Les Ninja Turtles s'imposent au grand écran

Les ninjas Michelangelo, Leonardo, Megan Fox dans le... (Photo Paramount Pictures / Industrial Light & Magic)

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Les ninjas Michelangelo, Leonardo, Megan Fox dans le rôle d'April O'Neil et Raphael.

Photo Paramount Pictures / Industrial Light & Magic

Veronique DUPONT
Agence France-Presse
LOS ANGELES

Dans le grand bazar des superhéros qui se bousculent l'été au box-office, les Ninja Turtles débarquent dans les salles américaines en jouant sur le créneau de l'humour potache.

Iron Man, Batman, Captain America, Spiderman... «On adore ces superhéros sérieux, mais il y a de la place pour des antihéros un peu plus légers, un peu plus loufoques», a estimé lors d'une conférence de presse Jonathan Liebesman, réalisateur de cette énième adaptation au grand écran des héros de bande dessinée reptiles et mutants.

Le cinéaste sud-africain a souligné que «Les gardiens de la galaxie», comédie de science-fiction sortie la semaine dernière aux États-Unis (le 13 août en France), qui met en scène une bande de super-héros aliens, «a eu de super recettes et nous allons faire de même».

Ce film Marvel/Disney a généré 94 millions de dollars lors de son week-end d'ouverture aux États-Unis, le troisième meilleur lancement de l'année.

Ninja Turtles, produit par Michael Bay, le père de la série des Transformers, sort pour sa part vendredi aux États-Unis, et joue aussi sur le registre des anti-superhéros de BD.

«Le but, c'est juste d'être amusant, ça n'a aucune autre prétention», a promis M. Liebesman lors de la conférence de presse, aux côtés de deux des acteurs du film, Megan Fox et Will Arnett.

Ce film d'action loufoque ressuscite les quatre reptiles masqués créés en 1983 par les dessinateurs de BD Kevin Eastman et Peter Laird.

Lorsque la ville de New York est menacée par une bande de criminels, le Foot Clan, menée par le monstrueux Shredder, les quatre frères reptiles à la force surhumaine et aux prénoms d'artistes de la Renaissance (Donatello, Raphael, Michelangelo et Leonardo), veulent bloquer leur sinistre dessein, aidés par la journaliste April O'Neil (Megan Fox) et son caméraman prétendant Vernon (Will Arnett).

Trois films sortis entre 1990 et 1993 (Les tortues Ninja 1,2,3), plusieurs séries télévisées de dessins animés et des jeux vidéo ont déjà porté leurs aventures sur grands et petits écrans.

Le film de Jonathan Liebesman, interdit aux moins de 13 ans aux États-Unis, entend leur donner une tonalité plus «noire», et une touche de modernité grâce à des effets spéciaux dernier cri, notamment grâce à la technique de capture de mouvement, et à un tournage en 3D.

Megan Fox se défend

Entre cascades vertigineuses dans les gratte-ciel ou les tréfonds de New York, batailles au poing ou au sabre, émaillées de boutades et blagues potaches, le film ne se prend pas au sérieux, et l'humour de Will Arnett permet à ceux qui restent imperméables au charme des héros reptiliens de passer un bon moment.

Megan Fox fait de son côté de son mieux pour rendre crédible son personnage de journaliste sexy qui peine à voir ses scoops pris au sérieux par sa rédactrice en chef, la toujours hilarante Whoopi Goldberg.

«OK, donc tu m'as fait revenir un dimanche au bureau pour me dire que tu as découvert des tortues mutantes qui font de la résistance, mais tu n'as pas de preuves? Autre chose?» résume sèchement l'actrice dans le film.

«Ce sont des ninjas...», murmure April O'Neil/Megan Fox, qui se fait aussitôt virer.

La comédienne veut aussi dans la vraie vie incarner autre chose qu'une plastique de rêve. «Megan Fox a plus à offrir que son apparence», a assuré le réalisateur du film pendant la conférence de presse, tandis que l'actrice acquiesçait du menton.

Interrogée sur ses tenues sexy dans la plupart de ses autres rôles, elle a répondu avec force que «si vous ne me prenez pas au sérieux quand je porte un petit haut serré, c'est votre problème», avant d'ajouter à l'attention des fans puristes des tortues ninja qui critiquent cette nouvelle adaptation : «Ils se plaignent... mais ils vont adorer et s'ils n'aiment pas, ils peuvent aller se faire foutre.»

Les critiques américaines ont été mitigées. Variety parle d'un film «pas particulièrement bon» et le site The Wrap d'«une coquille vide».




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