Jean-Marc Vallée: aux yeux des acteurs

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Jean-Marc Vallée et Jake Gyllenhaal lors de la présentation du film Demolition au Festival de Toronto.

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Au fil des projets américains qu'a enchaînés Jean-Marc Vallée au cours des dernières années, La Presse a eu l'occasion de recueillir les commentaires de quelques acteurs qui ont tourné sous sa direction.

Jake Gyllenhaal (Demolition): «Le tournage de Demolition n'était pas ordinaire. Le climat était beaucoup plus intimiste. Tu arrives sur le plateau, tu te rends dans ta loge et il n'y a pas de préparation, pas de maquillage, rien. Si tu es convoqué à 6 h, tu commences à tourner cinq minutes plus tard! Et tu es là, tout de suite, avec Jean-Marc. C'est seulement lui et nous. Il peut se mettre à courir sur le plateau à la recherche d'un plan, d'un bon angle, d'un bon reflet. Quand il te revient, tu es déjà contaminé par l'énergie qu'il met dans son processus de création. L'ironie, c'est que, parfois, c'est moi qui l'observais. Je le trouvais fascinant. On dit souvent qu'un metteur en scène et un acteur dansent ensemble, mais avec lui, c'est vraiment ça.»

Naomi Watts (Demolition): «Comme on ne m'entend qu'au téléphone dans la première partie du film, j'ai pu enregistrer mes premières scènes de chez moi. Le jour où je suis arrivée sur le plateau, j'ai été renversée. L'esprit de Jean-Marc n'arrête jamais. Il place quelque chose, mais il peut tout aussi bien changer d'idée et tout réinventer sur-le-champ. Pour un acteur, c'est formidable, car on ne se sent jamais coincé dans une façon de faire. Sa passion est contagieuse!»

Reese Witherspoon (Wild): «Quand est venu le moment de trouver un réalisateur pour Wild, on m'a suggéré Jean-Marc. J'ai discuté avec lui via Skype et nous avons pleuré ensemble. Le lien s'est établi tout de suite. J'ai senti chez lui un véritable enthousiasme. Les autres réalisateurs que nous avons approchés semblaient animés de quelques craintes. Pas lui. Ensemble, nous avons fait le choix de faire un film cru et authentique parce que Cheryl Strayed a eu le courage d'exprimer toute sa vérité dans son livre, sans rien cacher. Nous devions être aussi courageux et honnêtes qu'elle dans notre approche. Jean-Marc souhaitait d'ailleurs que je parte exactement du même point d'où Cheryl est partie. Je n'ai pas pu me préparer physiquement ni me familiariser avec les accessoires. Il m'a filmée pendant des heures alors que j'essayais seulement de faire mon bagage! Tout ce que vous me voyez faire à l'écran est une première. Quand je crie de joie parce que je viens de réussir quelque chose, c'est parce que c'est vrai!»

Matthew McConaughey (Dallas Buyers Club): «J'ai beaucoup aimé travailler avec Jean-Marc. Nous avions la même vision d'ensemble. Comme le budget était très modeste et que nous disposions de 25 jours de tournage seulement, nous avons beaucoup travaillé en amont. Pendant des mois, nous avons révisé le script et nous l'avons peaufiné. Comme Jean-Marc n'aime pas les courriels, nous avons aussi passé beaucoup de fins de soirée à discuter via Skype! Dans ce genre d'histoire, il y a habituellement un troisième acte au cours duquel un personnage reçoit une grande révélation et change complètement sa vision des choses. Nous ne voulions pas cela. Si un grand studio s'était emparé de ce film, il est certain que cet acte nous aurait été imposé et que nous aurions dû sortir les violons. Je rends grâce à Jean-Marc d'être resté fidèle à une vision plus réaliste, plus humaine en quelque sorte.»

Jared Leto (Dallas Buyers Club): «Je ne cherchais pas à faire un film du tout quand j'ai eu vent de ce projet. Je n'avais pas fait de cinéma depuis un bon moment, depuis Mr. Nobody [Jaco Van Dormael] en fait. Pendant ce temps, j'ai offert des spectacles, effectué des tournées avec mon band 30 Seconds to Mars, bref, j'ai vécu. À la lecture du scénario, je suis tout de suite tombé amoureux de ce personnage. Je voulais faire la meilleure composition possible, d'autant que, contrairement au portrait qu'on fait souvent des drag queens ou des transsexuels au cinéma, ce personnage ne relève pas du cliché. C'est pourquoi j'ai vécu avec Rayon pendant pratiquement tout le temps du tournage, même à l'extérieur du plateau. Et je savais que Jean-Marc souhaitait atteindre le plus haut niveau de vérité. Tu as toujours envie de lui donner le meilleur de toi même.»

Jennifer Garner (Dallas Buyers Club): «Au cours des conversations que j'ai eues avec Jean-Marc via Skype, j'ai pu me faire une bonne idée de la vision de son projet. Cela me plaisait beaucoup. J'ai beaucoup aimé tourner sans artifices. Pas de lumière? Pas de maquillage? M'en fous complètement. Je ne suis pas vaniteuse. Pour la première fois de ma carrière, je crois, j'étais toujours prête avant les gars!»

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