Décès de l'acteur et scénariste Daniel Boulanger

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Daniel Boulanger en avril 2013 à Blois, en France.

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Agence France-Presse
Paris

L'écrivain, scénariste et acteur français Daniel Boulanger, prix Goncourt de la nouvelle avec Fouette cocher! en 1974, est mort lundi soir à l'âge de 92 ans, a annoncé mardi à l'AFP Marie Dabadie, secrétaire de l'Académie Goncourt.

Daniel Boulanger était l'auteur d'une soixantaine de romans, de nouvelles et de poésie et fut le scénariste de Claude Chabrol et Philippe de Broca. Il avait été membre de l'Académie Goncourt de 1983 à 2008.

Il obtient le Prix de l'Académie française pour Vessies et lanternes (1971). Son oeuvre s'est souvent intéressée à la société provinciale, et aux humbles à qui il trouve des richesses inexploitées.

Chauve, trapu, regard bleu acier, Boulanger dissimulait derrière des allures brutales, faussement sanguines, la virtuosité d'un romancier au style limpide et drôle et la malice d'un poète minimaliste.

Né le 24 janvier 1922 à Compiègne, il étudie au séminaire, puis rejoint la Résistance pour des opérations de sabotage contre l'armée allemande.

Sa carrière littéraire commence dans les années 1950 avec ses premières nouvelles publiées dans des revues comme Les temps modernes et La nouvelle revue française.

Il enchaîne ensuite à raison d'un livre par an: L'ombre (1959), Le gouverneur polygame (1960), La porte noire (1961)...

Il a aussi interprété plusieurs seconds rôles pendant la Nouvelle vague, figurant notamment au générique d'À bout de souffle, de La mariée était en noir, de Domicile conjugal ou de Tirez sur le pianiste.

Scénariste et dialoguiste à la mode, il est au générique des grands succès populaires des années 1960 avec Jean-Paul Belmondo - L'homme de Rio, Cartouche... - comme des premiers films de Jean-Paul Rappeneau (La vie de château, 1965) ou de Louis Malle (Le voleur, 1967).

À la fin des années 1980, l'écrivain délicat, père de sept enfants, cessera pourtant de se disperser pour ne plus se consacrer qu'à l'écriture.

«Le monde que je décris est un monde qui s'en va. C'est insensé la vitesse à laquelle il change. Remarquez, ça n'a rien de nostalgique, je ne me complais pas dans le passé», expliquait-il. «Écrire, «c'est s'empêcher de mourir».

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