farrell. 

23 novembre : Bad Santa 2

Une suite à Bad Santa, comédie méchante, acide, devenue culte au fil des 13 années qui nous séparent de sa sortie, vraiment ? Que dire, sinon que ça peut être tellement bon... ou tellement mauvais ! Mark Waters (Mean Girls) a pris la relève de Terry Zwigoff à la réalisation. Mais Billy Bob Thornton (qui, fidèle à lui-même, a déclaré que ce deuxième volet ne serait pas aussi réussi que le premier), Tony Cox et Brett Kelly reprennent du collier. Deux nouvelles venues : Kathy Bates, pour incarner la mère de ce père Noël détestable (nous explorerons le côté « telle mère, tel fils »), et la sculpturale Christina Hendricks dans la peau de la directrice d'un organisme caritatif. Un cadeau (empoisonné) ? À suivre. 

2 décembre : La La Land

Après le confidentiel Guy and Madeline on a Park Bench, Damien Chazelle a fait sa grande entrée à Hollywood avec Whiplash, qui a remporté trois Oscars. Hommage à l'âge d'or des comédies musicales américaines, La La Land sera présenté en ouverture de la Mostra de Venise. Sur un air de jazz qui suit le réalisateur-scénariste depuis ses débuts, on y rencontre un pianiste un brin prétentieux (Ryan Gosling) et une aspirante actrice (Emma Stone). Il joue dans des bars. Entre deux auditions, elle sert des lattés aux stars. Ils se rencontrent, tombent amoureux l'un de l'autre. Mais, alors que la chance leur sourit, leurs rêves communs sont mis à mal. Aussi de la distribution, J.K. Simmons, « oscarisé » pour sa performance dans Whiplash

16 décembre : Rogue One : A Star Wars Story

Les attentes sont aussi élevées que les craintes. L'ombre du syndrome de « la sauce étirée » flotte au-dessus de Rogue One : A Star Wars Story. Le film de Gareth Edwards (Godzilla) a-t-il une véritable raison d'être dans l'univers chéri par des millions (comprendre : une raison autre que celle d'empiler des dollars dans les coffres de Disney) ? À suivre. Chronologiquement, nous nous retrouvons ici un peu avant A New Hope (donc, avant le film qui a donné naissance au phénomène en 1977) alors que des rebelles tentent de s'emparer des plans de la première Étoile de la mort. En tête de distribution, Felicity Jones. Après Leia et Rey, voici Jyn, une autre femme forte de l'univers « star-warsien ».

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