Vincent Guzzo en furie contre une nouvelle association

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Vincenzo Guzzo, président de l'Association des propriétaires de cinémas du Québec, ne mâche pas ses mots à l'endroit de la nouvelle association de propriétaires de salles de cinéma, qu'il accuse d'être à la solde de Cineplex.

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Une nouvelle association regroupant sept propriétaires de salles de cinéma au Québec, dont le géant ontarien Cineplex, fait rager Vincent Guzzo.

En entrevue avec La Presse, le président de l'Association des propriétaires de cinémas du Québec (APCQ) et propriétaire des Cinémas Guzzo a traité les entreprises qui ont formé la nouvelle Corporation des salles de cinéma du Québec de «lèche-culs de Cineplex».

«Dans le fond, Cineplex a créé sa propre association avec ceux qui étaient des vendus.»

«[L'entreprise ontarienne] ne trouvait plus son compte au sein de l'APCQ, parce qu'elle était minoritaire. Elle a donc formé sa propre association», a affirmé M. Guzzo.

«C'est moi qui ai fondé la Corporation et chaque entreprise détient un droit de vote», a rétorqué Marcel Venne, propriétaire de Cinéma RGFM et président de la nouvelle association, qui affirme représenter 75 % du box-office québécois. 

«Cineplex ne contrôle pas nos décisions. [...] Je ne veux pas faire de guéguerre. J'ai expliqué à Guzzo les raisons pour lesquelles je quittais [son association]. S'il est frustré, c'est dommage», a-t-il ajouté.

La chicane du numérique

Cela fait maintenant près de deux ans que la bisbille teinte les relations entre propriétaires de salles de cinéma au Québec. Selon ce qu'ont expliqué Guzzo et Venne, un des enjeux qui ont mené à la formation d'un nouveau regroupement est l'accès aux programmes gouvernementaux de mise à niveau numérique des salles.

«Le numérique a laissé des traces... Notre groupe était exclu par le gouvernement, puisqu'on est des salles avec un bassin de population trop important. Au sein de l'APCQ, [les salles indépendantes] avaient quant à elles droit aux subventions. Cela créait une situation où tu avais les petites salles d'un côté et nous, les [sociétés], de l'autre. On a préféré créer notre propre association pour défendre nos intérêts», a résumé Marcel Venne.

Selon l'homme d'affaires de Drummondville, il n'y avait pas d'animosité au sein de l'APCQ quand il a décidé de fonder la nouvelle Corporation. Or, la réaction de Vincent Guzzo à La Presse, hier, a été acerbe.

«Je pense que l'intérêt de Cineplex [dans cette nouvelle association] est clair. Ils étaient tannés que Vincent Guzzo parle au nom de l'APCQ, car je suis leur concurrent numéro un. [...] Ça les dérange parce que j'étais cette semaine au micro d'Isabelle Maréchal, je serai en ondes avec René Homier-Roy, bref, ça fait déjà deux ans qu'ils ne sont plus dans l'APCQ et personne ne les appelle encore pour commenter l'actualité», a affirmé M. Guzzo.

Priorité au cinéma québécois

Plutôt que de répondre aux critiques de Vincent Guzzo, le président de la Corporation des salles de cinéma du Québec, Marcel Venne, et l'administrateur Guy Gagnon ont souhaité parler des objectifs de leur nouvelle association.

«Nous sommes d'ardents défenseurs du cinéma québécois.»

«C'est important que la cinématographie locale fonctionne. C'est ce qui fait la différence entre une année extraordinaire et une année médiocre», a dit Guy Gagnon, qui précise que la Corporation veut travailler pour que le cinéma d'ici obtienne 10 % des parts de marché cette année.

Pour y arriver, Marcel Venne propose sa recette gagnante. «Ça prend de bons films. Que ce soit un documentaire, un drame, une comédie, si le film est captivant, le public sera au rendez-vous. Il y a un vieux dicton qui dit "On est aussi bon que les films qu'on présente"», a-t-il affirmé.

«Il faut de bons films que le monde veut voir. Si tu leur donnes de bons films, ils vont venir les voir», a ajouté Guy Gagnon.

Au cours des prochains mois, la Corporation des salles de cinéma du Québec souhaite aussi rencontrer différents ministères et organismes gouvernementaux afin d'obtenir un financement à la numérisation de ses salles. «On va défendre nos intérêts», a dit M. Venne.

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