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«Pas de pardon» aux crimes d'honneur, plaide une réalisatrice pakistanaise

La réalisatrice Sharmeen Obaid-Chinoy en mars 2012.... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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La réalisatrice Sharmeen Obaid-Chinoy en mars 2012.

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Agence France-Presse
Islamabad

Les crimes dits «d'honneur» sont des «meurtres prémédités» qui ne sauraient être «pardonnés», a déclaré lundi la réalisatrice pakistanaise Sharmeen Obaid Chinoy, dont un documentaire sur ce thème représentera le pays aux Oscars dimanche.

«Il ne peut y avoir de pardon pour les crimes d'honneur. Ce sont des meurtres prémédités», a-t-elle déclaré lors de la projection en avant-première de son film à l'invitation du Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif.

A Girl in the River: The Price of Forgiveness, qui retrace l'histoire d'une survivante à cette pratique, a été sélectionné aux Oscars dans la catégorie court documentaire.

Il raconte l'histoire de Saba, une jeune Pakistanaise ayant survécu par miracle après avoir été atteinte de plusieurs balles et jetée dans un sac à la rivière par son père et son oncle, mécontents de son mariage.

«Je ne leur pardonnerai jamais!», répète-t-elle avec force à plusieurs reprises au début du film. Mais le documentaire dévoile l'immense pression imposée par une société très patriarcale à la jeune fille pour accorder son «pardon» à ses agresseurs.

Ceux-ci seront ainsi finalement libérés. Saba admettra à la fin avoir cédé à contrecoeur à l'influence de ses proches.

Plus de 1000 femmes sont tuées chaque année au Pakistan dans des circonstances similaires, selon la réalisatrice, qui avait été la première Pakistanaise à recevoir un Oscar en 2002 pour un autre documentaire, consacré aux attaques à l'acide.

«Le documentaire montre qu'il n'y a pas d'honneur dans les crimes d'honneur», a estimé lors de la projection Nawaz Sharif, qui a qualifié la pratique de «dégradante» et «méprisable».

Elle est en outre contraire aux enseignements du Coran et aux idéaux de Mohammad Ali Jinnah, père fondateur du pays, a-t-il souligné.

Le film passera à la télévision pakistanaise vers le mois d'avril, a indiqué Mme Obaid Chinoy. «Plus (cette pratique) est exposée, mieux c'est», a-t-elle dit, rejetant l'idée que le film soit destiné à un seul public étranger.

«Mon film est projeté dans les bureaux du Premier ministre. Il est projeté pour les Pakistanais. Le message est très clair, c'est à propos du Pakistan, des crimes d'honneur dans ce pays et le gouvernement fait un pas dans le bon sens sur ce problème», a-t-elle souligné.

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