Rock Demers salue le génie d'André Melançon

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Rock Demers

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

Le producteur Rock Demers a rendu un vibrant hommage à son camarade de longue date, le défunt André Melançon, qualifiant le cinéaste de «génie» qui a su faire rayonner des oeuvres québécoises partout dans le monde.

M. Demers, des Productions La Fête, a contribué à de nombreux films cultes d'André Melançon, dont les célèbres La guerre des tuques et Bach et Bottine - des oeuvres «gravées pour toujours dans la mémoire des Québécois» qui ont connu une carrière internationale florissante, a-t-il soutenu.

«Imaginez, Bach et Bottine a été vu par 40 millions de personnes en ex-URSS, par 300 millions de personnes en Chine. Il a été six mois à l'affiche dans un cinéma sur les Champs-Élysées à Paris!», s'est ému M. Demers en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

«C'est phénoménal», a-t-il ajouté.

Il a su exporter ses films typiquement québécois, mais il s'est également bien adapté à d'autres contextes, a raconté M. Demers. Lors de la sortie du film Fierro... l'été des secrets, qui a été tourné en Argentine à la fin des années 1980, les Argentins croyaient regarder l'oeuvre de l'un de leurs citoyens.

«Et ça a été un très grand succès de box-office en Argentine, tout comme La guerre des tuques et Bach et Bottine l'avaient été ici», a-t-il affirmé.

Rock Demers a tenu à souligner le «génie» du réalisateur, qui savait communiquer son message aux enfants et aux adultes issus de tous les milieux.

«Que ce soit des gens de milieux très modestes, des artistes, ou des intellectuels de haut niveau, il avait cette faculté phénoménale de se mettre au niveau de chacun immédiatement», a-t-il relaté.

M. Demers s'émerveillait d'ailleurs de voir son collègue se souvenir des prénoms de tous les gens qu'il rencontrait. «Il appelait chacune des personnes par leur prénom sans se tromper. Je n'ai jamais connu ça autrement. C'était une indication de cette empathie et de ce pouvoir de communiquer et de comprendre la personne», a-t-il poursuivi.

La dernière rencontre de Rock Demers avec André Melançon date du mois de mai, alors que ce dernier était gravement malade, au lit. M. Melançon lui a alors annoncé qu'il allait «quitter ce monde en toute sérénité».

«On s'est mis à se rappeler les voyages qu'on a faits ensemble, des incidents lors des tournages des films, on s'est rappelé plein de souvenirs», a-t-il affirmé.

Après cette rencontre, l'état de santé de M. Melançon s'est quelque peu amélioré dans les semaines suivantes, avant de se détériorer pour de bon dans les derniers mois.

«C'est un grand morceau qui vient de nous quitter», a-t-il résumé.

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