2014, les cinémas ont fait le plein grâce aux films français

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Le trio de tête du box-office est exclusivement français et compte deux comédies: Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu de Philippe de Chauveron (12,3 millions d'entrées), Supercondriaque de Dany Boon (5,3 millions) et Lucy de Luc Besson (5,2 millions).

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Frédérique PRIS
Agence France-Presse
PARIS

2014, année faste pour le cinéma français: le nombre de billets vendus a atteint le 2e plus haut niveau depuis 1967 et les trois plus gros succès du box-office sont des films français, une performance réalisée aux dépens des longs-métrages étrangers, surtout ceux qui sont américains.

Après un cru 2013 terne, la production 2014 a attiré dans les salles 208,43 millions de spectateurs, soit une hausse de 7,7%, selon les chiffres du Centre national du cinéma (CNC) publiés vendredi.

Il s'agit de la 2e meilleure année pour les écrans de l'Hexagone depuis 1967, lorsque 211,5 millions de billets avaient été vendus. 2011 avait établi un record, avec 217,2 millions de tickets vendus, porté par le succès exceptionnel d'Intouchables (20 millions d'entrées sur la France, 2e plus gros succès d'un film français de tous les temps, derrière Bienvenue chez les Chtis sorti en 2008).

La fréquentation enregistrée en 2014 est non seulement supérieure à l'année précédente, mais aussi à la moyenne de celle des dix dernières années, qui s'établit à 196,47 millions de billets vendus.

Autre fait notable pour l'année cinématographique écoulée, la vigueur des films français. Le trio de tête du box-office est exclusivement français et compte deux comédies: Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu de Philippe de Chauveron (12,3 millions d'entrées), Supercondriaque de Dany Boon (5,3 millions) et Lucy de Luc Besson (5,2 millions).

Les longs-métrages hexagonaux se taillent ainsi la part du lion dans la fréquentation: 44% de part de marché, soit 10,2 points de plus qu'en 2013. Mécaniquement, la part de marché des films étrangers a reculé, et notamment celle des Américains, qui était de 45,1% contre 54,2% en 2013.

Les autres films étrangers étaient en léger recul, avec une part de marché à 11%, contre 12% l'année d'avant.

Présent dans tous les genres

«Le succès des films français a tiré le marché, avec une hausse de 40% de leurs entrées, à 91,62 millions de billets, soit un niveau record depuis trente ans», indique-t-on au CNC.

Si Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu réalise le carton de l'année, le CNC souligne que la fréquentation a été dopée par plusieurs films hexagonaux. Ils sont dix à avoir franchi la barre des deux millions, contre trois seulement en 2013. la dernière performance comparable date de 2006, lorsque neuf films français avaient franchi ce cap.

Outre le trio de tête, les Français Samba (3,11 millions d'entrées), Astérix - le domaine des dieux (2,64 millions), Les vacances du petit Nicolas (2,43 millions), Babysitting (2,36 millions) ou encore Les trois frères, le retour (2,29 millions) ont su eux aussi séduire le public.

Et La famille Bélier, d'Éric Lartigau, qui est déjà à 2,15 millions d'entrées après seulement deux semaines d'exploitation, pourrait très vite dépasser le cap des trois millions, voire davantage.

Dans les films étrangers, les plus gros scores ont été affichés par Le hobbit, la bataille des cinq armées (4 millions, soit 4e place du box-office annuel en France), La planète des singes: l'affrontement (3,78 millions, 5e place) et Dragons 2 (3,37 millions, 6e place).

La comédie reste certes bien représentée parmi les succès hexagonaux, mais le cinéma français «reste présent dans tous les genres», souligne-t-on au CNC, qui pointe les bons scores de l'animation (Astérix, Minuscules...), la science-fiction (Lucy), le fantastique (La belle et la bête), voire le biopic (Yves Saint Laurent de Jalil Lespert).

Autre facteur dopant la fréquentation, le ticket à 4 euros pour les moins de 14 ans, une opération reconduite en 2015. La part des jeunes de moins de 14 ans est ainsi passée à 20,5% de tous les spectateurs sur les onze premiers mois 2014 (derniers chiffres connus), contre 17% il y a un an. Une évolution d'autant plus importante que ces enfants et jeunes adolescents sont les spectateurs adultes de demain.

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