Revolution: Ça manque de jus

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Sonia Sarfati
La Presse

Depuis Lost (que l'on ait aimé ou pas la finale, la série demeure marquante à plusieurs points de vue), le nom de J.J. Abrams et/ou de sa boîte de production Bad Robot ont été «télévisuellement» associés aux projets Fringe, qui a flirté en marge du succès, Alcatraz, qui s'est évaporé dans les limbes virtuels après avoir été annulé au bout d'une saison, à Person of Interest, un très intéressant projet, et maintenant à Revolution, qui ne révolutionne rien, mais cause beaucoup de déception.

L'idée de départ: que se passerait-il si, du jour au lendemain, l'humanité était privée l'électricité? Plus de lumière, mais aussi plus d'ordinateurs, plus de médias sociaux, plus de pompes à essence, plus de guichets automatiques, plus de soins médicaux, plus de supermarchés, l'alouette est déjà bien plumée...

Oui, il y a là du potentiel. Mais ce n'est pas ce que raconte directement Revolution, qui se déroule 15 ans après le drame, alors que les survivants de la catastrophe ont fait leurs marques dans un nouvel ordre des choses social et politique.

Un saut dans le temps qui débouche sur des sentiers souvent battus au cinéma et à la télévision. Et ce n'est même pas le principal problème de cette première saison (20 épisodes en anglais avec sous-titres français ou anglais). Le gros problème est la piètre qualité de jeu de l'ensemble d'une distribution qui semble avoir été choisie pour son apparence (à croire que seuls les «8,5 et plus» ont échappé au désastre) et non pour son talent.

Si les Billy Burke (Twilight), Elizabeth Mitchell (Lost, V) et Giancarlo Esposito (l'inoubliable Gus de Breaking Bad) parviennent à insuffler un semblant de vie dans des personnages sans dimension ayant à livrer des dialogues plats dans des situations pas originales, leurs partenaires à l'écran offrent des performances que rien ne peut sauver.

En fait, tout, ici, de l'écriture à la réalisation en passant par la distribution, semble avoir été fait trop rapidement. Alors, on lâche? On peut. Mais, bon, il y a quand même ces médaillons mystérieux qui pourraient permettre de «rallumer» la planète. Qui sait, l'idée lumineuse est peut-être là.

REVOLUTION 1

Créée par Eric Kripke. Avec Billy Burke, Tracy Spiridakos, Elizabeth Mitchell, Zak Orth, Giancarlo Esposito.

* * 1/2




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