La diversité brille par son absence à Hollywood

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Tyrese Gibson, Michelle Rodriguez, Paul Walker et Chris Ludacris dans Furious 7.

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Sandy Cohen
Associated Press
LOS ANGELES

La franchise Fast & Furious (Rapides et dangereux) est souvent citée comme exemple de diversité à Hollywood. Avec sa distribution multiculturelle et ses intrigues se déroulant partout sur la planète, la série de films a généré plus de 2,4 milliards $US à l'échelle internationale.

Le plus récent volet, Furious 7, a battu des records au box-office le week-end dernier avec ses 147 millions $US de recettes en Amérique du Nord à sa sortie.

Le réalisateur de Furious 7, James Wan, reconnaît que les films provenant des gros studios sont généralement très «blancs». Selon lui, l'industrie doit apprendre du succès de son film, car il représente l'avenir.

Selon le réalisateur, la franchise fonctionne bien à l'international «parce qu'on y voit des gens provenant de ces coins de la planète et qu'ils ne sont pas traités comme des citoyens de second ordre».

Le manque de diversité à Hollywood a été souvent mentionné pendant la saison des trophées, lorsque le mot-clic OscarSoWhite («OscarSiBlanc») est devenu viral et que l'animateur de la soirée des Oscar a dit à la blague que la cérémonie visait à honorer «les meilleurs et les plus blancs... je veux dire les plus brillants».

Mais malgré le succès de films comme Furious 7 et la prise de conscience de l'industrie, on ne verra pas plus de diversité à l'écran de sitôt.

Un sondage de l'Associated Press révèle que sur 170 films dont la sortie est prévue d'ici la fin de l'année, seuls 32 incluent des acteurs non blancs dans des rôles principaux.

Il est vrai que les films de cette année ont été tournés avant les récentes discussions sur la diversité à Hollywood. Mais rien ne permet d'assurer que plus d'acteurs de différentes origines seront présents à l'écran au cours des prochaines années. Une chose est certaine: il reste encore beaucoup de travail à faire.

Des études menées par des chercheurs de UCLA et USC indiquent que les femmes et les minorités sont sous-représentées dans tous les aspects de la production cinématographique.

«Reconnaître le problème et travailler à le changer sont deux choses très différentes», soumet la productrice de Crash et présidente de Women in Film, Cathy Schulman.

Selon le directeur du centre Ralph J. Bunch pour les études afro-américaines à UCLA, Darnell Hunt, le changement doit être insistant et intentionnel à Hollywood.

«Le problème ne se corrigera pas de lui-même, naturellement», a expliqué le professeur de sociologie. «Je soupçonne que nous verrons de plus en plus les gens de l'industrie s'agripper à une approche qu'ils utilisent depuis des générations et ignorer où en est l'Amérique.»

L'équipe de chercheurs de Darnell Hunt étudie l'industrie du divertissement afin de quantifier la relation entre la diversité et la rentabilité. Leur deuxième rapport annuel sur la diversité à Hollywood, publié en février, démontre que bien que les femmes et les minorités soient sous-représentées dans l'industrie, les films et émissions de télévision proposant une distribution diversifiée ont tendance à obtenir de bonnes cotes d'écoute et du succès au box-office.

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