Téléfilm Canada: Carolle Brabant doit rester, plaident des artisans

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Le gouvernement Trudeau a demandé le départ de 33 personnes nommées ou dont le mandat a été reconduit par les conservateurs avant qu'ils perdent le pouvoir. Le nom de Carolle Brabant, directrice générale de Téléfilm Canada, était du nombre.

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Un groupe de 26 artisans du milieu du cinéma demande au nouveau gouvernement de Justin Trudeau d'annuler sa requête faite à Carolle Brabant afin qu'elle quitte son poste de directrice générale de Téléfilm Canada.

Pour les signataires, parmi lesquels on retrouve les noms de Denise Robert, Denys Arcand, Christian Larouche, Luc Châtelain et Ken Scott, Mme Brabant a dignement relevé le défi en prenant la direction de Téléfilm. Et lui demander de partir constituerait une erreur monumentale à leurs yeux. Ils qualifient le geste d'«erreur» et d'«injustice».

«Téléfilm Canada était dans un piètre état lorsqu'elle en a pris la direction générale, et malgré les années de vaches maigres et de coupures au cours de la dernière décennie, Téléfilm Canada a réussi, sous sa gouverne et grâce à une administration et une gestion extrêmement serrée de ses dépenses, à offrir la même qualité de services et même à améliorer dans certains cas les programmes aux producteurs et aux clients de Téléfilm Canada que nous sommes», lit-on dans le document que nous reproduisons avec ce texte.

Au début de la semaine, Radio-Canada annonçait qu'à la suite de son élection, le gouvernement Trudeau a demandé le départ de 33 personnes nommées ou dont le mandat a été reconduit par les conservateurs avant qu'ils perdent le pouvoir. Le nom de Carolle Brabant était du nombre. Cela a scandalisé le producteur André Rouleau (Funkytown, Starbuck), qui a lancé un appel aux gens du milieu pour l'appuyer dans sa démarche.

«Carolle Brabant n'est pas une nomination politique, dit-il. Elle travaille depuis près de 20 ans à Téléfilm Canada et lorsqu'elle a été nommée directrice générale, elle a pratiquement sauvé l'organisme de la faillite.»

«Elle a beaucoup resserré les frais d'administration de Téléfilm de sorte que même s'il y a eu des compressions, nous, la clientèle, ne l'avons pratiquement pas ressenti.»

Comptable agréée, Carolle Brabant est chez Téléfilm depuis 1990. Elle y a occupé diverses fonctions et est devenue directrice générale en mars 2010.

Effet paralysant

Pour M. Rouleau, un changement à la tête de Téléfilm risque aussi d'avoir pour effet de geler durant plusieurs mois, voire un an, tout le processus décisionnel entourant l'octroi de subventions, notamment à la production de films.

«Si Mme Brabant s'en va, nous ferons face à deux possibilités. Ou bien une nouvelle personne est désignée au poste, ce qui serait une nomination politique. Ou bien il y a un processus de sélection, ce qui veut dire plusieurs mois d'incertitude durant lesquels il ne se passera rien.»

Pour lui, le moment n'est pas venu de prendre une telle avenue, d'autant plus que la nouvelle ministre fédérale du Patrimoine, Mélanie Joly, a signifié son intention de réinjecter 25 millions dans Téléfilm Canada et autant à l'ONF.

«On a eu des années de vaches maigres. Ce n'est pas le temps de perdre Mme Brabant, qui accomplit un excellent travail et qui a l'appui de l'ensemble du milieu», conclut André Rouleau.

Adressée à Justin Trudeau et à Mélanie Joly, la lettre de M. Rouleau leur sera envoyée aujourd'hui.

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